Définition et exécution : analyse et recommandations aux fins de l'examen des mandats - Rapport du Secrétaire général de l'ONU (A/60/733 du 30 mars 2006)
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B. Promotion de la croissance et du développement durables

62. Bien que le public et les médias s’intéressent surtout à l’action menée par l’ONU dans le domaine de la paix et de la sécurité, la contribution de l’Organisation à la réflexion, ainsi qu’à l’analyse et à la formulation de politiques dans les domaines économique, social et environnemental représente une réalisation majeure. L’examen des mandats dans ce vaste domaine d’activités devrait déboucher sur une approche plus unifiée et cohérente de la réalisation des objectifs de développement convenus sur le plan international tels qu’ils émanent des conférences et sommets, y compris les objectifs du Millénaire pour le développement. Alors que le Groupe d’experts de haut niveau sur la cohérence à l’échelle du système doit examiner les moyens de renforcer l’efficacité des activités de développement de l’Organisation des Nations Unies, en particulier celles qui sont menées sur le terrain, l’examen des mandats peut fournir aux États Membres des outils permettant de rationaliser encore l’examen des questions dans les principaux organes, et d’améliorer la division du travail entre ces organes, de façon à optimiser la pertinence et l’impact des politiques.

Chevauchement des activités

63. L’Assemblée générale et le Conseil économique et social ont adopté un grand nombre de résolutions sur le développement économique et social. Dans une moindre mesure, le Conseil a adopté ces dernières années des résolutions abordant certaines de ces questions dans le contexte du maintien et de la consolidation de la paix. Outre les organes principaux, des organes subsidiaires tels que les commissions régionales, les commissions techniques et les conseils d’administration des fonds et programmes, arrêtent eux aussi des priorités et des mandats. Les organes de suivi des traités donnent également des instructions aux différents départements et entités dans ces domaines. Bien que les mandats émanant de ces organes ne relèvent pas de l’examen demandé dans le Document final du Sommet mondial, ils apportent une large contribution à l’établissement des priorités et à la définition des activités pour le développement.

64. L’Organisation des Nations Unies a toujours su prendre des initiatives audacieuses, allant parfois à l’encontre des idées reçues, et proposer des idées et des politiques novatrices qui reflètent la structure multidisciplinaire et multisectorielle des organes intergouvernementaux compétents dans les domaines économique et social. Les conférences mondiales et traités internationaux exercent une influence notable sur l’action menée aux niveaux national et international, en fixant des objectifs et des critères qui influent sur les politiques nationales de nombreux pays. À mesure que les pays se développent et mettent en œuvre des stratégies nationales de développement conformément aux accords intergouvernementaux adoptés à l’échelle mondiale, il convient de mobiliser l’appui nécessaire, d’encourager une coopération plus soutenue, y compris la coopération Sud-Sud, de suivre les progrès réalisés et d’offrir des services consultatifs. Il apparaît de plus en plus indispensable de mieux répartir les tâches entre les organes intergouvernementaux compétents si l’on veut qu’elles soient exécutées efficacement.

65. C’est dans cette perspective qu’il faut examiner le rôle de l’instance intergouvernementale la plus compétente pour examiner les différentes questions et exercer les différentes fonctions dans le domaine du développement économique et social, compte tenu des compétences de base, des avantages comparatifs et des responsabilités énoncées dans la Charte. J’espère que, fort de la réaffirmation de son rôle central dans le Document final du Sommet mondial de 2005 (Voir la résolution 60/1, par. 155.), le Conseil économique et social parviendra, dans le cadre de la réforme en cours, à renforcer sa fonction de coordination des activités menées dans le domaine du développement économique et social, notamment celles de ses organes subsidiaires.

