Gros plans sur une énorme vague à proximité d'un rivage
Un tsunami consiste en une série de vagues énormes engendrées par des mouvements brusques du fond marin ou des mouvements qui ont lieu à proximité de l’océan.
Photo :Raeford Dwyer Photography

Promouvoir les stratégies nationales et locales de réduction des risques de catastrophe

En 2021, la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis vise à renforcer sensiblement la coopération internationale en faveur des pays en développement par un soutien adéquat et durable, afin de compléter leurs actions nationales pour la mise en œuvre du Cadre d’action de Sendai d'ici à 2030.

En effet, on estime que d'ici à 2030, 50 % de la population mondiale vivra dans des zones côtières exposées aux inondations, aux tempêtes et aux tsunamis. L'extension de la coopération internationale aux pays en développement contribuera à faire en sorte que 100 % des communautés exposées aux tsunamis soient préparées et résilientes d'ici à 2030.

Le 5 novembre, l’Assemblée générale des Nations Unies a invité tous les États Membres, la communauté internationale et la société civile à profiter de cette journée mondiale pour attirer l’attention du public sur les risques que représentent les tsunamis et à participer à la campagne intitulée « Sendai Sept – 7 objectifs, 7 années (2016-2022) ». 

C'est le Japon qui a présenté à l'Assemblée générale de l'ONU un projet de résolution intitulé « Journée mondiale sur les tsunamis ». Ce pays a acquis une expertise en matière de sensibilisation aux risques de catastrophes et dans les domaines de l’alerte précoce ou de la reconstruction. La date de la Journée a été choisie d’après l’histoire d’« Inamura-no-hi » qui, le 5 novembre 1854, a sauvé les habitants d’un village en mettant le feu à des balles de riz, sacrifiant ainsi sa récolte pour les alerter de l’arrivée d’un tsunami. Son courage a permis l’évacuation du village, qu’il a ensuite entrepris de reconstruire de manière plus résiliente.

Le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNDRR) est chargé de l'organisation de la célébration de la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis, en collaboration avec l'ensemble du système des Nations Unies.

Contexte

Un phénomène de tsunami est une catastrophe naturelle rare mais qui a des effets sans précédent. L’un des tsunamis les plus dévastateurs s’est produit en décembre 2004, dans l’océan indien. Il a touché 14 pays, dont l’Indonésie, le Sri Lanka, l’Inde et la Thaïlande, faisant environ 230 000 morts et disparus.

Trois semaines après cette catastrophe sans précédent, la communauté internationale s’est réunie à Kobe, au Japon, où les États Membres ont adopté le Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015. Ce document constitue le premier cadre international stratégique et systématique de réduction des risques et de la vulnérabilité aux catastrophes. La communauté internationale a aussi mis en place le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien (appelé le système SATOI), qui a harmonisé les stations de surveillance sismographique et marégraphique et qui permet la diffusion d’alertes précoces aux centres d’information nationaux.

En décembre 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies décidait de proclamer le 5 novembre Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis.

Le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030, adopté en mars 2015 au Japon, a succédé à celui de Hyogo, qui couvrait la décennie 2005-2015. Il s’appuie sur la continuité des actions menées par les États et recommande notamment l’amélioration de la compréhension de l’ensemble des facteurs de risque de catastrophes. L’urbanisation rapide et sauvage, la mauvaise gestion des sols, l’insuffisance de dispositifs institutionnels ou l’expansion incontrôlée du tourisme sont, par exemple, des facteurs à prendre compte.

Qu’est-ce qu’un tsunami ?

Le terme vient du japonais « tsu » (le port) et « nami » (la vague). Le phénomène consiste en une série de vagues énormes engendrées par des mouvements brusques du fond marin ou des mouvements qui ont lieu à proximité de l’océan.

Une éruption volcanique, un séisme et un effondrement de terrain, par exemple, peuvent engendrer le gonflement de la mer et un déplacement vertical d’une importante masse d’eau. Les vagues d’un tsunami ressemblent souvent à des murs d'eau qui viennent frapper violemment les côtes pendant plusieurs heures avec une périodicité de l’ordre de 5 à 60 minutes.
La première vague est souvent imperceptible mais elle est suivie d’autres vagues d’une amplitude inouïe. L’eau se retire de l’intérieur des terres, tandis qu’une nouvelle vague se précipite en charriant avec elle les nombreux débris et dégâts provoqués par les flots précédents.

Quelles sont les causes des tsunamis ?

Un séisme

Un tsunami peut survenir après un séisme, lors d’un mouvement du plancher océanique le long d’une faille. La plupart des tsunamis sont produits par des mouvements de plaques à l’endroit où une plaque océanique et une plaque continentale sont en contact, dans une région qu’on appelle « la frontière de plaques ». Mais tous les séismes ne provoquent pas forcément des tsunamis. Quatre circonstances sont généralement présentes :

  • Le foyer du séisme se situe sous l’océan ou à proximité des côtes.
  • Le séisme est d’une magnitude forte, d’au moins 6.5 sur l'échelle de Richter.
  • Le séisme provoque une rupture le long d’une faille et se produit à une faible profondeur, inférieure à 70 kilomètres sous la surface de la terre.
  • Le séisme provoque un mouvement vertical du fond de la mer, qui peut atteindre jusqu'à plusieurs mètres de hauteur.

