Biarritz

26 August 2019

Full Transcript of the Secretary-General's Press Encounter at the G7 Summit

I am here at the G7 Summit to mobilize for the Climate Summit that will take place in New York [in September] during the United Nations General Assembly.

We are now facing a dramatic climate emergency. Last month was the hottest month on record. We are on track for 2015 to 2019 to be the five hottest years on record. At the same time, according to the World Meteorological Organization, the level of CO2 in the atmosphere is the highest during human life and we need to move back three or five million years to get similar concentrations, and [at] that time, temperatures were higher and the level of the seas were 10 to 20 metres higher. On the other side, if one looks at Greenland, the second largest ice cap, Greenland is melting dramatically – 179 billion tonnes of ice melted during the month of July. If we see the fires in Siberia, in Alaska, in Canada, and in Greenland in the Arctic Circle, we had in June 50 megatonnes of CO2 issued. In July, 79 megatonnes, and now we see what’s happening in the Amazon.

So this is really a climate emergency. We are much worse than what we were during Paris. And the best available science is clear, according to the Intergovernmental Panel on Climate Change: we absolutely need to keep the rise of temperature to 1.5 degrees Celsius to the end of the century and to be carbon neutral in 2050 and to have a 45 per cent reduction of emissions by 2030.

And so it’s absolutely essential that countries commit themselves to increase what was promised in Paris because what was promised in Paris is not enough and what was promised in Paris is not even being implemented at the present moment. We need more ambition, we need a stronger commitment. We see the society mobilizing, the youth mobilizing, and we want to have countries coming to New York and being able to commit to be carbon neutral in 2050, being able to increase substantially their ambition in the Nationally Determined Contributions to climate action that have to be reviewed in 2020. And we need to make sure that we have shifting of taxes from people to carbon, ending subsidies to fossil fuels, and to make sure that we don’t build more coal power plants after 2020.

All this requires a lot of political will and the G7 was an excellent opportunity to appeal for the very strong engagement of the international community. The youth have been leading the way, and we’ll start the Summit with a youth climate summit in the UN, but we need, especially those countries that belong to the G7, to give a positive example.

La raison principale de ma présence au G7, c’est la mobilisation pour le Sommet Climat aux Nations Unies en septembre.

Nous vivons une crise climatique. Le mois de juillet a été le mois le plus chaud enregistré jusqu’à présent. On est dans une situation ou les années 2015-2019 seront très probablement les années les plus choses qui sont enregistrées. La concentration de CO2 dans l’atmosphère est aujourd’hui la plus haute de la période de la vie humaine et il faut remonter à 3 millions, 5 millions d’années, pour avoir des situations similaires et à ce moment-là, l’eau des mers était bien plus haute – de 10 à 20 mètres. En même temps, on a vu au Groenland qu’il y a eu une dissolution de la glace et nous avons perdu cent soixante-dix-neuf milliards de tonnes de glace.

Nous avons vu des incendies terribles dans l'Arctique et en Sibérie, en Alaska, en Hollande et au Canada. Nous voyons aujourd'hui ce qui se passe en Amazonie.

C'est absolument nécessaire de combattre cette crise climatique. Nous avons eu à Paris des engagements. Ces engagements ne permettront qu’une augmentation de la température d'à peu près trois degrés. Et même ses engagements ne sont pas en train d'être complètement mis en place.

Et aujourd'hui la science nous dit qu'il faut absolument restreindre à un degré et demi Celsius la croissance des températures jusqu'à la fin du siècle et que pour cela il nous faut une neutralité en carbone en 2050 une réduction des émissions de 45 pour cent en 2030.

Alors, il faut beaucoup plus d'ambition que celle qui a été montrée à Paris et il faut reconnaître que la situation aujourd'hui est bien pire qu'elle ne l'était au moment du sommet de Paris, de l'accord de Paris.

Alors il faut que les pays du G7 puissent suivre ce qui est aujourd'hui la mobilisation de la jeunesse et de beaucoup d’entités, de villes et d'entreprises, que les pays puissent suivre et puissent s'engager à la neutralité en carbone en 2050 et à augmenter d'une façon très significative leurs engagements en 2020 en matière d'émission. Et le G7 est un endroit privilégié pour que les pays qui sont des pays qui ont des niveaux d'émissions les plus élevés dans le monde. Mais aussi l'Inde ou la Chine et d'autres; que tous ces pays puissent avoir un engagement bien plus fort et bien plus ambitieux et dans le sommet de septembre et dans la COP qui se réalisera au Chili en décembre. Et dans les engagements de réduction de leurs émissions et d’appui aux pays en développement pour qu’ils puissent réduire leurs émissions et en même temps protéger leurs communautés des effets des changements climatiques.

Q : Est-ce que vous êtes satisfait des promesses qui ont été faites aujourd’hui pour l’Amazonie?

Secrétaire général : Je crois que premièrement, c’est très important. Il y a un appel très fort à la communauté internationale pour qu’elle puisse appuyer les pays de l’Amazonie: maintenant, pour combattre les incendies et après pour la reforestation qui est essentielle pour préserver ce patrimoine indispensable de l’humanité. J’espère qu’on puisse mobiliser bien plus de ressources dans le futur pour appuyer les pays de l’Amazonie et que la volonté politique de ces pays puisse s’engager à fond. Et en même temps, nous sommes prêts à avoir un événement pendant l’Assemblée générale des Nations Unies, où les pays de l’Amazonie et tous ceux qui veulent les appuyer puissent s’engager à une volonté collective de l’humanité pour préserver ce patrimoine universel qui est absolument essentiel pour le bien-être de la population mondiale et aussi de façon décisive pour éviter les changements climatiques.

Q : Mr. Secretary-General, you have the largest, richest member of the G7, who not only disagrees with the science, not only has pulled out of the Paris climate accord, but when you talk about protecting Greenland, he seems more interested in buying Greenland. Have you tried at all to persuade Donald Trump with this argument that the science is actually on your side, that this is a world crisis that he needs to pay attention to?
 
Secretary-General : I think what is important is to recognize that, if you look at the US society today, you see states, you see cities, you see businesses, that are really leading in relation to climate action. 
 
When we look at today’s world, it’s not only governments that matter – more and more, it’ s the capacity of civil society, the capacity of the business community, and the capacity of local authorities that will determine the level of emissions and that will determine the contribution of the country to the climate action. And so I am very optimistic about the American society and its capacity to deliver in relation to climate action.
 
Q : Is Mr. Trump even willing to speak to speak with you about it?
 
Secretary-General : The fact that we speak is not what matters here. What matters here is to have the strong engagement of the American society and of the American business community and the American local authorities.