Le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies présente ses compliments aux missions permanentes auprès de l’Organisation et a l’honneur de leur demander de désigner des personnes candidates pour le poste de secrétaire exécutif(ive) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Le (la) titulaire aura rang de secrétaire général(e) adjoint(e) et sera basé(e) à Addis Abeba.
Le (la) Secrétaire exécutif(ive) est membre du Conseil de direction du Secrétaire général, et, à ce titre, porte les valeurs de l’Organisation (inclusion, intégrité, humilité et humanité) et fait siens les comportements exemplaires (nouer des relations et collaborer ; analyser et planifier ; obtenir des résultats suivis d’effets bénéfiques ; apprendre et développer ses compétences ; s’adapter et innover), tels que définis dans le modèle de leadership du système des Nations Unies. Il (elle) est également membre du Groupe des Nations Unies pour le développement durable, qui oriente, soutient, suit et supervise la coordination des activités des Nations Unies en matière de développement dans 162 pays et territoires.
Le Secrétariat recevra avec intérêt toute candidature proposée en complément de celles qui seront issues des recherches et des consultations que le Secrétaire général aura menées, et les candidatures féminines sont particulièrement bienvenues.
Contexte
Créée par le Conseil économique et social de l’Organisation des Nations Unies en 1958, la CEA – qui est l’une des cinq commissions régionales de l’ONU – a pour mandat de promouvoir le développement économique et social de ses États membres, de favoriser l’intégration intrarégionale et de promouvoir la coopération internationale à l’appui du développement de l’Afrique. Le (la) Secrétaire exécutif(ive) rend compte au (à la) Secrétaire général(e) et est responsable de toutes les activités de la CEA ainsi que de son administration.
On trouvera de plus amples informations sur la CEA dans la circulaire du Secrétaire général publiée sous la cote ST/SGB/2005/12 ainsi que sur le site Web de la Commission (https://www.uneca.org/fr).
Les candidatures doivent être déposées, au plus tard le 26 octobre 2022 (à minuit, heure de New York), via le site Web suivant : https://www.un.org/sg/fr/vacancies/
index.shtml.
Le Gouvernement est prié d’attester par écrit n’avoir connaissance d’aucune allégation selon laquelle son (sa) candidat(e) aurait été impliqué(e), du fait de quelque action ou omission, dans la perpétration d’actes qui constituent des violations du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire.
Chaque candidature sera traitée en toute confidentialité. Les candidat(e)s présélectionné(e)s seront contacté(e)s directement et feront l’objet d’une évaluation ; leurs antécédents et références seront vérifiés, y compris pour tout ce qui touche au respect des droits humains et aux conflits d’intérêts.
Fonctions et responsabilités
Les principales fonctions du (de la) Secrétaire exécutif(ive) sont les suivantes :
- conseiller le Secrétaire général sur les questions relatives au développement durable, en particulier le développement économique et social en Afrique ;
- représenter le Secrétaire général dans le cadre de missions spéciales liées au développement durable, notamment en ce qui concerne les questions de politique économique et sociale ayant trait à l’Afrique ;
- jouer le rôle de personne référente au Secrétariat pour les questions relatives au développement durable de l’Afrique, en particulier le développement économique et social ;
- assurer la vice-coprésidence de la plateforme de collaboration régionale, travailler en étroite collaboration avec le Bureau de la coordination des activités de développement et rendre compte au (à la) Vice-Secrétaire général(e) du repositionnement du système des Nations Unies pour le développement, qui accompagne les efforts déployés par les entités régionales et les gouvernements pour mettre en œuvre l’Agenda 2063 et le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ;
- rester en contact étroit avec les représentant(e)s des États membres et des États membres associés, ainsi qu’avec les autres départements et bureaux du Secrétariat de l’ONU, les institutions spécialisées et les organisations intergouvernementales et non gouvernementales.
Qualifications et compétences recherchées
Le Secrétaire général recherche une personne :
- ayant une connaissance ou une expérience approfondie et avérée des grandes questions de développement économique et social en vue de promouvoir des politiques et des stratégies en faveur du développement durable de l’Afrique ;
- ayant démontré qu’elle savait travailler en partenariat avec des acteurs nationaux et internationaux pour ouvrir des possibilités de développement durable et concevoir des solutions aux principaux problèmes de développement économique et social en Afrique ;
- ayant déjà occupé des postes de direction et ayant une vision stratégique et une aptitude avérée à diriger des organismes complexes (organismes intergouvernementaux, organisations non gouvernementales internationales ou entreprises multinationales du secteur privé) ;
- ayant démontré qu’elle savait travailler, en bonne intelligence, dans une équipe multiculturelle et établir de bonnes relations de travail à l’intérieur comme à l’extérieur de l’organisme qui l’employait ;
- capable de défendre avec force et conviction tous les aspects des questions relatives au développement économique et social en Afrique et du programme de développement durable au sens large, dans le monde entier et dans le système des Nations Unies ;
- démontrant un fort attachement aux valeurs et principes qui régissent l’action de l’Organisation des Nations Unies et ayant une bonne connaissance du système des Nations Unies, notamment du contexte et de la problématique propres au maintien de la paix, aux droits humains, à l’aide humanitaire et au développement ;
- capable d’apporter un soutien et de mener des activités de plaidoyer sur les questions relatives aux droits humains, notamment celles en rapport avec le genre, l’exploitation et les atteintes sexuelles, et le handicap.
