
Le Comité des commissaires aux comptes des Nations Unies a été créé par l'Assemblée générale en 1946 pour vérifier de manière indépendante les comptes et la gestion de l'Organisation et de ses fonds et programmes.
En 2026, le système des Nations Unies évolue dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques persistantes, des contraintes financières inédites et des attentes accrues des États membres. L’initiative UN80, engagée par le Secrétaire général à l’occasion du quatre-vingtième anniversaire de l’Organisation, a relancé, avec un caractère d’urgence, la recherche de gains d’efficience via l’optimisation des effectifs et la mutualisation des coûts, la réflexion sur la rationalisation des mandats confiés à l’ONU et l’examen des évolutions organisationnelles nécessaires pour renforcer l’efficacité du système.
Dans ce contexte exigeant, le rôle du Comité est plus déterminant que jamais. Sa responsabilité est double : auditer les comptes et donner des assurances sur la régularité de l’information financière produite par chacune des entités auditées, mais aussi, plus largement, examiner la qualité de leur administration et de leur gestion. L’objectif du Comité est ainsi de contribuer à ce que les Nations Unies fassent le meilleur usage de leurs ressources, de la façon la plus efficace et efficiente possible, pour remplir le mandat qui leur est fixé. Le Comité doit, par ses audits, être un outil au service de l’ONU sur le chemin des réformes.
Le Comité que j’ai l’honneur de présider en 2026 est composé de trois membres : M. Hou Kai, Auditeur général de l'Office national d'audit de la République populaire de Chine, M. Vital do Rêgo Filho, Président de la Cour des comptes fédérale du Brésil, et moi-même, Première présidente de la Cour des comptes française. Cette diversité constitue une richesse et un facteur d’équilibre. Elle nous permet de conjuguer nos expériences et nos expertises afin de porter un regard exigeant et impartial sur les défis auxquels l’Organisation est confrontée. Je réitère notre engagement à garantir que nos audits soient rigoureux, dans le respect des normes internationales, en appliquant les meilleures techniques d'audit et en identifiant les possibilités d'amélioration de la gestion et des opérations des entités auditées.
À compter du 1er juillet 2026, l’Institution supérieure de contrôle de la République d’Indonésie rejoindra le Comité, succédant à l’Office national d’audit de la République populaire de Chine. Nous saluons l’engagement et la contribution significative de M. Hou Kai au cours de son mandat, et nous nous réjouissons d’accueillir Dr. Isma Yatun, Présidente de l’Institution supérieure de contrôle d’Indonésie, dont l’expérience et l’expertise viendront enrichir encore notre travail collectif.
Nous vous invitons à consulter nos travaux sur ce site. Vous y trouverez nos rapports, des informations détaillées sur notre mandat, ainsi qu'un aperçu de nos thèmes d’audit prioritaires pour contribuer à la mise en place d'un système des Nations Unies encore plus efficace.
Amélie de Montchalin
Première présidente de la Cour des comptes française
Présidente du Comité des commissaires aux comptes des Nations Unies