Conférence de presse des Commandants des forces des Missions des Nations Unies en Haïti, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud

20 juin 2012
Conférence de presse

Conférence de presse des Commandants des forces des Missions des Nations Unies en Haïti, en République démocratique du Congo et au Soudan du Sud

20/06/2012
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DES COMMANDANTS DES FORCES DES MISSIONS DES NATIONS UNIES

EN HAÏTI, EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO ET AU SOUDAN DU SUD

Les Chefs des forces des missions de maintien de la paix des Nations Unies en République du Congo (MONUSCO), en Haïti (MINUSTAH) et au Soudan du Sud (MISNUSS) ont tenu à rappeler aujourd’hui que ces opérations avaient des mandats larges allant du maintien de la paix classique à l’atténuation des conflits en passant même par la lutte contre le choléra.

Les généraux Fernando Rodrigues Goulart, Moses Bisong Obi et Chander Prakash, respectivement Commandants de la force de la Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH); de la force de la Mission des Nations Unies en République du Soudan du Sud (MISNUSS); et de la force de la Mission de stabilisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) ont donné aujourd’hui une conférence de presse au Siège des Nations Unies dans la foulée de l’adoption anticipée par l’Assemblée générale, demain, des budgets des opérations de maintien de la paix onusiennes pour la période allant du mois de juillet 2012 au mois de juin 2013.

Le général Chander Prakash, Commandant de la force de la MONUSCO, a déclaré que le mandat de cette Mission de maintien de la paix était double: protection des civils et stabilisation des zones à risque.  La stabilisation inclut des questions aussi variées que les réformes des secteurs de la sécurité et de la justice.  Sur l’effectif total des Casques bleus déployés sur le terrain en RDC, 94% de leurs effectifs ont été déployés dans l’Est du pays, a-t-il précisé.

Le général Moses Bisong Obi, Commandant de la force de la MISNUSS, a pour sa part annoncé que la Mission, dont il dirige le contingent militaire avait été mise en place pour soutenir la plus jeune nation au monde, la République du Soudan du Sud.  La MISNUSS a reçu un vigoureux mandat en ce qui concerne la protection des populations, ainsi que pour ce qui a trait au renforcement des capacités, a indiqué le général Bisong Obi.  La Mission, dont le mandat est entré en vigueur le 9 Juillet 2011, est déployée sur le terrain pendant presqu’un an, a-t-il précisé.

De son côté, le général Fernando Rodrigues Goulart, Commandant de la force de la MINUSTAH, a dit que la Mission a été très impliquée dans le retour à la sécurité et à la stabilité d’Haïti, ainsi que dans la protection des civils, le soutien à la Police nationale haïtienne, le retour de l’état de droit, et la réponse rapide aux catastrophes naturelles.  

En réponse à une question sur l’impact du choléra en Haïti, le général Goulart a répondu que la MINUSTAH avait été activement impliquée dans l’atténuation des effets de l’épidémie depuis le début.  Des ingénieurs de la MINUSTAH ont construit des centres de traitement du choléra et des professionnels de santé de la Mission ont activement apporté leur soutien aux autorités sanitaires locales.  La Mission a également entrepris la construction de puits et des opérations de distribution d’eau et de kits sanitaires, a précisé le général Goulart.

Interrogé sur l’absence de Casques bleus parlant la langue française dans les pays francophones où l’ONU déploie des missions, le général Goulart et le général Prakash ont souligné que même si la langue officielle y était le français, il y avait aussi les langues locales, comme le créole en Haïti, ou le lingala en République démocratie du Congo (RDC).  En RDC, a ajouté le général Prakash, les deux principaux pays contributeurs de contingents sont des pays asiatiques.  Par conséquent, il n’est pas toujours possible d’avoir des Casques bleus maitrisant la langue française, a-t-il noté.  Néanmoins, a-t-il ajouté, les missions ont développé un système de travail efficace qui a recours aux services d’un grand nombre d’interprètes et d’assistants de liaison au niveau communautaire.

Des questions concernant des évènements survenus dans le cadre du conflit au Soudan du Sud, au cours du mois de décembre 2011 et de janvier 2012, ont été posées, dont certaines avaient trait au nombre éventuel de victimes, et à la possibilité d’utiliser des ressources technologiques telles que des drones au Soudan du Sud.  Le général Obi a répondu que le Gouvernement du Soudan du Sud, dont le pouvoir est encore très récent, est en train de mettre en place les diverses structures et fonctions de l’État.

La MISNUSS a déployé des efforts pour anticiper et atténuer les effets du conflit, en impliquant notamment le Gouvernement et les églises, a dit le général.  Ainsi, les victimes de combats qui ont affecté le pays ont été estimées non pas en milliers, mais en centaines, même s’il était difficile de confirmer les chiffres donnés par l’administration locale.  Le Soudan du Sud est un vaste pays.  Aussi, des équipements de surveillance, ainsi que l’utilisation de drones y seraient-ils utiles, a dit le général Obi.  La Mission a pu répérer des colonnes rebelles durant ces accrochages qui ont eu lieu, même si elle ne disposait pas à l’époque de cartes précises du pays.  Ces informations ont été transmises au Gouvernement et aux dirigeants des communautés locales, ce qui leur a permis de mieux se défendre.  En conséquence, des combattants rebelles ont figuré parmi les victimes des combats qu’a connus le Soudan du Sud.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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