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Secretary-General Ban Ki-moon

Off-the-Cuff

Secretary-General's remarks at joint press conference with Alpha Condé of Guinea [scroll down for Q&A]

Conakry, Guinea, 20 December 2014

Je suis heureux de me trouver ici aujourd’hui, au côté du Président Condé. Nous sortons d’une réunion très fructueuse, où nous avons fait le point sur l’intervention contre l’Ebola.

Je suis venu dans la région pour soutenir les populations et les gouvernements qui doivent faire face à l’épidémie. Hier, j’étais au Libéria et en Sierra Leone. Ce soir, je serai au Mali.

C’est un message personnel que j’adresse directement aux habitants de la Guinée.

L’Organisation des Nations Unies vous soutiendra jusqu’à ce que l’épidémie soit enrayée et que le pays se soit remis de ses effets dévastateurs.

Grâce à la détermination des autorités nationales, à la mobilisation des populations touchées et à l’aide de partenaires du monde entier, la propagation du virus a pu être sensiblement freinée dans certaines régions du pays.

Ce progrès donne l’espoir de vaincre la maladie aux milliers de personnes ? médecins, soignants bénévoles et populations touchées notamment – qui la combattent.

Il reste néanmoins beaucoup à faire.

L’Ebola continue de se répandre et constitue un risque sérieux pour tous les Guinéens.

Le système des Nations Unies, la Mission des Nations Unies pour l’action d’urgence contre l’Ebola et nos partenaires sont là pour vous aider.

Il n’a jamais été aussi important de travailler ensemble.

Tous les Guinéens – responsables gouvernementaux, chefs de communautés, soigneurs traditionnels et populations locales – devront s’impliquer activement dans la lutte contre la maladie pour mettre fin à l’épidémie.

Je me suis entretenu avec le Président Condé de la situation en Guinée forestière, où il est inquiétant de constater que le nombre de malades semble continuer de croître.
Nous sommes également convenus qu’il fallait une collaboration transfrontière solide, en particulier dans le cadre de l’Union du fleuve Mano, pour éviter que l’épidémie ne reparte de plus belle.

Je remercie le Président Condé de son esprit d’initiative. Je tiens également à exprimer la profonde admiration que m’inspirent tous ceux qui sont en première ligne, ces milliers d’hommes et de femmes originaires de Guinée ou d’autres pays du monde qui se démènent pour sauver des vies. J’ai eu tout à l’heure une réunion très émouvante avec quelques-uns d’entre eux, qui m’ont fortement impressionné par leur professionnalisme et leur dévouement.

À long terme, l’épidémie d’Ebola risque d’avoir des conséquences socioéconomiques graves.

Même si notre priorité immédiate est d’arrêter la propagation de la maladie, il n’est pas trop tôt pour commencer à penser au relèvement.

Nous devons multiplier les activités visant à rétablir les services sociaux de base, renforcer les services de santé, soutenir l’économie et, de façon générale, accroître la résilience du pays.

Les pays d’Afrique et du monde ont réagi de façon extraordinaire. J’invite la communauté internationale à rester mobilisée.

Notre objectif commun est d’éradiquer complètement la maladie.

L’Organisation des Nations Unies – et moi-même – nous engageons à continuer de faire le maximum pour aider la Guinée à sortir de la situation actuelle.

Je vous remercie.

Q: [In French] You are hoping for a short war on Ebola. How confident are you in that regard after your visits?

SG: We have to fight back, fight against Ebola. This is an unprecedented disease which the United Nations and the international [community] has never experienced. That is why the whole world is now being mobilized. That is why the United Nations, together with the World Health Organization – have been working very closely – we are now working with strategic vision, with the medical expertise of the World Health Organization, combined with the United Nations’ crisis management capacity. We are raising political awareness, we are mobilizing financial and logistical support.

This is an unprecedented operation. We have to fight against this disease and that requires all the actors. We need partnership. Not a single country, however powerful one may be, or not a single organization, however big, large, like the United Nations, cannot do it alone. That is why I’m asking again here in Guinea to the whole world that to lend their support. That I have already said in Liberia, Sierra Leone, and I’m going to see now in Guinea such moving human stories where thousands of people, health workers, are giving [their] all, they’re even risking their lives. Hundreds of doctors, nurses, health workers, have died. The United Nations also lost some of our staff. But we have to make sure that the last one case is identified, cured and eliminated. We have to declare this country and this region and the whole world is free of Ebola.


Off-the-Cuff on 20 December 2014