Conférence de presse du Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique

22 mai 2013
Conférence de presse

Conférence de presse du Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique

22/5/2013
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DE LA CONVENTION SUR LA DIVERSITÉ BIOLOGIQUE

Avec une demande d’eau douce en pleine augmentation à travers le monde, l’eau est un facteur de première importance pour la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a souligné le Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique, M. Braulio de Souza Dias, cet après-midi devant la presse, à l’occasion de la Journée internationale de la biodiversité, placée cette année sous le thème « L’eau et la biodiversité ».

D’ici l’an 2025, 884 millions de personnes, soit 12,5% de la population mondiale, risquent de ne pas avoir accès à une eau saine, a affirmé M. Dias, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse, cet après-midi au Siège de l’ONU, à New York.  Il a rappelé également que près de deux tiers de l’humanité vivrait dans une situation de stress hydrique à l’horizon 2025. 

Le thème de cette journée internationale de la biodiversité a été choisi en relation avec la désignation, par les Nations Unies, de 2013, comme Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau.

Parlant des liens entre eau et biodiversité, le Secrétaire exécutif de la Convention sur la diversité biologique a pris exemple sur la ville de New York dans laquelle, a-t-il expliqué, le béton et le bitume ont envahi les espaces urbains si bien que la ville a souffert d’inondations dramatiques après le passage de l’ouragan Sandy l’an dernier, parce que les sols ont perdu leur capacité d’absorption d’eau.

Tout en souhaitant que le monde puisse se servir des leçons apprises afin d’éviter les conflits d’origine hydrique, il a déploré le fait que les gens fussent réfractaires à changer leur mode de vie.  Il a ensuite plaidé pour une franche collaboration de la communauté internationale et une gestion intégrée de la biodiversité qui est, a-t-il souligné, une solution pour le développement durable. 

M. De Souza Dias a par ailleurs rappelé que la croissance démographique mondiale n’autorisait plus le gaspillage des ressources biologiques de la planète, car celles-ci se raréfient.  Il a en revanche loué la conscience écologique de plus en plus aiguisée des populations, une réalité qui, a-t-il expliqué, conduit les entreprises privées à plus d’efforts dans la préservation de la biodiversité, afin de préserver leur capital sympathie auprès du public.

En 2000, les Nations Unies ont désigné le 22 mai Journée internationale de la biodiversité en vue d’encourager la compréhension des enjeux liés à la biodiversité et d’accroître la sensibilisation sur ce sujet.  Les éléments de la diversité biologique sont toutes les formes de vie sur Terre, y compris les écosystèmes, les animaux, les plantes, les champignons, les microorganismes et la diversité génétique.

La Convention sur la diversité biologique est un traité international juridiquement contraignant qui a pour objectifs principaux la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques.

La Convention, qui compte 193 parties à ce jour, avait été ouverte à la signature lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, le 5 juin 1992, et est entrée en vigueur le 29 décembre 1993. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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