66. D’après les résultats d’un examen des travaux du Conseil économique et social en matière d’évaluation, d’orientation et de suivi des activités de ses organes techniques ainsi que de celles des fonds et programmes opérationnels, un renforcement du rôle du Conseil s’impose. En effet, par sa résolution 43/162, l’Assemblée générale a demandé au Conseil d’examiner et d’évaluer les rapports sur les travaux des fonds et programmes de développement, d’examiner les recommandations importantes sur le plan opérationnel des organes subsidiaires et de surveiller la mise en œuvre de la division du travail et de la coopération entre les organes du système des Nations Unies. Dans ses résolutions 50/227 et 57/270 B, l’Assemblée générale a chargé le Conseil de tâches de coordination supplémentaires. Or, le Conseil n’a pas une vue d’ensemble des divers mandats émanant des conseils d’administration des fonds et programmes, pas plus que des activités du Secrétariat et des autres entités des Nations Unies, qui font seulement l’objet d’un examen partiel et par secteur de la part des commissions techniques du Conseil. C’est ce qui explique que les rôles et programmes de travail respectifs des diverses entités ne sont pas toujours clairement délimités et se chevauchent dans une certaine mesure.

Mécanismes d’exécution

67. Bien que des mécanismes institutionnels aient été mis en place pour assurer une action cohérente entre les entités et les départements (Il s’agit notamment du Comité de la politique de gestion, du Groupe des Nations Unies pour le développement, du Conseil des chefs de secrétariat pour la coordination, du Comité exécutif pour les affaires économiques et sociales, du Comité exécutif pour les affaires humanitaires, du Comité exécutif pour la paix et la sécurité et du Conseil de direction.), la grande diversité des mandats émanant des différents organes intergouvernementaux dans ce domaine explique l’existence de mécanismes extrêmement dispersés et de fonctions qui se chevauchent. S’il est souhaitable d’avoir des angles d’approche différents afin, par exemple, de tenir compte des spécificités de chaque région, il est aussi nécessaire d’éliminer les doubles emplois afin d’optimiser l’utilisation des ressources et leur incidence sur le terrain.

68. Dans le secteur du commerce, par exemple, plusieurs entités des Nations Unies s’occupent d’une multitude de questions. Alors que la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) joue un rôle prépondérant dans nombre de ces domaines (Voir la résolution 1995 (XIX) du 30 décembre 1964 portant création de la CNUCED en tant qu’organe de l’Assemblée générale, et la résolution 59/221, résolution la plus récente dans laquelle l’Assemblée ait réaffirmé le rôle de la CNUCED en tant qu’institution principalement responsable, au sein du système des Nations Unies, des questions de commerce et de développement.), les commissions régionales et d’autres entités, dont le Centre du commerce international, apportent d’importantes contributions. En ce qui concerne le travail analytique mené dans ce domaine par le Département des affaires économiques et sociales, la CNUCED, les commissions régionales, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et d’autres fonds et programmes, la répartition des attributions pourrait être considérablement améliorée.

69. De même, dans d’autres secteurs macroéconomiques et dans le domaine de la finance, il est nécessaire de veiller à ce que les différentes entités des Nations Unies travaillent en synergie, à la fois entre elles et avec les institutions de Bretton Woods. La publication phare intitulée World Economic Situation and Prospects, qui fait intervenir le Département des affaires économiques et sociales, la CNUCED et les commissions régionales, est certes un bon début, mais de plus grands efforts doivent être faits pour que l’approche des perspectives économiques mondiales et de leur incidence sur les politiques macroéconomiques soit cohérente. La rationalisation des fonctions dans le domaine de la finance est donc nécessaire; la collaboration et le travail dans ce domaine, notamment les relations entre le Département des affaires économiques et sociales et la CNUCED, doivent être redéfinis, afin que la suite donnée aux résultats de la Conférence de Monterrey soit la plus efficace possible.

70. Il faut aussi examiner s’il existe des chevauchements et des doubles emplois dans les domaines du développement durable et des établissements humains. Le Département des affaires économiques et sociales, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le PNUD, ainsi que les commissions régionales et les secrétariats des conventions mènent des activités diverses dans le domaine du développement durable. Dans le domaine de l’environnement, en particulier, les dirigeants mondiaux ont reconnu, lors du Sommet de septembre 2005, qu’il fallait rendre les mécanismes d’exécution des activités plus efficaces et ont préconisé la mise en place « d’un cadre institutionnel plus cohérent à cette fin » (Voir la résolution 60/1, par. 169.). À cet égard, un processus consultatif a été établi au niveau de l’Assemblée générale. Dans les mois qui viennent, l’Assemblée examinera le cadre institutionnel régissant les activités du système des Nations Unies dans ce domaine. Le Groupe d’experts de haut niveau sur la cohérence à l’échelle du système examinera de plus près les activités menées dans le domaine de l’environnement et fera des propositions complémentaires sur les domaines interdépendants que sont le développement, les affaires humanitaires et l’environnement. L’examen d’ensemble des mandats dans le domaine du développement durable doit être un processus à long terme qui alimente les travaux du Groupe et ceux de l’Assemblée générale et s’en enrichit.

