CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES NOUVELLES AVENUES DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

Conférence de presse
16 novembre 2006

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES NOUVELLES AVENUES DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

16/11/2006
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LES NOUVELLES AVENUES DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ


Formation à une agriculture plus productive, mise en place de dispensaires plus accessibles, téléphones portables pour tous, ordinateurs à moins de cent dollars, le Forum international sur l’éradication de la pauvreté s’est penché, hier et aujourd’hui au Siège de l’ONU à New York, sur les nouvelles avenues de la lutte contre la pauvreté.


Lors d’une conférence de presse, plusieurs participants à un Forum qui coïncidait avec la fin de la première Décennie des Nations Unies pour l’élimination de la pauvreté (1997-2006) ont expliqué leur stratégie pour faire progresser ce qui est, selon eux, le premier des droits de l’homme, à savoir le droit à une vie décente.


Le professeur Pedro Sanchez a expliqué que le « Millennium Villages Project » (www.unmillenniumproject.org), qu’il dirige, vise à faire en sorte que les paysans, bénéficiant des aides et de la formation à une agriculture rentable et pas seulement de subsistance, assimilent ces nouvelles connaissances et se les approprient pour les développer ensuite par eux-mêmes.


Épaulé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Institut de la Terre de l’Université Columbia, le Millennium Project s’est particulièrement concentré sur l’Afrique car c’est là que se situent les grands défis concernant les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Une douzaine de localités extrêmement pauvres ont été sélectionnées depuis le Sénégal jusqu’à l’Éthiopie, en y appliquant un programme intégré en concertation étroite avec les habitants.  Il s’agit d’un « paquet » de 10 interventions-clefs visant à aider ces villages ruraux à devenir des collectivités productives et autosuffisantes où l’on puisse enfin envisager l’avenir avec confiance.


Cette intervention limitée dans le temps coûte, par an, 110 dollars américains par villageois pendant cinq ans et touche à la formation aux techniques de culture, à l’établissement de dispensaires équipés, à l’amélioration des infrastructures, à la fourniture de repas gratuits aux écoliers, à la mise en place d’énergies alternatives ou encore à l’accès à l’eau potable.  Économiquement parlant, l’objectif consiste à aider les cultivateurs à passer d’une agriculture quasiment autarcique de subsistance à une activité susceptible de générer un supplément de revenu par la vente d’un excédent attribuable à de meilleures pratiques agraires.  M. Sanchez a souligné que dans le cas de l’Afrique sahélienne en particulier, l’une des exigences est aussi de lutter contre la désertification qui rend les sols stériles.  Selon lui, le premier bilan de cette action est positif dans les villages concernés, ceux-ci étant susceptibles d’inspirer leurs voisins.


D’autres projets peuvent venir se greffer sur ce vaste programme dans la mesure où ils permettent aux principaux intéressés de prendre leur destin en main.  C’est le cas de la démocratisation du téléphone portable au Bangladesh, par exemple.  Iqbal Quadir est à l’origine de la société Grameen Phone, devenue la première compagnie de téléphone du Bangladesh, en s’appuyant, notamment, sur la Banque de microcrédit Grameen créée par le Prix Nobel 2006 Muhammad Yunus.


Fervent partisan du rôle du secteur privé, il a souligné devant la presse les avantages économiques d’un tel projet.  Il a cité l’exemple du pêcheur qui, grâce aux téléphones mobiles et disponibles désormais presque partout au Bangladesh, devra certes payer le prix d’une communication s’il a un message important à faire passer.  Mais, explique-t-il « il s’économisera ainsi la demi-journée, voire la journée qu’aurait représenté le déplacement.  Il pourra ainsi travailler et sur la dizaine de prises qu’il ramènera dans ses filets ce jour-là, si la communication lui coûte un poisson, il lui en restera tout de même neuf pour la vente et sa consommation personnelle ».


Pour Nicholas Negroponte, initiateur du projet « Un enfant, un ordinateur » (One Laptop per Child, OLPC), en fournissant ces petites machines simples et robustes capables de fonctionner en réseau au niveau du village avec très peu d’énergie, imaginées spécialement pour les zones déshéritées, on donne la possibilité à chaque enfant « d’apprendre à apprendre » par l’exploration personnelle de l’outil.  Cinq pays – Argentine, Brésil, Jamahiriya arabe libyenne, Nigéria et Thaïlande – ont été choisis pour cette expérience (voir www.laptop.org).  « Un ordinateur portable est une fenêtre en plus d’être un outil.  Une fenêtre sur le monde et un outil qui permet de réfléchir », a ajouté son promoteur.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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