Une violation des droits de l'enfant

Le travail des enfants perpétue le cercle vicieux de la pauvreté car il empêche ceux-ci d'acquérir les compétences et l'éducation nécessaires pour améliorer leur avenir. Il constitue une violation de leurs droits fondamentaux, inscrits dans la Convention des droits de l'enfant , adoptée en 1989, et un frein considérable au développement durable.

Malgré l'adoption de la Convention, le travail des enfants persiste encore aujourd'hui à différents niveaux, partout à travers le monde.

Prévalence du travail des enfants: 19,6% en Afrique, 5,3% en Amérique, 2,9% dans les États arabes, 7,4% dans la région Asie-Pacifique et 4,1% en Europe et Asie centrale
Source: OIT, 2016

Chaque année depuis 2002, la Journée mondiale contre le travail des enfants mobilise les gouvernements, les employeurs et toute la société civile afin d'attirer l'attention sur l'étendue du problème et aboutir à des actions concrètes devant être mises en oeuvre pour y faire face.

La seule chose qu'un enfant devrait faire travailler est son imagination !

Chaque enfant devrait recevoir une éducation de qualité et avoir la chance de poursuivre ses rêves. Pourtant, aujourd'hui, 218 millions d’enfants entre 5 et 17 ans sont privés de cette opportunité et sont employés à la place. Parmi eux, 152 millions sont astreints au travail des enfants et près de la moitié, 73 millions, accomplissent des travaux dangereux. De plus, un quart du travail dangereux des enfants (19 millions) est accompli par des enfants de moins de 12 ans.

Globalement, le travail des enfants se concentre principalement dans l’agriculture (71%), qui englobe la pêche, la sylviculture, l’élevage de bétail et l’aquaculture, et qui comprend à la fois l’agriculture de subsistance et l’exploitation commerciale.

Cette année, à l'occasion de la Journée, l'Organisation mondiale du travail (OIT) a passé en revue les progrès accomplis au cours de ses 100 ans de soutien dans la lutte contre le travail des enfants. La protection des enfants est en effet inscrite dans le Préambule de sa Constitution depuis sa création en 1919.

En cette Journée mondiale, l'accent est mis notamment sur la Cible 8.7 des Objectifs de développement durable de l’ONU, visant à éradiquer le travail des enfants sous toutes ses formes d’ici 2025. En soutien à l'Alliance 8.7 , la communauté internationale appelle à une action immédiate pour s’attaquer fermement à l’éradication du travail des enfants.

L’année 2019 marque aussi les 20 ans de l’adoption de la Convention (n° 182) sur les pires formes de travail des enfants (1999). À l'exception du Tonga, cette Convention est proche de la ratification universelle. En cette Journée, l'OIT appelle à l’entière ratification et mise en œuvre de la Convention n° 182 et de la Convention (n° 138) sur l'âge minimum (1973). Elle encourage aussi la ratification du Protocole de 2014 à la Convention sur le travail forcé, qui protège aussi bien les adultes que les enfants.

La campagne de cette année vise enfin à accélérer les initiatives pour encourager des approches intégrées mettant un terme au travail des enfants et promouvant une culture de prévention en matière de sécurité et de santé au travail (SST).

 

Quels sont les enjeux des journées internationales ?