71. Les activités ayant trait aux questions de population relèvent elles aussi de plusieurs entités des Nations Unies. Sur la base du Document final du Sommet mondial et d’autres mandats émanant de l’Assemblée générale, du Conseil économique et social et de la Commission de la population et du développement, les domaines de priorité fixés pour les années à venir concernent les questions de migration, le VIH/sida, la santé en matière de procréation et le vieillissement de la population. Lorsqu’il existe des chevauchements entre les activités du Secrétariat et celles des fonds et programmes, il convient de mettre au point une meilleure division du travail, de regrouper les capacités et de redéfinir de façon stratégique les activités prioritaires.

72. Dans chaque domaine thématique, il existe un ensemble spécifique de problèmes et une combinaison unique de mandats. Ainsi, il est intéressant d’examiner le niveau auquel les différents types de mandats sont exécutés. Les États Membres devraient donc se demander, lors de l’examen des mandats, si tel ou tel mandat doit continuer de faire l’objet d’un examen et, dans l’affirmative, si le niveau d’exécution qu’il faut privilégier est le niveau mondial, régional ou sous-régional. Dans mon rapport sur les mesures à prendre en application des décisions du Sommet mondial de 2005 (Rapport du Secrétaire général intitulé « Mesures que doit prendre le Secrétaire général en application des décisions du Sommet mondial de 2005 » (A/60/430), par. 3 et 9.), j’ai demandé que, compte tenu du nombre et de la diversité des recommandations dans le domaine du développement économique et social, les organismes compétents des Nations Unies, y compris les commissions régionales, réexaminent leurs priorités et programmes à la lumière du Document final. Le Comité exécutif pour les affaires économiques et sociales et le Groupe des Nations Unies pour le développement ont coordonné cet exercice en utilisant, dans le contexte du Comité exécutif, une grille d’analyse articulée autour de 11 catégories thématiques (Il s’agit des catégories suivantes : questions macroéconomiques et finances, commerce, développement durable et établissements humains, développement social et intégration sociale, promotion de la femme, pays en situation particulière, gouvernance et renforcement des institutions, science et technologie, droits de l’homme, statistiques et population.). Les États Membres voudront peut-être procéder à l’examen des mandats relevant des différents domaines thématiques en s’aidant de cette grille.

73. Dans le cadre du Comité exécutif pour les affaires économiques et sociales, des réseaux d’entités et de départements compétents ont été constitués en vue de réexaminer les programmes et priorités. Je compte aussi demander aux responsables des entités et chefs des départements compétents de participer à l’analyse des mandats et de proposer des changements concernant les programmes relevant de différents domaines et, le cas échéant, soumettre ces propositions à l’examen du Groupe d’experts de haut niveau sur la cohérence à l’échelle du système. À plus long terme, les États Membres voudront peut-être demander que l’analyse des mandats soit élargie, sur la base du présent examen, pour inclure également les mandats émanant des organes subsidiaires, une telle analyse étant nécessaire pour examiner les activités des différents fonds et programmes.

