Le mois dernier, en Arménie, des diplomates d'un certain nombre de pays — ainsi que des représentants des Nations Unies et d'autres organisations internationales — se sont réunis sur les pentes de la station de ski de Myler pour les premiers Jeux olympiques d'hiver du pays.
Plus de 100 participants ont pris part à l'événement, dont des membres des ambassades des États-Unis, de France, de Russie, d'Inde et de République tchèque, ainsi que des représentants des Nations Unies, du Comité international de la Croix-Rouge, de la mission de l'UE en Arménie, de plusieurs banques régionales de développement et des homologues gouvernementaux.
L'événement était volontairement informel. Il n'y a eu ni déclarations, ni tables de négociation, ni ordre du jour officiel.
Et pourtant, c’est précisément pour cette raison qu’elle a créé un espace pour quelque chose de plus en plus rare : une interaction ouverte entre les régions, les mandats et les institutions, fondée sur une expérience partagée au-delà du protocole.
Les collègues des Nations Unies ont participé aux côtés des partenaires bilatéraux, illustrant l'importance de se réunir non seulement dans les salles de conférence, mais aussi dans des contextes qui permettent l'établissement de la confiance, de la familiarité et du lien humain.
Les conversations se déroulaient aisément, les frontières s'estompaient et, pendant un instant, la diplomatie sembla moins contrainte par le poids des crises mondiales.
« Dans un monde fragmenté et incertain, le simple fait de se réunir compte plus que jamais. Ces espaces informels et humains contribuent à maintenir les relations dont dépend la coopération multilatérale », souligne Françoise Jacob, coordinatrice résidente des Nations Unies en Arménie.
« Le dialogue commence par la connexion, la confiance et la volonté de s'engager au-delà de nos rôles officiels. J'apprécie également de voir mes collègues – et moi-même – repousser nos limites personnelles. Cela nous permet de rester vigilants, ouverts d'esprit et moins réticents à prendre des risques. »
Lorsque la coopération internationale est mise à rude épreuve – par des conflits prolongés, des chocs climatiques et une perte de confiance dans les institutions multilatérales –, ces rencontres informelles ne doivent pas être considérées comme purement symboliques. Elles contribuent à préserver les relations et à maintenir le dialogue, notamment dans des contextes régionaux et géopolitiques complexes.
Pour l'Arménie, ce rassemblement a également souligné son rôle d'espace accueillant pour le dialogue, réunissant une communauté diplomatique diversifiée autour de la culture et du sport.
Les Jeux olympiques d'hiver n'avaient pas pour ambition de résoudre les défis mondiaux. Mais ils ont incarné l'essence même du sport au service de la paix : rassembler les peuples par-delà les frontières et les mandats.
Pour plus d'informations, consultez armenia.un.org et un-dco.org.