Des glissements de terrain

Des effondrements sous-marins ou des glissements de terrain à proximité des côtes peuvent également générer une vague qui peut atteindre une amplitude importante en raison du volume de mètres cubes de terrain effondrés.

Une éruption volcanique

Bien que moins fréquentes, les éruptions volcaniques peuvent aussi provoquer des tsunamis. Elles peuvent déplacer de grandes masses d'eau et générer des vagues extrêmement destructrices. Ce fut le cas le 27 août 1883 lorsque le volcan Krakatoa, en Indonésie, entra en éruption et provoqua un tsunami d’une puissance importante. Le phénomène a ravagé les côtes, il a rasé notamment la ville de Merak, à Java, et tué 36 417 personnes.

Des scientifiques se sont également inquiétés des conséquences éventuelles en cas d’impact d’une comète ou d’un objet extra-atmosphérique dans l’océan.

Corps célestes 

Bien qu'aucun tsunami provoqué par la chute d’une météorite ou d’un astéroïde n'ait été enregistré dans l'histoire récente, les scientifiques estiment que si un corps céleste devait tomber dans l'océan, un grand volume d'eau serait sans aucun doute déplacé et pourrait provoquer un tsunami.

Illustration d'une vague : logo de la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis

Médias sociaux

Des visuels sont disponibles pour partager la campagne sur les médias sociaux et participer à la conversation ! #OnlyTogether

Le saviez-vous ? 

  • Les tsunamis sont des événements rares mais dont les pertes et les coûts sont colossaux. Le tremblement de terre de Tohoku au Japon, en 2011, a coûté plus de 235 milliards de dollars américains. Il s'agit de la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire.
  • Plus de 700 millions de personnes sont exposées à des événements extrêmes au niveau de la mer (tels que les tsunamis), habitant dans les zones côtières basses et dans les petits États insulaires en développement.
  • Ces vingt dernières années, les tsunamis ont représenté près de 10 % des pertes économiques dues aux catastrophes, ce qui a provoqué des retards de gains de développement, en particulier dans les pays qui bordent les océans Indien et Pacifique.

Séminaires en ligne de l'UNESCO

Illustration de panneaux d'évacuation en cas de tsunami.

Le programme « Tsunami Ready » dans l'océan Indien

Cette série de conférences est destinée aux responsables communautaires, aux services de gestion des catastrophes, aux ONG et aux citoyens. Elle présente le programme « Tsunami Ready » et propose la mise en place de protocoles et d’indicateurs de réduction des risques. Consultez le site Web de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO pour de plus amples informations.

A turtle underwater swims to the surface while the sun shines through.

Le domaine marin est la plus grande composante du système terrestre qui stabilise le climat et soutient la vie sur Terre et le bien-être humain. Afin de soutenir les efforts visant à trouver des solutions scientifiques nous permettant de mettre fin au déclin du plus grand écosystème de notre planète, l’ONU a proclamé la Décennie des sciences océaniques au service du développement durable (2021-2030).  En tant que chef de file de la Décennie, l’UNESCO assurera la coordination de la mise au point d’une feuille de route scientifique et technologique sur les dix prochaines années.  L’objectif étant de mettre la science au service des pays dans leur mise en œuvre de l’Objectif de développement durable 14, relatif aux océans et ressources marines.

Petra Nemkova facing a girl as both smile.

L’actrice et mannequin tchèque Petra Nemcova est l’ambassadrice officielle du Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNDRR) pour la Journée mondiale de sensibilisation aux tsunamis. Blessée en Thaïlande lors du tsunami qui a eu lieu dans l'océan Indien en 2004, cette rescapée a trouvé la force de continuer à vivre et de partager son expérience. Elle a également créé une fondation qui aide à reconstruire les écoles détruites par des catastrophes naturelles.

 

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources. 

 

Un enfant montre une pancarte de prévention aux tsunamis.

En partenariat avec le Gouvernement du Japon, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) travaille avec près de 100 établissements scolaires dans 18 pays d'Asie-Pacifique depuis 2017 pour évaluer leurs vulnérabilités aux tsunamis, concevoir des procédures d'urgence et des plans d'évacuation, et mener des exercices de sensibilisation et de sécurité.

 

Nimrata Khuman

Le Vanuatu est l’un des pays au monde les plus exposés aux catastrophes naturelles tels que les tsunamis. Chacun des contextes dans lesquels une catastrophe s’est produite est unique, et les femmes et les filles peuvent être soumises à des risques, des vulnérabilités et des capacités uniques. Nimarta Khuman, conseillère en genre et protection à ONU Femmes, explique ce que signifie l’intégration du genre et de la protection dans l’action humanitaire et pourquoi c’est important.

 

Yu Saeki, entraîneur du Kamaishi Seawaves Rugby Football Club.

Yu Saeki, entraîneur de l’équipe de rugby Kamaishi Seawaves, était au travail lorsque survint le séisme de magnitude 8,9 qui frappa la côte japonaise. Ce tremblement de terre, le puissant jamais enregistré au Japon, provoqua un tsunami qui engloutit la ville portuaire de Kamaishi au nord-est du pays. La ville de Kamaishi a été reconstruite et fut l'un des 12 sites de la Coupe du monde de Rugby 2019.