Rapports demandés

74. Il convient d’améliorer le mécanisme de présentation du rapport global sur la suite donnée à la Déclaration du Millénaire en vue de renforcer la pertinence des décisions de l’Assemblée générale et d’éviter les doubles emplois, ainsi que de réduire sensiblement le nombre de rapports et de documents demandés chaque année. Le Conseil économique et social devrait tirer un meilleur parti des rapports de ses commissions techniques. L’Assemblée générale devrait s’appuyer sur les travaux du Conseil, compte tenu des chevauchements des activités des Deuxième et Troisième Commissions et, notamment, de celles de la Commission de la condition de la femme et de la Commission du développement social. Bien que les rapports demandés sur les questions relatives à l’égalité des sexes fasse l’objet de la section V du présent rapport, il peut être utile de souligner ici que des mesures préliminaires pourraient d’ores et déjà être prises pour réduire le nombre de rapports demandés dans le domaine du développement social. Un certain nombre de rapports pourraient ainsi être regroupés en un rapport unique ou confiés à d’autres organes.

75. Les rapports demandés au titre des questions de développement social inscrites à l’ordre du jour de la Troisième Commission (À savoir : « Suite donnée au Sommet mondial pour le développement social et à la vingt-quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale »; « Développement social, y compris les questions relatives à la situation sociale dans le monde et aux jeunes, aux handicapés et à la famille », et « Suite donnée à l’Année internationale des personnes âgées : deuxième Assemblée mondiale sur le vieillissement ».) pourraient être regroupés en un seul rapport de synthèse sur le développement social. Les grandes orientations émanant de la Commission du développement social et du Conseil économique et social, y compris celles qui ont trait à la suite donnée au Sommet mondial pour le développement social, devraient figurer dans ce rapport. Pour éviter que des rapports distincts soient établis sur des groupes sociaux comme les jeunes et les personnes âgées, la Troisième Commission pourrait être invitée à se reporter aux rapports élaborés sur ces questions pour la Commission du développement social. Le rapport de synthèse proposé pourrait être soumis à l’Assemblée tous les deux ans, et, avec la publication phare intitulée Rapport sur la situation sociale dans le monde, servirait de base à l’examen par celle-ci du point consacré au développement social. Pour avoir des renseignements plus spécifiques sur chaque région ou pays, on pourrait se reporter aux audits sociaux actuellement établis par les commissions régionales et présentés à leurs propres organes intergouvernementaux. Cette nouvelle façon de présenter les rapports permettrait à l’Assemblée générale d’avoir une vue plus globale des questions de développement social.

76. Parmi les autres rapports qui pourraient être regroupés ou confiés à d’autres organes en vue d’optimiser leur qualité et leur incidence, il convient de citer le rapport sur l’énergie solaire (Demandé dans la résolution 56/200, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 60/199.), qui pourrait être regroupé avec le rapport sur l’examen d’options politiques concernant l’énergie au service du développement durable (Demandé dans la résolution 2003/61 du Conseil économique et social, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 2005/229 du Conseil.). Le rapport sur les travaux de l’Alliance des Nations Unies entre les organismes publics et privés pour le développement rural (Demandé dans la résolution 2004/49 du Conseil économique et social, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 2005/42 du Conseil.) pourrait être confié directement à l’équipe de pays des Nations Unies dans les pays pilotes et soumise au Conseil économique et social par l’intermédiaire des commissions régionales concernées. Le rapport sur les mesures économiques unilatérales utilisées pour exercer une pression politique et économique sur les pays en développement ( Demandé dans la résolution 38/197, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 60/185.), qui est établi par le Département des affaires économiques et sociales, pourrait être regroupé avec le rapport élaboré par le Département des affaires politiques sur l’élimination des mesures économiques coercitives utilisées pour exercer une pression politique et économique (Demandé dans la résolution 51/22, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 57/5.). L’établissement de la liste récapitulative des produits dont la consommation ou la vente ont été interdites ou rigoureusement réglementées, qui ont été retirés du marché ou n’ont pas été approuvés par les gouvernements (Demandé dans la résolution 37/137, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 2004/55 du Conseil économique et social.), et du rapport sur la protection contre les produits nocifs pour la santé et l’environnement (Demandé dans la résolution 39/229, puis redemandé, la dernière fois, dans la résolution 2004/55 du Conseil économique et social.), qui relève actuellement du Département des affaires économiques et sociales, pourrait être confié au PNUE et à l’Organisation mondiale de la santé, qui possèdent les compétences spécialisées requises concernant les produits chimiques et pharmaceutiques concernés.

