L‘aéroport de Beledweyne a été la scène d’une transition historique.

Pour la première fois en Somalie, la brigade de pompiers de Beledweyne et l’Autorité somalienne de l’aviation civile (SCAA) ont commencé à travailler de concert avec la Section Aviation du Bureau d'appui des Nations Unies en Somalie (BANUS).

Cette initiative de renforcement des capacités menée par le Bureau d'appui des Nations Unies en Somalie (UNSOS) à l'intention des pompiers civils somaliens appuie la prise en charge des opérations, une étape majeure vers l'appropriation nationale des services d'aviation essentiels.

Grâce à une formation intensive, un encadrement et un mentorat assurés par le BANUS, l'équipe de sauvetage et de lutte contre les incendies d'aéronefs de l'Autorité de l'aviation civile de Somalie se prépare à assumer des responsabilités, faisant ainsi progresser la transition de la Somalie vers une capacité de sauvetage et de lutte contre les incendies d'aéronefs dirigée par des civils.

Cela représente une réalisation importante pour la Somalie et une étape cruciale pour le programme intégré de renforcement des capacités du BANUS.

Plus qu'un simple transfert technique, cette étape importante témoigne de la détermination, du partenariat et de la réalisation d'un rêve partagé par un groupe de pompiers locaux de Beledweyne qui, quelques mois plus tôt, avaient exprimé leur aspiration à suivre un jour la formation avancée de lutte contre les incendies d'aviation du BANUS et à servir leur communauté et l'aéroport au plus haut niveau professionnel.

Parmi eux figure Addifataah Muhudiin, un ingénieur en électromécanique qui est pompier volontaire depuis plus de deux ans :

« Je suis devenu pompier après avoir constaté le besoin de pompiers dans la région, et plus particulièrement à Beledweyne, où plusieurs incendies ont détruit des biens tels que des maisons, des magasins et des terres agricoles, car les habitants n'arrivaient pas à maîtriser les flammes, faute de moyens adéquats, utilisant des seaux et d'autres petits équipements insuffisants pour lutter contre les incendies ».

« Ma principale motivation était le besoin de soutenir notre population après avoir vu leurs biens être détruits par les incendies sans que nous puissions leur venir en aide », a-t-il ajouté.

À mesure que ses responsabilités s'étendaient à l'aéroport, M. Muhudiin a réalisé que la lutte contre les incendies dans le secteur de l'aviation exigeait un niveau d'expertise différent.

« Nous avons bénéficié d'une formation et nous souhaitons fournir des services de lutte contre les incendies supplémentaires afin de pouvoir maîtriser toutes les formes d'incendies, qu'il s'agisse de véhicules, d'aéronefs, de maisons, de magasins, de terres agricoles ou d'autres biens », a-t-il déclaré, exprimant son souhait de participer au programme de renforcement des capacités de l'UNSOS.

Lire l’intégralité de l’article [en anglais] sur le site du BANUS.