Sinan Aldemir est le coprésident du groupe de travail sur les transferts monétaires dans le nord-ouest de la Syrie, supervisant la coordination des transferts monétaires dans la région pour le compte du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
En quoi consiste votre rôle ?
Au cours de l’année écoulée, la majeure partie de mon travail s’est concentrée sur la transition vers le nouveau modèle de coordination monétaire.
Parce qu’OCHA joue un rôle essentiel en matière d’inclusion significative des communautés affectées, de genre et d’inclusion des personnes handicapées, notre travail apporte un nouveau niveau de responsabilité et améliore la coordination des transferts monétaires.
Au fil du temps, j’ai pu constater par moi-même comment l’aide en espèces aide les familles à améliorer leur qualité de vie, tout en bénéficiant d’un type de soutien plus digne. Je suis fier de participer à cette nouvelle étape de coordination des transferts monétaires et d'être en première ligne de la réponse.
Quel impact ce nouveau système va-t-il avoir sur le travail d’OCHA ?
Le nouveau système augmentera considérablement notre charge de travail car il aura un impact sur tous les secteurs de la réponse humanitaire.
Grâce au nouveau système, les programmes monétaires deviendront plus rentables et plus faciles à suivre pour tous les secteurs humanitaires.
Étant donné que la plupart des communautés que nous servons en Syrie préfèrent une aide en espèces, nous devons également veiller à ce que toutes les parties disposent des connaissances et des outils nécessaires pour remplir leur rôle sans problème.
Quels sont les plus grands défis auxquels vous êtes confrontés ?
Du côté bureaucratique, le plus grand défi consiste à communiquer et à coordonner avec le gouvernement, ses institutions et les autorités.
Cela a toujours été difficile, mais aujourd'hui, à mesure que la présence et le travail d'OCHA et d'autres entités des Nations Unies sont mieux connus, les choses sont devenues un peu plus faciles.
Votre travail s’accompagne d’une grande quantité de stress…
Nous travaillons tous 24 heures sur 24, en nous donnant à 100 pour cent chaque jour.
Même si nous disons que nous devons trouver la motivation en nous, se sentir reconnu et valorisé par ceux qui nous entourent, en particulier nos managers, est extrêmement responsabilisant et vous permet de continuer.
Tout le monde est confronté à des pressions internes, y compris les managers et les hauts dirigeants. Cependant, il incombe aux cadres supérieurs de créer un environnement sûr et responsabilisant permettant à leur personnel de s'épanouir et de se sentir inclus. Sans un leadership fort, cela peut rapidement devenir insurmontable et la motivation peut s’estomper.