77. En outre, on pourrait utiliser des technologies de l’information et des communications telles que les sites Internet interactifs et les forums en ligne pour exécuter les mandats prévoyant la diffusion d’informations et l’échange de connaissances, ce qui permettrait de ne plus publier certains rapports et documents et de mettre fin à d’autres activités comme les réunions de groupes d’experts.

Mandats et ressources

78. Au fil des décennies, les priorités de développement ont fluctué en fonction des points de vue qui avaient cours parmi les instances dirigeantes. L’orientation des programmes dépendait des tendances qui prédominaient. Les entités ont donc défini leurs activités en tenant compte de ces facteurs, prenant souvent des décisions en fonction de promesses de financement. Lors de leur examen des mandats relatifs au développement dans l’ensemble du système des Nations Unies, les États Membres devraient tenir compte de la nature du financement et du fait que le rôle croissant des dons à des fins spéciales et des ressources extrabudgétaires peuvent être à l’origine de doubles emplois et de chevauchements.

79. Afin d’améliorer l’allocation des ressources dans le système des Nations Unies et d’assurer une gestion plus cohérente des fonds, il serait bon d’examiner, par exemple, le programme ordinaire de coopération technique. Au cours de chaque exercice biennal, des fonds au titre de ce programme sont alloués à des activités d’assistance technique, ou sont apportés en complément d’autres sources de financement de l’aide aux pays en développement. L’Assemblée générale a autorisé l’inscription de ces fonds au budget ordinaire en 1946 et, depuis lors, des fonds au titre de cette assistance ont été alloués à plusieurs départements et organismes, dont le Département des affaires économiques et sociales, le Bureau des affaires humanitaires, la CNUCED, ONU-Habitat, le Haut Commissariat aux droits de l’homme et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, ainsi que toutes les commissions régionales. Le programme sert aussi à financer des services consultatifs, des programmes sur le terrain et des programmes de formation décentralisés, par exemple dans les commissions régionales, qui permettent aux États Membres de se sentir impliqués et assurent qu’il existe un lien étroit entre les activités de coopération technique, les besoins des pays et l’échange de pratiques optimales. Les États Membres souhaiteront peut-être examiner s’il convient que les rapports relatifs au programme ordinaire de coopération technique soient confiés à un seul responsable de programme, tout en maintenant le principe de l’exécution décentralisée. Une telle démarche serait conforme à la nature du programme, qui prévoit une étroite corrélation entre la prestation de services de coopération technique par les départements et organismes et les demandes et nouveaux besoins des États Membres aux niveaux régional et national.

80. Dans l’intervalle, afin d’optimiser l’utilisation des ressources disponibles, on pourrait envisager d’allouer à des activités de développement hautement prioritaires les sommes qui seraient économisées grâce à une gestion plus efficace des services d’appui commun au titre des organes intergouvernementaux s’occupant de questions économiques et sociales. Par exemple, l’Organisation des Nations Unies célèbre près de 100 journées ou années internationales pour marquer des occasions spéciales ou sensibiliser le public à des questions d’importance internationale. Un grand nombre de ces célébrations concernent des questions économiques et sociales (Les autres célébrations ont essentiellement trait à des questions relatives aux droits de l’homme.). Le grand nombre de commémorations atténue la portée de chacune, ce qui contraint l’ONU à choisir les occasions qu’elle doit célébrer et suscite des critiques, l’Organisation étant accusée de gaspiller des ressources pour financer des programmes qui n’ont aucune incidence réelle sur la vie de gens (Devant la prolifération de commémorations de ce type, l’Assemblée générale a adopté, le 17 décembre 1973, la résolution 3170 (XXVIII) intitulée « Années et anniversaires internationaux », dans laquelle elle a décidé de donner pour instructions à ses organes subsidiaires de ne proposer la proclamation d’années internationales que pour les occasions les plus importantes et, quand cela est possible, de proposer de préférence des célébrations de courte durée.). Je propose donc que l’Assemblée générale revoie ces célébrations et adopte des directives permettant de choisir quelles occasions célébrer chaque année et de faire un meilleur emploi des fonds alloués à ces commémorations.

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