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Journée mondiale des réfugiés20 juin

Les réfugiés

Il existe différents types de réfugiés et de personnes déplacées.

Fin 2011 :

  • 43,3 millions de personnes dans le monde ont été déplacées de force en raison des conflits et des persécutions.
  • Parmi les populations réfugiées ou vivant dans des situations semblables à celles des réfugiés, les enfants représentent 46% de la population.
  • 876 100 demandes individuelles pour obtenir l’asile ou le statut de réfugié ont été déposées auprès des États ou des bureaux du HCR dans 171 pays ou territoires.
  • 3,5 millions de personnes étaient apatrides dans 64 pays. Toutefois, le nombre réel de personnes apatrides dans le monde était estimé à 12 millions.

Source : Protéger les réfugiés : le rôle du HCR (2012) PDF

Les réfugiés

Les réfugiés sont nos principaux bénéficiaires et nous prenons soin d'eux aux quatre coins de la planète. La Convention de 1951 relative au statut des réfugiés qui a institué le HCR énonce que le terme 'réfugié' s'applique à « toute personne qui, craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ».

Les rapatriés

Les rapatriés sont les personnes de retour chez elles. C'est la meilleure des solutions durables. Pour de nombreuses personnes déracinées, le rapatriement librement consenti dans la sécurité et la dignité marque le dénouement heureux d'un traumatisme. Parmi les autres « solutions durables » que le HCR recherche pour les réfugiés, la réinstallation dans des pays tiers ou l'intégration locale dans le pays d'accueil sont uniquement accessibles à une minorité de réfugiés.

Les apatrides

Des millions d'apatrides sont pris au piège dans un vide juridique, avec des droits fondamentaux limités. L'apatridie constitue un problème massif qui affecte environ 12 millions de personnes dans le monde. L'apatridie a également un impact terrible sur la vie des personnes. La possession de la nationalité est essentielle pour participer pleinement à la société et c'est une condition préalable à la jouissance de l'ensemble des droits humains.

Les demandeurs d'asile

Les demandeurs d'asile ont besoin d'aide et de conseils, essentiels pour la procédure d'octroi du statut de réfugié. Il incombe aux systèmes nationaux d'asile de décider quels demandeurs d'asile peuvent effectivement prétendre à une protection internationale. Ceux dont on estime qu'ils ne sont pas des réfugiés ou qu'ils n'ont pas besoin d'une autre forme de protection internationale à l'issue de procédures adéquates peuvent être renvoyés dans leur pays d'origine.

Fin 2011, le nombre de personnes pris en charge par le HCR était estimé à 35,4 millions, se répartissant ainsi :

  • 10,4 millions de réfugiés
  • 895 300 demandeurs ou requérants d’asile
  • 531 900 réfugiés rapatriés au cours de l’année 2011
  • 15,5 millions de déplacés internes protégés et aidés par le HCR
  • 3,2 millions de déplacés internes ayant pu regagner leur pays d’origine en 2011
  • 3,5 millions d’apatrides
  • 1,4 million d’autres personnes prises en charge par le HCR

Source : Protéger les réfugiés : le rôle du HCR (2012) PDF

Les personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide. On utilise souvent de façon erronée le terme de réfugiés pour désigner les personnes déplacées internes. Contrairement aux réfugiés, les déplacés internes n'ont pas traversé de frontière internationale pour chercher asile dans un autre pays. Ils sont restés dans leur pays. Même s'ils ont fui pour des raisons similaires à celles des réfugiés (conflit armé, violence généralisée, violations des droits humains), les déplacés internes demeurent légalement sous la protection de leur propre gouvernement, ce gouvernement constituant parfois lui-même la cause de leur fuite. En tant que citoyens, les déplacés internes conservent l'ensemble de leurs droits, dont celui à la protection en vertu des droits humains et des principes du droit international humanitaire.