Ascendance africaine

Mme Michelle Bachelet, en compagnie d’un groupe de lauréats du Programme de bourses du Haut-Commissariat aux droits de l’homme 2018 pour les personnes d'ascendance africaine.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Mme Michelle Bachelet, en compagnie d’un groupe de lauréats du Programme de bourses du Haut-Commissariat aux droits de l’homme 2018 pour les personnes d'ascendance africaine.

Environ 200 millions de personnes se considérant d’ascendance africaine vivent en Amérique. Des millions d’autres vivent dans diverses régions du monde, et ce en dehors du continent africain.

Les individus d’ascendance africaine sont, dans le monde entier, parmi les groupes les plus pauvres et les plus marginalisés de la population, que ce soit comme descendants de victimes de la traite transatlantique des esclaves ou comme migrants plus récents. D’après les conclusions et les études menées par des organismes nationaux et internationaux, les personnes d’ascendance africaine continuent d’avoir un accès restreint à un enseignement et à des services de santé de qualité ainsi qu’au logement et à la sécurité sociale.

L’on ne fait souvent pas cas de leur situation et l’on n’accorde pas suffisamment de poids ou de respect à l’action qu’elles mènent pour remédier aux conditions dans lesquelles elles vivent. Elles subissent bien souvent une discrimination sur le plan de l’accès à la justice et doivent faire face à des taux alarmants de violence policière, outre le profilage racial.

Leur participation à la vie politique reste d’ailleurs souvent faible, sur le plan du vote électoral ou de l’occupation de postes politiques.

De plus, les personnes d’ascendance africaine peuvent pâtir de formes multiples, aggravées et conjuguées de discrimination fondées sur d’autres motifs connexes, comme l’âge, le sexe, la langue, la religion, les opinions politiques ou autres, l’origine sociale, la fortune, le handicap, la naissance ou toute autre situation.

La promotion et la protection des droits de l’homme des personnes d’ascendance africaine constituent une préoccupation essentielle de l’Organisation des Nations Unies. La Déclaration et le Programme d’action de Durban reconnaissent que les personnes d’ascendance africaine ont été victimes de l’esclavage, de traite des esclaves, et de la colonisation et continuent d’être victimes de leurs conséquences.

Le processus de Durban a contribué à améliorer la visibilité des personnes d’ascendance africaine et a contribué à un progrès substantiel dans la promotion et la protection de leurs droits résultant d'actions concrètes prises par les États Membres, l'Organisation des Nations Unies,les organismes internationaux et régionaux ainsi que la société civile.

Malheureusement, en dépit de ces progrès, le racisme et la discrimination raciale, tant sous leurs formes directes qu’indirectes, en fait comme en droit,continuent de se traduire par des inégalités et des handicaps.

La Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine, proclamée par l'Assemblée générale dans sa résolution A/RES/68/237 et observée de 2015 à 2024, fournit un cadre solide permettant aux Nations Unies, aux États Membres, à la société civile et aux acteurs concernés de joindre leurs forces à celles des personnes d'ascendance africaine et de prendre des mesures concrètes pour la mise en œuvre du programme d'activités dans un esprit de reconnaissance, de justice et de développement.

Elle constitue également l'occasion de capitaliser sur la Journée internationale des personnes d'ascendance africaine, qui a été observée en 2011 par la communauté internationale et de souligner la contribution majeure apportée par les personnes d'ascendance africaine à notre société et de proposer des mesures concrètes pour promouvoir leur pleine intégration et pour lutter contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance.

La décennie allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2024 est la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine, et a pour thème « Personnes d’ascendance africaine : considération, justice et développement ».

Magdalena 'Piyuya' Mora Herrera
Magdalena “Piyuya” Mora Herrera, ancienne dirigeante du groupe ethnique afro-cubain Gangá Longobá. 
© Sergio Leyva Seiglie, They Are We Project
Des enfants dans un camp de personnes déplacées à l’intérieur du pays, en Haïti.
Des enfants dans un camp de personnes déplacées à l’intérieur du pays, en Haïti (2012).
Photo ONU/Logan Abassi