Conférence de presse de M. Shai Reshef, Fondateur et Président de l’Université du peuple

Conférence de presse
19 mai 2009

Conférence de presse de M. Shai Reshef, Fondateur et Président de l’Université du peuple

19/05/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DE M. SHAI RESHEF, FONDATEUR ET PRÉSIDENT DE L’UNIVERSITÉ DU PEUPLE


M. Shai Reshef, membre du Conseil consultatif de l’Alliance mondiale pour les technologies de l’information et des communications au service du développement (Alliance mondiale TIC et développement), a présenté ce matin devant la presse son projet « University of the people » (l’Université du peuple) qu’il a fondée et dont il est le Président.


Pour un grand nombre de personnes à travers le monde, même dotées d’un niveau d’études secondaires, l’éducation supérieure reste un rêve inaccessible du fait des coûts des études universitaires.  Pour d’autres, l’accès à cet enseignement supérieur reste difficile parce qu’elles ne peuvent pas quitter le lieu où elles vivent pour aller étudier ailleurs, a expliqué M. Reshef lors d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU, à New York.


Le concept de « University of the people », www.Uopeople.org , qui a reçu le soutien de l’« Alliance mondiale TIC et développement » vise à combler le fossé qui existe entre, d’un coté, un accès sans précédent à l’Internet, la baisse des coûts des technologies, et de l’autre, la hausse des frais de scolarité dans le monde entier.  L’idée est de créer une « université en ligne » dont l’accès est gratuit ou d’un coût très faible, et dont le fonctionnement repose en grande partie sur un enseignement « de pair à pair » entre des étudiants partageant leurs connaissances et leurs expériences.  L’enseignement, a expliqué M. Reshef, est calqué sur la méthode américaine: il faut suivre un certain nombre de cours pour avoir le droit de se présenter à un examen qui, si on le réussit, permettra d’accéder à des cours de niveau plus élevé.


« L’Université du peuple » est ouverte à toute personne ayant un diplôme de 12 ans d’études primaires et secondaires, ayant accès à un ordinateur et dont le niveau de maîtrise de l’anglais est suffisant.  Tout en reconnaissant que tout le monde ne dispose pas d’un ordinateur, M. Reshef a rappelé que, même dans les pays en développement, il existe souvent des cafés Internet, et qu’on peut trouver un ordinateur quelque part dans la plupart des villages.  En outre, a-t-il expliqué, notre enseignement n’utilise volontairement ni la vidéo ni le son, de manière à ne pas désavantager ceux qui, tout en ayant accès à l’Internet, n’ont pas accès au haut débit.  L’enseignement de l’Université est donc accessible quel que soit l’ordinateur utilisé.


Les candidats issus de pays non anglophones doivent obtenir un niveau suffisant au test TOEFL, qui est destiné à mesurer leur bonne maîtrise de la langue anglaise, comme cela se fait pour entrer dans une université américaine.  Un premier cours d’orientation permet à l’Université du peuple de s’assurer que les candidats ont un niveau suffisant en anglais et en technologies de l’information pour pouvoir participer aux cours.  Les frais d’inscription varient selon le pays d’origine du candidat, de 15 à 50 dollars des États-Unis, et les frais d’examen de 50 à 100 dollars.  Les cours eux-mêmes sont gratuits.  M. Reshef a ensuite expliqué que son université pouvait être viable, dans ces conditions, du fait qu’elle fait appel essentiellement à du personnel administratif et enseignant volontaire, et qu’elle compte utiliser comme matière d’enseignement tout ce qui est disponible gratuitement sur Internet.  Nous envisageons toutefois de lancer une opération de levée de fonds, a précisé le Président de l’Université du peuple.


L’Université offre dans un premier temps un enseignement dans deux domaines: l’administration des entreprises et du commerce, et les technologies de l’information.  Ce sont, a affirmé M. Reshef, les deux champs d’études qui offrent le plus de débouchés professionnels à travers le monde.  En outre, ces matières ont l’avantage d’être enseignées de la même façon partout dans le monde.


M. Reshef a insisté sur le fait que cette Université s’adresse à tous, et pas seulement à des étudiants venus des pays en développement, même si ces derniers devraient être les principaux intéressés.  Plus les étudiants viendront de pays et d’horizons divers, plus les échanges entre eux faciliteront l’ouverture d’esprit, a-t-il expliqué.


Le programme d’enseignement de l’Université du peuple a été lancé voici quelques semaines.  M. Reshef a déclaré avoir reçu à ce jour quelque 200 candidatures d’étudiants de 52 pays.  « Dans la mesure où nous ne faisons pas de publicité, nous ne savons pas comment passe l’information » sur l’existence de l’Université, a-t-il affirmé, ajoutant que le premier test de compétence en matière de technologies de l’information sera mené lorsqu’on atteindra les 300 candidatures.  Interrogé sur la nature des candidats, il a fait état à ce stade de 55% d’hommes, ainsi que de candidats de toutes les tranches d’âge, dont la majorité a cependant entre 25 et 35 ans.  La répartition des candidatures est de 55% en faveur de cours d’administration des entreprises, contre 45% qui s’orientent vers les technologies de l’information, a précisé M. Reshef.


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