Langues
L’anglais et le français sont les langues de travail de l’ONU. Pour le poste à pourvoir, la maîtrise de l’anglais est exigée. La connaissance pratique du français ou d’une autre langue officielle de l’Organisation est un atout.
Vérification des antécédents en matière de respect des droits humains
Le Secrétariat souligne que, conformément à la politique de nomination des candidat(e)s, il incombe au Gouvernement de s’assurer que les candidat(e)s qu’il propose n’ont jamais été condamné(e)s et ne font pas l’objet d’enquêtes ou de poursuites judiciaires pour infraction pénale, notamment pour exploitation et atteintes sexuelles, ou pour violation du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire. Si le (la) candidat(e) proposé(e) a fait l’objet d’une enquête ou a été accusé(e) ou poursuivi(e) pour infraction pénale sans qu’il y ait eu condamnation, le Gouvernement est prié de donner des renseignements sur les enquêtes ou poursuites en question. Il est aussi prié d’attester par écrit n’avoir connaissance d’aucune allégation selon laquelle son (sa) candidat(e) aurait été impliqué(e), du fait de quelque action ou omission, dans la perpétration d’actes qui constituent une infraction pénale, notamment l’exploitation et les atteintes sexuelles, ou des violations du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire.
Qu’il (elle) soit proposé(e) par un État Membre ou qu’il (elle) postule à titre individuel, tout(e) candidat(e) présélectionné(e) devra attester sur l’honneur qu’il (elle) n’a pas commis d’infraction pénale, notamment d’actes d’exploitation et d’atteintes sexuelles, ni été condamné(e) ou poursuivi(e) pour une telle infraction, et n’a nullement été impliqué(e), du fait de quelque action ou omission, dans la perpétration d’actes qui constituent des violations du droit international des droits de l’homme ou du droit international humanitaire, notamment des faits d’exploitation et d’atteintes sexuelles.
Conflits d’intérêts
Les fonctionnaires de l’Organisation des Nations Unies doivent faire preuve des plus hautes qualités de travail, de compétence et d’intégrité. Il incombe aux cadres supérieur(e)s, en particulier, de donner l’exemple pour faire observer les normes de déontologie de l’Organisation.
Il y a conflit d’intérêts lorsque, du fait de quelque action ou omission de sa part, l’intérêt personnel du (de la) fonctionnaire vient nuire à l’exercice de ses fonctions ou compromet son intégrité, son indépendance et son impartialité. Un risque de conflit d’intérêts peut découler de l’exercice, par le (la) fonctionnaire, d’une profession ou d’un emploi en dehors de l’Organisation, de sa participation à des activités extérieures, y compris politiques, de son acceptation de quelque don, distinction honorifique, décoration, faveur ou rémunération provenant de sources extérieures à l’Organisation, ou de ses placements financiers. Le (la) fonctionnaire ne peut notamment accepter d’aucun gouvernement ni distinction honorifique, décoration, faveur ou rémunération ni don quelconques (art. 1.2 j) du Statut du personnel).
Les cadres supérieur(e)s sont tenu(e)s de signaler sans délai à l’Organisation tout conflit d’intérêts, réel ou supposé. Afin d’éviter toute influence familiale, tout traitement préférentiel ou tout conflit d’intérêts, réels ou supposés, pouvant découler de telles situations, le Règlement du personnel de l’ONU dispose que l’Organisation n’engage ni les père et mère, ni les fils, fille, frère ou sœur du (de la) fonctionnaire (disposition 4.7 a) du Règlement du personnel).
Les candidat(e)s présélectionné(e)s sont également tenu(e)s de remplir une déclaration d’intérêts, qui permettra de déceler d’éventuels conflits d’intérêts avant leur recrutement et de prévenir et gérer en amont, dans la mesure du possible et en temps utile, les situations dans lesquelles leurs intérêts personnels pourraient entrer en conflit ou sembler en conflit avec ceux de l’Organisation des Nations Unies, s’ils (si elles) étaient nommé(e)s au poste faisant l’objet de la présente note.
Le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies saisit cette occasion pour renouveler aux missions permanentes des États Membres auprès de l’Organisation les assurances de sa très haute considération.



