Latest Statements
New York, 10 April 2011 - Statement by the Secretary-General on the situation in Côte d'Ivoire (French version below)
I am deeply concerned about recent developments in Côte d'Ivoire.
On 5 April, while Mr. Gbagbo's camp claimed that they had initiated negotiations to end the crisis peacefully and ordered their forces to lay down their arms, they in fact used that time to regroup their forces and redeploy heavy weapons. Mr. Gbagbo's forces have since resumed attacks using these weapons against the civilian population, UNOCI Headquarters and patrols, as well as the Golf Hotel where the Headquarters of the legitimate Government of President Ouattara is located.
On 6 April, UNOCI Headquarters at Sebroko Hotel received sustained rocket propelled grenade (RPG) and sniper fire from Camp Gallieni. On the same day, RPGs were fired at UNOCI patrols in the vicinity of the Agban gendarmerie camp and in the Marcory neighbourhood, while UN military and formed police positions securing the two main bridges in Abidjan were also attacked.
On 7 April, Mr. Gbagbo's forces used armoured personnel carriers (APCs) mounted with heavy machine guns to attack the civilian population in Adjamé and Attecoube districts. More than 200 civilians from the two districts came to UNOCI Headquarters to seek refuge, and the Mission treated 50 wounded civilians.
On 9 April, Mr. Gbagbo's forces launched an attack on the Golf Hotel from several directions. UNOCI forces and formed police units deployed at the Golf Hotel successfully repelled the attack, in keeping with Security Council resolution 1962 (2010). No casualties were reported among members of President Ouattara's Government and other civilians residing at the hotel. One UNOCI peacekeeper was wounded.
These actions are unacceptable and cannot continue. The continued use of heavy weapons against the civilian population and our peacekeepers, as well as the attack against the Headquarters of the legitimate Government, have compelled me, once again, to instruct UNOCI to use all necessary means to prevent the use of these weapons, pursuant to Security Council resolutions 1975 (2011) and 1962 (2010).
Accordingly, around 17:00 hrs Abidjan time today, UNOCI undertook a military operation to prevent the use of heavy weapons which threaten the civilian population of Abidjan and our peacekeepers. At my request, the French Licorne forces have extended the necessary support to UNOCI, in keeping with paragraph 17 of Security Council resolution 1962 (2010). I have informed the Security Council accordingly.
I am particularly concerned about the humanitarian situation across the country and about human rights abuses. Civilians are bearing the brunt of the violence?the fighting must stop. Mr. Gbagbo needs to step aside immediately.
New York, 10 April 2011
==============
French version
Déclaration du Secrétaire général sur la situation en Côte d'Ivoire
Je demeure très préoccupé par l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire ces derniers jours.
Le 5 avril, l'entourage de M. Gbagbo exprimait l'intention d'entrer en négociations afin de mettre fin pacifiquement à la crise actuelle et de prendre des dispositions pour que ses forces rendent les armes. En réalité, ces forces ont profité de ce sursis pour se regrouper et pour redéployer des armes lourdes, qu'ils ont utilisées dans des attaques renouvelées contre la population civile, le siège et des patrouilles de l'ONUCI, ainsi que contre l'Hôtel du Golf, siège actuel du gouvernement légitime du Président Ouattara.
Le 6 avril, le siège de l'ONUCI à Sébroko a été pris pour cible par des tirs d'armes lourdes, par des tireurs d'élite, ainsi que par des lance-roquettes, à partir du camp Galliéni. Des roquettes ont également été lancées contre des patrouilles de l'ONUCI dans les environs du camp de la gendarmerie d'Agban et dans le quartier de Marcory. Des militaires et unités de police de l'ONUCI, déployés pour sécuriser les deux ponts principaux d'Abidjan, ont également été pris pour cible.
Le 7 avril, les forces loyales à M. Gbagbo ont utilisé des véhicules de transport de troupes blindés armés de mitrailleuse de calibre lourd pour tirer sur la population civile des quartiers d'Adjamé et d'Attécoubé. Plus de 200 personnes de ces deux quartiers sont venues au siège de l'ONUCI pour s'y réfugier. La Mission a apporté une assistance médicale à 50 personnes blessées.
Le 9 avril, les forces de M. Gbagbo ont lancé une attaque contre l'Hôtel du Golf à partir de plusieurs emplacements. Conformément à la résolution 1962 (2010) du Conseil de sécurité, les forces et les unités de police constituées de l'ONUCI, déployés à l'Hôtel du Golf, ont réussi à repousser cette attaque. Aucun membre du gouvernement du Président Ouattara, ni aucun autre civil résidant à l'Hôtel n'ont été blessés. Un casque bleu de l'ONUCI a été blessé.
Ces actions sont inacceptables et ne sauraient continuer. L'utilisation continue d'armes lourdes visant la population civile et nos casques bleus, ainsi que l'attaque contre le quartier général du gouvernement légitime, m'ont contraint de nouveau à donner instruction à la Mission de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher le recours à ces armes, conformément aux résolutions 1975 (2011) et 1962 (2010) du Conseil de sécurité.
A cet effet, vers 17h heure d'Abidjan aujourd'hui, l'ONUCI a engagé une opération militaire afin d'empêcher l'utilisation d'armes lourdes menaçant la sécurité des populations civiles d'Abidjan et nos casques bleus. A ma demande, les forces françaises de la Licorne ont apporté le soutien nécessaire à l'ONUCI, conformément au paragraphe 17 de la résolution 1962 (2010) du Conseil de sécurité. J'en ai informé le Conseil de sécurité.
Je suis particulièrement préoccupé par la situation humanitaire dans le pays, et par les violations des droits de l'homme. La population civile est la première victime des violences – il est donc urgent que les combats s'arrêtent. M. Gbagbo doit immédiatement céder le pouvoir.
New York, le 10 avril 2011