Faire face ensemble aux défis mondiaux

Chaque année, en septembre, les États Membres de l’Organisation des Nations Unies se réunissent pendant la session de l’Assemblée générale, à New York, pour débattre des grandes questions intéressant la planète. Cette année, en sus du débat général, les dirigeants mondiaux participeront à plusieurs sommets et réunions de haut niveau visant à dynamiser l’action contre les changements climatiques et en faveur du développement durable, afin d’assurer à chacun et chacune une vie saine, paisible et prospère. Cette semaine d’action repose sur les objectifs de développement durable, adoptés par tous les dirigeants du monde en 2015. Les 17 objectifs interconnectés constituent un appel universel à l’action visant à éliminer la pauvreté et la faim, élargir l’accès à la santé, à l’éducation, à la justice et à l’emploi, tout en protégeant notre planète des dégradations environnementales.

Panneaux solaires

Les effets des changements climatiques s’accélèrent, mais il est encore possible de faire en sorte que la température mondiale moyenne n’augmente pas de plus de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, ce qui permettrait d’éviter les pires conséquences, pourvu que l’on prenne d’urgence des mesures radicales. Ce sommet présentera les solutions proposées par les gouvernements, le secteur privé et la société civile pour réduire les émissions et renforcer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques. Il sera précédé du Sommet des jeunes sur le climat, le 21 septembre, à l’intention des jeunes leaders qui militent pour une action climatique afin de présenter leurs solutions et de s’engager de manière significative auprès des décideurs sur cette question cruciale de notre temps.

Couverture sanitaire universelle

La toute première réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle a pour objectif de donner un nouvel élan à l’action menée pour permettre à chaque personne d’avoir accès à un système de santé peu coûteux, inclusif et résilient. Elle vise à galvaniser les engagements de la communauté internationale en faveur de la santé pour tous et toutes, en appelant l’attention sur les liens étroits qui existent entre santé et action climatique et en rappelant que la santé est non seulement un droit fondamental mais également une condition sine qua non, un moteur et une conséquence du développement durable.

Des enfants autochtones tiennent des pancartes où figurent les objectifs de développement durable

En 2015, les États Membres ont adopté à l’unanimité le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et ses 17 objectifs de développement durable. C’est l’initiative la plus ambitieuse jamais prise pour transformer notre monde et promouvoir la prospérité et le bien-être de chaque personne tout en protégeant l’environnement. Il reste toutefois beaucoup à faire si l’on veut atteindre les objectifs de développement durable sans laisser personne de côté. Durant le Sommet, les dirigeantes et dirigeants du monde entier et les autres acteurs concernés expliqueront comment ils comptent accélérer l’action visant à transformer nos sociétés et nos économies, près de cinq ans après l’adoption du Programme 2030 et alors qu’il reste à peine plus de 10 ans pour le mettre en œuvre.

Illustration pour le financement du développement

Les questions de financement restent un enjeu majeur pour la mise en œuvre du Programme 2030, alors même que les investissements nécessaires à la réalisation des objectifs de développement durable sont insuffisants. Par ailleurs, les mesures de restriction commerciale se multiplient et les risques liés à l’endettement s’accroissent, limitant l’aptitude de nombreux pays à investir en faveur des objectifs de développement durable. Le Dialogue de haut niveau sur le financement du développement rassemblera des représentantes et des représentants des États et du monde des affaires et de la finance, entre autres, qui apporteront leur aide pour mobiliser des fonds, nouer des partenariats et accélérer les progrès.

 
Une île du Pacifique

Les petits États insulaires en développement comptent parmi les pays plus vulnérables au monde. Ils rencontrent des difficultés particulières du fait de leur petite taille, de leur isolement, de la faible diversité de leurs ressources et de leurs exportations et de leur vulnérabilité face aux chocs économiques extérieurs et aux problèmes environnementaux qui se posent à l’échelle mondiale, comme les effets des changements climatiques. Cinq ans après l’adoption des Orientations de Samoa, document ambitieux visant à appuyer le développement durable dans les petits États insulaires en développement, l’examen à mi-parcours sera l’occasion de faire le point sur les progrès accomplis dans la lutte contre les effets dévastateurs des changements climatiques, le renforcement de la résilience économique et environnementale et d’autres domaines.