Une victime sur trois de la traite d’êtres humains est un enfant. En Afrique subsaharienne, les enfants représentent plus de 60% des victimes de la traite détectées, selon le rapport mondial sur la traite des personnes de l'ONUDC (GLOTIP), la forme d’exploitation la plus répandue étant le travail forcé (mendicité forcée, travail sur les sites d’orpaillage, travail domestique, mariage forcé, etc.)
C’est pourquoi, le thème retenu pour la Journée mondiale 2024 de la lutte contre la traite d’êtres humains portait sur la traite des enfants avec comme slogan « Ne laissons aucun enfant de côté dans la lutte contre la traite des personnes ». Cette journée s'inscrivait également dans le cadre de la campagne « Cœur bleu » perçue comme une opportunité pour faire l’état des lieux de la situation de la traite en Afrique de l’Ouest.
Le Centre d’information des Nations Unies de Dakar (CINU Dakar) a appuyé les efforts de communication de l’Organisation dans le pays à l'occasion de la commémoration de cette journée.
Une cérémonie s’est déroulée en présence de tous les partenaires, y compris les Ambassadeurs du Nigéria et de la Suisse. Les journalistes, en marge de la célébration, ont eu des entretiens avec le Représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC. Dr. Amado Philip de Andrés a insisté sur l’implication régionale dans la protection des droits de la personne, quel que soit la nationalité.
Le CINU Dakar a recueilli à cette occasion le témoignage d’un « survivant » de la traite qui a été, enfant, victime de mendicité et de travail forcés avant de fuguer et vivre dans la rue, pendant plus d’une décennie, à Dakar, la capitale du Sénégal. Voir son témoignage.
L'événement a été organisé par le Bureau régional pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC ROSEN), le Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme (HCDH BRAO), la Cellule nationale de lutte contre le traite des personnes du Ministère de la justice du Sénégal et le Centre de recherche et de sensibilisation sur la traite des êtres humains (CenHTRO).


