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Secretary-General Ban Ki-moon

Statement

Statement attributable to the Spokesman for the Secretary-General on Burundi [Scroll down for French]

New York , 6 November 2015

The Secretary-General is alarmed by the ongoing escalation of violence in Burundi. He expresses grave concern that in recent weeks, the discovery of the bodies of civilian victims, many apparently summarily executed, has become a regular occurrence in several neighborhoods of Bujumbura. Just today, the son of prominent Burundian human rights defender Pierre-Claver Mbonimpa was killed following his arrest by police in Bujumbura.

The recurring violence and killings in Burundi must stop. The Secretary-General underlines the responsibility of the Burundian authorities to protect the civilian population, regardless of political affiliation, and ensure that the widespread impunity for these heinous acts is brought to an immediate end.

The Secretary-General also condemns public statements that appear aimed at inciting violence or hatred towards different groups in Burundian society. Inflammatory rhetoric is reprehensible and dangerous; it will only serve to aggravate the situation in the country. He calls for accountability for those who have engaged in publicly inciting violence.

The Secretary-General stresses the imperative to intensify all efforts to find a political settlement to the crisis in Burundi. He calls on all parties, including the national authorities, civil society, and opposition, whether they are in Burundi or abroad, to put an immediate end to the propagation of hate speech, renounce violence, and engage in good faith with the ongoing facilitation of the East African Community.

The Secretary-General calls on all Burundians, especially Government leaders, to help create the conditions for a credible and inclusive dialogue that can address the deep political challenges the country currently faces. The United Nations extends its full support and assistance to all efforts aimed at promoting a peaceful settlement. Time is of the essence.

New York, 6 November 2015


Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur le Burundi

Le Secrétaire général est profondément préoccupé par l’escalade de la violence au Burundi.  Il exprime sa profonde inquiétude quant au fait que ces dernières semaines, la découverte de corps sans vie parmi les civils se soit produite de manière régulière dans plusieurs quartiers de Bujumbura ; nombre d’entre eux ayant été sommairement exécutés. Encore aujourd’hui, le fils de l’éminent burundais défenseur des droits humains, Pierre-Claver Mbonimpa, a été tué après son arrestation par la police à Bujumbura.

La violence et ces tueries répétées doivent cesser. Le Secrétaire général souligne la responsabilité des autorités burundaises dans la protection des populations civiles par les autorités burundaises, quelle que soit leur affiliation politique, et pour mettre fin immédiatement à l’impunité généralisée de tels actes atroces.     
 
Le Secrétaire général condamne aussi les déclarations publiques qui semblent viser à inciter à la violence ou à la haine envers divers composantes de la société burundaise.  Cette  rhétorique incendiaire est répréhensible et dangereuse ; elle ne contribuera qu’à exacerber les tensions dans le pays. Il appelle à ce que toute personne publiquement impliquée dans des actes d’incitation à la violence soit tenue responsable.

Le Secrétaire général souligne la nécessité d’intensifier les efforts afin de trouver un règlement politique à la crise au Burundi. Il invite toutes les parties, y compris les autorités nationales, la société civile et l’opposition, qu'elles se trouvent au Burundi ou à l'étranger, à mettre immédiatement un terme à la propagation des discours haineux, à renoncer à la violence et à prendre part de bonne foi à la facilitation de la Communauté de l’Afrique de l’Est actuellement en cours.

Le Secrétaire général appelle tous les Burundais, en particulier les leaders du
Gouvernement,  à contribuer à l’établissement des conditions pour un dialogue crédible et inclusif qui puisse réponde aux importants défis politiques auxquels le Burundi est confronté. L'Organisation des Nations Unies réitère son soutien à tout effort visant à promouvoir un règlement pacifique. Le temps presse.

New York, le 6 novembre 2015


Statements on 6 November 2015