Welcome to the United Nations. It's your world.

Secretary-General Ban Ki-moon

New York, 3 May 2015 - Secretary-General's message on World Press Freedom Day [scroll down for French version]


Around the globe, journalists are attacked every day as they try to carry out their work. In the last year alone, 61 journalists were killed.  Many more languish in jails without charges or any sign of due process, the victims of governments and others that prohibit free inquiry and use the power of the state to intimidate the press.  As we mark World Press Freedom Day this year, let us honour the memory of those who lost their lives, and intensify our efforts to uphold the fundamental human right to freedom of expression and press freedom.

This year’s theme, Let Journalism Thrive! Towards Better Reporting, Gender Equality, & Media Safety in the Digital Age, emphasizes the importance of ensuring a free and pluralistic media against the backdrop of a fast-paced and ever-changing digital world.

Digital technology has been exploited to spread hate speech or incite violence, but it is also a force for good, bringing people together in a global conversation about how to build a better world. In particular, digital technology can have a positive impact as leaders strive this year to formulate an ambitious agenda to advance sustainable development for years to come.  However digital journalists and bloggers are also facing retribution and curbs on their freedom to report.

Thriving journalism – whether in digital or more traditional form – must be anchored in quality reporting and information dissemination to all segments of society. Women play a critical, yet far too neglected, role in in today’s media landscape.

On this Day, I call on all governments, societies and individuals to uphold the principles put forward by Member States on the need for the free exchange of information and ideas, both within and among nations.

We must commit to ensure that the safety and human rights of journalists are protected, independent of the political, socio-economic or cultural pressures that may threaten, impede or deter their freedom to keep the world informed.

Journalism and the press can help advance our efforts to achieve the objectives of the proposed Sustainable Development Goals. If we are to move forward with a new development agenda, we need to understand that information must not only be universal, but also free to challenge the status quo, and to provide a window of hope to those whose voices are silenced by the censorship of corruption, violence, intimidation and retaliation.

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Sur toute la surface du globe, les journalistes sont attaqués tous les jours en tentant de faire leur travail. Durant la seule année passée, 61 journalistes ont été tués. Bien d’autres encore dépérissent en prison sans mise en accusation ni la moindre perspective d’une procédure régulière, victimes de gouvernements ou d’autres qui interdisent la libre enquête et utilisent le pouvoir de l’État pour intimider la presse. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, saluons la mémoire de ceux de ses membres qui ont perdu la vie et redoublons d’efforts pour faire respecter le droit fondamental de la personne humaine à la liberté d’expression et la liberté de la presse.

Le thème de cette année, « Donnons du souffle au journalisme! Vers une meilleure couverture de l’information, l’égalité des genres et la sécurité des médias à l’ère du numérique », met en relief l’importance d’une presse libre et pluraliste dans un monde numérique en mutation rapide et constante.

La technologie numérique a été exploitée pour répandre des discours de haine ou inciter à la violence, mais c’est aussi une force au service du bien, qui rassemble les gens dans une conversation mondiale sur les moyens de bâtir un monde meilleur. En particulier, la technologie numérique peut avoir un impact favorable en cette année où les dirigeants s’attachent à élaborer un programme ambitieux pour promouvoir un développement durable pour les années à venir. Et cependant, les journalistes qui la pratiquent et les blogueurs risquent eux aussi des mesures de rétorsion et des atteintes à leur liberté d’informer.

La prospérité du journalisme – qu’il soit numérique ou revête une forme plus traditionnelle – ne peut reposer que sur la qualité de ses comptes rendus et la diffusion de l’information à tous les secteurs de la société. Les femmes jouent un rôle décisif, mais bien trop négligé, dans le paysage médiatique d’aujourd’hui.

En cette Journée mondiale, j’engage tous les gouvernements, toutes les sociétés et tous les particuliers à défendre les principes mis en avant par les États Membres quant à la nécessité du libre-échange de l’information et des idées, tant entre nations qu’au sein de chacune d’elles.

Nous devons nous engager à faire en sorte que la sécurité et les droits individuels fondamentaux des journalistes soient protégés, indépendamment des pressions politiques, socioéconomiques ou culturelles qui peuvent menacer, entraver ou brider leur liberté de tenir le monde informé.

Le journalisme et la presse peuvent nous aider dans notre action pour réaliser les objectifs de développement durable envisagés. Pour pouvoir aller de l’avant avec un programme nouveau de développement, il nous faut comprendre que l’information doit être non seulement universelle, mais encore libre de remettre en cause le statu quo et d’offrir une lueur d’espoir à ceux dont la voix est étouffée par la censure de la corruption, de la violence, de l’intimidation et de la vengeance.


Statements on 3 May 2015