Photographe, Laura Hasani (Kosovo*)
Atifete Jahjaga a été la première femme Présidente du Kosovo, en fonction de 2011 à 2016. Ardente défenseuse des droits des femmes, elle a créé durant son mandat un conseil dédié au soutien des survivants de violences sexuelles liées aux conflits, posant ainsi les bases d’un cadre juridique en faveur de leur reconnaissance et de leur inclusion dans les processus de paix. En 2018, elle a fondé la Fondation Jahjaga, centrée sur l’autonomisation des femmes et des jeunes comme moteur du changement social.
Bien avant l’existence de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité, les femmes faisaient déjà la paix et la préservaient. Si le monde avait adopté plus tôt les valeurs de cet agenda, combien de guerres, de conflits et de génocides aurait-on pu éviter ? »
Photographe, Laura Hasani (Kosovo*)
Gordana Đorić est la fondatrice et présidente de l’association de femmes entrepreneures Avenija, à Laplje Selo, au Kosovo. Créée en 2000, l’organisation œuvre pour l’autonomisation des femmes à travers l’entrepreneuriat, la préservation culturelle et le développement communautaire. Sous sa direction, Avenija a soutenu plus de 500 femmes, en promouvant l’indépendance économique et l’inclusion sociale.
Le travail interethnique de mon association a permis de dépasser les récits de division. C’est ce qui me donne la force de continuer. »
Photographe, Alice Ambrucer (Mozambique)
Maria de Lurdes, fondatrice de l’Association mozambicaine pour l’éducation communautaire, mène des actions de terrain dans la province de Cabo Delgado pour prévenir le travail des enfants, empêcher le recrutement des jeunes par des groupes extrémistes et promouvoir la cohésion sociale. À travers sa plateforme de la société civile, et en tant que membre du réseau Sentinelles de la paix, elle œuvre pour que les femmes participent aux prises de décision et à la consolidation de la paix, en plaidant pour une paix inclusive dans les centres de réinstallation et les communautés touchées par les conflits.
J’ai décidé de m’engager dans ce domaine car j’ai constaté un vide énorme : personne ne prenait la parole pour défendre les droits des femmes et la manière dont elles méritent d’être traitées. Lors des réunions auxquelles j’assistais, les femmes étaient présentes, mais n’osaient pas s’exprimer par peur de représailles de la part de leurs maris. »
Photographe, Rita Kabalan (Liban)
Basé dans le sud du Liban, le capitaine Seungho Jeong (République de Corée) est officier de coopération civilo-militaire au sein de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban. À travers des cours de langue, des formations professionnelles et des activités de proximité, il contribue à instaurer la confiance entre les Nations Unies et les communautés hôtes, tout en soutenant la reconstruction post-conflit, la résilience des femmes et le leadership local.
The transformation of local communities inspires me the most. Witnessing people, especially women, grow in confidence and independence through our programs - from initial hesitation to active participation - gives me a deep sense of purpose and motivates me to continue our efforts.”
Photographe, Mona Elfateh (Soudan)
La soudanaise Zeinab Onour Mohammed Adam, défenseuse de l’égalité des sexes, enseigne à l’Université de la mer Rouge, à Port-Soudan. Dans le cadre du projet We Rise, elle a formé des femmes rurales dans les domaines de l’agriculture, du commerce et des droits économiques, pour réduire les inégalités de sexe et renforcer les capacités des communautés. Zainab œuvre dans tout le Soudan grâce à la recherche, la formation et le développement communautaire inclusif.
Les femmes rurales sont socialement isolées en raison de barrières sociales et économiques qui les limitent à la maternité et aux responsabilités reproductives. We Rise a contribué à renforcer leur confiance en elles, à les sensibiliser à l’importance de leur participation économique et à inspirer et autonomiser les femmes locales. »
Photographe, Mona Elfateh (Soudan)
Amna Idres Musa Mahamod dirige l’Association des femmes Al-Wifag à Toker, au Soudan. Formée dans le cadre du programme We Rise, elle milite pour l’égalité des sexes et les droits économiques des femmes dans les zones rurales. Avec son groupe, elle contribue à transformer sa communauté en défendant l’indépendance financière des femmes, leur autonomisation économique, l’accès à la terre et davantage d’opportunités de leadership dans le secteur agricole.
Dans la communauté rurale de Toker, dans le nord-est du Soudan, les femmes ne sont pas autorisées à vendre leur récolte au marché ni à interagir avec les commerçants hommes. Elles ne participent aux travaux agricoles que pendant la saison des récoltes et sont payées moins que les hommes. »
Photographe, Jaella Fleurianna Pathé (République centrafricaine)
Chantal Solange Touabena milite pour la paix et les droits des femmes en République centrafricaine. Vice-présidente de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation, et coordinatrice du Peace Club, elle œuvre à la réforme du cadre juridique et au renforcement des capacités communautaires. Fondatrice d’une association de femmes locales, Chantal mène des actions de prévention des conflits et de promotion de l’égalité des sexes dans son pays.
Ma vision est de guider les femmes et les filles vers un changement de mentalité et de comportement en faveur d’un leadership éclairé, et de transmettre le flambeau aux jeunes femmes de demain. »
*Toutes les références au Kosovo doivent être comprises dans le contexte de la résolution 1244 (1999) du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Cette exposition a été lancée en juin 2025