La chanteuse brésilienne IZA visite l'Arche du retour au Siège de l'ONU.
La chanteuse brésilienne IZA visite l'Arche du retour au Siège de l'ONU. Ce mémorial invite les gens du monde entier à réfléchir à l'héritage de la traite transatlantique et à lutter contre le racisme et les préjugés aujourd'hui.
Photo :ONU/Mark Garten

La justice en action : faire face à l'histoire, faire progresser la dignité, donner les moyens d'agir pour l'avenir.

La traite transatlantique des esclaves africains a été l'un des crimes les plus graves de l'histoire. Des millions d'hommes, de femmes et d'enfants ont été violemment arrachés à leurs foyers, privés de leur humanité et contraints à subir l'exploitation pendant des générations. Les idéologies racistes qui ont justifié ce crime se sont ancrées dans les institutions et les sociétés, façonnant des inégalités qui perdurent encore aujourd'hui.

Le thème de cette année, « La justice en action », invite la communauté internationale à faire face à cette histoire avec sincérité et à reconnaître son empreinte durable. Pour faire progresser la dignité, il faut transformer les systèmes qui perpétuent la discrimination et veiller à ce que les droits des communautés d'ascendance africaine soient protégés et respectés.

Pour donner les moyens d'agir pour l'avenir, il faut élargir les possibilités, renforcer la participation et soutenir les mesures qui favorisent la réparation, l'inclusion et la justice. En traduisant le souvenir en action, nous pouvons contribuer à bâtir un monde où chaque personne peut vivre dans l'égalité, la dignité et l'espoir.

Le rôle de l'éducation

Comment comprendre les grands défis contemporains que sont la lutte contre le racisme et toute forme de discrimination sans connaître l’Histoire et les processus ayant façonnés et légitimés de telles pratiques ? Afin de combattre efficacement les inégalités dont sont victimes les descendants d’esclaves et Afro-descendants en général, l’étude de l’Histoire de l’esclavage se révèle nécessaire, particulièrement auprès des jeunes publics.

« L’arme la plus puissante de notre arsenal est l’éducation », soulignait le Secrétaire général António Guterres, dans son message en 2021. « En enseignant l’histoire de l’esclavage, nous contribuons à nous prémunir contre les instincts les plus vils de l’humanité. En étudiant les postulats et les croyances qui ont permis à cette pratique de prospérer pendant des siècles, nous mettons au grand jour le racisme de notre époque. En honorant les victimes de l’esclavage, nous redonnons un peu de dignité à celles et ceux qui en ont été si impitoyablement dépouillés. »

Les Nations Unies s'efforcent de mettre en lumière ces histoires par le biais du Programme d’action éducative sur la traite transatlantique des esclaves et l’esclavage, géré par le Département de la communication mondiale, et du projet « Les Routes des personnes mises en esclavage » , géré par l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

L'adoption de cette Journée

En 2006, l'Assemblée générale des Nations Unies, par sa résolution 61/19, a reconnu que « la traite des esclaves et l’esclavage sont à compter parmi les plus graves violations des droits de l’homme dans l’histoire de l’humanité, notamment de par leur ampleur et leur durée », proclamant ainsi le 25 mars 2007 Journée internationale de célébration du bicentenaire de l’abolition de la traite transatlantique des esclaves. L'année suivante, par sa résolution 62/122, elle a désigné le 25 mars comme Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, à partir de 2008.

Pourquoi le 25 mars ?

La loi sur l'abolition de la traite des esclaves (Abolition of the Slave Trade Act) a été adoptée au Royaume-Uni le 25 mars 1807. Cependant, si cette loi a aboli la traite transatlantique des Africains asservis, elle n'a pas supprimé l'esclavage, qui s'est poursuivi pendant des décennies. L'abolition a fait suite à des actes de résistance puissants et soutenus de la part des Africains réduits en esclavage, notamment la révolution haïtienne, qui a conduit à la création, en 1804, de la République d'Haïti - la première nation à devenir indépendante grâce à la lutte de femmes et d'hommes réduits en esclavage.

Plus d'informations

L'Arche du retour

L'Arche du retour a été inaugurée à l'occasion des commémorations de la Journée en 2015. Situé sur la place des visiteurs au Siège des Nations Unies à New York, ce mémorial permanent nous invite à contempler l'héritage de la traite des esclaves et à lutter contre le racisme et les préjugés aujourd'hui.

Événement 2026

Observation annuelle de l'Assemblée générale

Salle de l'Assemblée générale

Le mercredi 25 mars 2026 à 10 h 00 (heure de New York), l'Assemblée générale a tenu sa séance plénière annuelle pour commémorer la Journée internationale. Revisionnez la séance sur UN WebTV. Consultez le calendrier des événements 2026 (en anglais).

Ressources

 

Des femmes dansent en tenue traditionnelle

Le programme de sensibilisation à la traite négrière transatlantique et à l'esclavage a été créé en 2007. Au fil des ans, le programme a établi un réseau mondial de partenaires, y compris des établissements d'enseignement et de la société civile, et a développé des ressources et des initiatives pour sensibiliser le public à ce chapitre sombre de l'histoire et promouvoir l'action contre le racisme.

Gros plan sur le visage d'une statue

Depuis son lancement en 1994, le programme de l'UNESCO sur « Les Routes des personnes mises en esclavage : résistance, liberté, héritage » a contribué à produire des connaissances innovantes, développer des réseaux scientifiques de haut niveau et soutenir des initiatives mémorielles sur le thème des esclavages, leurs abolitions et les résistances qu’elles ont générées.

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.