Conférence de presse du Président de la 68e session de l’Assemblée générale, M. John William Ashe, d’Antigua-et-Barbuda, sur les priorités de son mandat à la tête de l’Assemblée

17 septembre 2013
Conférence de presse

Conférence de presse du Président de la 68e session de l’Assemblée générale, M. John William Ashe, d’Antigua-et-Barbuda, sur les priorités de son mandat à la tête de l’Assemblée

17/9/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA 68E SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. JOHN WILLIAM ASHE,

D’ANTIGUA-ET-BARBUDA, SUR LES PRIORITÉS DE SON MANDAT À LA TÊTE DE L’ASSEMBLÉE

La soixante-huitième session de l’Assemblée générale qui s’ouvre cet après-midi au Siège des Nations Unies à New York, sera marquée par l’organisation de trois évènements de haut niveau et par la tenue de trois débats thématiques. 

Le Président de l’Assemblée générale, M. John William Ashe, d’Antigua-et-Barbuda, qui donnait une conférence de presse ce matin au Siège des Nations Unies, a précisé que ces trois évènements de haut niveau seront consacrés à la contribution des femmes, des jeunes et de la société civile à la définition du programme de développement pour l’après-2015; aux droits de l’homme et à l’état de droit dans ce programme; ainsi qu’à la coopération Sud-Sud, et aux technologies de l’information et de la communication au service du développement dans le programme de développement pour l’après-2015.

Par ailleurs, a précisé M. Ashe, trois débats thématiques seront organisés au cours de cette soixante-huitième session de l’Assemblée générale avec comme thèmes respectifs: « le rôle des partenariats »; « comment des sociétés stables et pacifiques peuvent-elles participer au développement? » et « l’eau, l’assainissement et les énergies durables pour le développement ».  Il a précisé que tous ces événements devraient concourir à la préparation du programme de développement mondial pour l’après-2015. 

Le Président de la soixante-huitième session de l’Assemblée générale a également évoqué la réforme du Conseil de sécurité, et a dit espérer que des avancées sur cette question pourront avoir lieu au cours de son mandat, après le statu quo qui prévaut depuis des années.  Pour rappel, l’Assemblée générale procèdera à l’élection de cinq membres non permanents du Conseil de sécurité le 12 octobre prochain.

Au cours de leur échange avec le Président de l’Assemblée, les correspondants de presse sont revenus plusieurs fois sur la crise syrienne, chaque question reflétant des préoccupations diverses.  En ce qui concerne la recherche d’une solution au conflit, M. Ashe a rappelé qu’un accord venait d’être conclu en Genève, en Suisse, entre les États-Unis et la Fédération de Russie et a dit espérer que cela pourrait conduire à la recherche d’une solution globale et définitive. 

Le Président de l’Assemblée a également souligné que le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, avait présenté hier le rapport de la mission de l’ONU qui a enquêté sur place et a conclu à l’utilisation du gaz sarin dans l’incident survenu le 21 août dernier à Ghouta dans la banlieue de Damas en Syrie.  Il a estimé que les auteurs de ce genre d’actes devraient en répondre devant la justice.  

En réponse à une question, le Président de l’Assemblée générale a déclaré qu’il était prématuré d’évoquer le remplacement de l’actuel Gouvernement par une coalition des mouvements de l’opposition syrienne pour représenter la Syrie aux Nations Unies, et il a précisé qu’il n’avait aucune information officielle sur une telle demande.  Sur l’éventualité de la tenue d’un débat de l’Assemblée générale sur la Syrie, il a rappelé que tout État Membre ou tout groupe d’États avait la liberté de prendre une telle initiative.

Interrogé spécifiquement sur l’usage d’armes chimiques dans d’autres conflits comme ce fut le cas au cours de la guerre Iran-Iraq au début des années 1980 ou durant le conflit lié au territoire palestinien, le Président de l’Assemblée générale a souligné qu’il ne devrait pas y avoir de réaction sélective de la communauté internationale face aux atrocités, quel qu’en soit l’auteur.  Mais il a estimé que le cas de la Syrie semble recevoir plus d’attention et susciter une plus grande mobilisation du fait des nouvelles technologies qui permettent une diffusion plus rapide et plus large de l’information.

Le Président de l’Assemblée a également salué la reprise des pourparlers entre Palestiniens et Israéliens au Moyen-Orient, et il a souligné que la responsabilité la plus grande incombe aux parties au conflit en ce qui concerne l’avancement du processus de paix. 

Répondant à une question portant sur le non-respect par les États des résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Ashe a estimé que toute résolution de l’Assemblée générale doit être appliquée par les États Membres, et que ces derniers devraient veiller à mieux respecter et appliquer ces résolutions qui, en fin de compte sont les leurs.

Le Président de l’Assemblée a ensuite dit qu’il était conscient que la Cour pénale internationale (CPI) cristallise de nombreuses critiques, notamment sur le fait que la plupart des affaires dont elle a été saisie depuis son établissement ont un rapport avec le continent africain.  Ceci devrait susciter une réflexion de la part de la Cour et de la communauté internationale, a dit M. Ashe tout en indiquant qu’il n’avait pas d’information corroborant les allégations selon lesquelles les pays africains penseraient à abandonner en masse le Statut de Rome établissant la CPI.  Concernant les informations faisant état d’une participation du Président du Soudan, M. Omar Hassan El Bechir, qui est poursuivi par la CPI, au débat général de haut niveau de l’Assemblée générale qui s’ouvre le 24 septembre pour prendre fin le 1er  octobre prochain, M. Ashe a relevé que le nom du Président du Soudan ne figure pas à ce jour sur la liste des orateurs.

Pour ce débat général, 89 chefs d’État et 42 chefs de gouvernement sont annoncés, tandis que 61 délégations seront représentées au rang ministériel.  L’Assemblée générale adoptera son projet de programme de travail le 19 septembre et entamera ses travaux dès le 20 septembre pour commencer à examiner les 175 questions de l’ordre du jour dont elle est saisie cette année.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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