NUL NE DOIT ETRE RENVOYE OU EXPULSE QUAND SA VIE OU SA LIBERTE EST MENACEE DU FAIT DE SA RACE, DE SES OPINIONS OU DE SA RELIGION, DECLARE M. KOFI ANNAN

18 juin 2001
SG/SM/7848

NUL NE DOIT ETRE RENVOYE OU EXPULSE QUAND SA VIE OU SA LIBERTE EST MENACEE DU FAIT DE SA RACE, DE SES OPINIONS OU DE SA RELIGION, DECLARE M. KOFI ANNAN

18/6/2001
Communiqué de presseSG/SM/7848

                                                      OBV/220

NUL NE DOIT ETRE RENVOYE OU EXPULSE QUAND SA VIE OU SA LIBERTE EST MENACEE DU FAIT DE SA RACE, DE SES OPINIONS OU DE SA RELIGION, DECLARE M. KOFI ANNAN

On trouvera ci-après le texte du message du Secrétaire général, M. Kofi Annan, à l'occasion de la célébration de la première Journée mondiale des réfugiés:

Aujourd'hui, nous célébrons pour la première fois la Journée mondiale des réfugiés. Cette journée a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en hommage au courage et à la vitalité extraordinaire des réfugiés d'hier et d'aujourd'hui, qui ont su persévérer quand tout était perdu, sauf l'espoir.

Les réfugiés sont les grands battants de notre époque. Beaucoup rentrent chez eux, après avoir surmonté les dures épreuves d'un long exil, pour trouver un pays dévasté, des communautés éclatées, où tout est à reconstruire. D'autres ne peuvent jamais rentrer et sont contraints de refaire leur vie à l'étranger. Tous méritent nos encouragements, notre soutien et notre respect.

Il est affligeant qu'en une époque qui est pour certains d'une prospérité sans précédent, les réfugiés sont de moins en mois bien reçus.  Les pays qui leur donnaient volontiers asile commencent à fermer leurs portes et ce sont les pays pauvres, ceux qui peuvent le moins se le permettre, qui assument le plus lourd fardeau. Ce n'est pas juste. Aider les réfugiés n'est pas seulement un devoir moral; l'expérience a montré que, sur le plan culturel comme sur le plan économique, les réfugiés produisent davantage qu'ils ne consomment. Bon nombre d'entre eux sont extrêmement créatifs, s'étant déjà bâti une réputation dans leur pays d'origine ou s'empressant de s'en faire une dans leur pays d'adoption. Presque tous ont des qualifications et des compétences précieuses, ils sont durs à la tâche et heureux de pouvoir subvenir à leurs propres besoins.

Cette année marque le cinquantenaire de la Convention sur les réfugiés de 1951, qui est la pierre angulaire du régime de protection des réfugiés. Cette Journée mondiale doit être l'occasion de réaffirmer les principes fondamentaux consacrés dans la Convention, dont l'interdiction d'expulser ou de renvoyer quiconque dans un pays où sa vie ou sa liberté pourrait être menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son opinion ou de son appartenance à tel ou tel groupe social. Le respect de ce principe a permis de sauver d'innombrables vies humaines.

Le Haut Commissariat pour les réfugiés, qui a son siège à Genève, s'occupe de plus de 20 millions de réfugiés et autres personnes relevant de sa compétence dans le monde entier. Tous les réfugiés ont une histoire importante à raconter et, pour peu qu'on leur en donne la chance, une riche contribution à apporter à la société. Aidons-les à préparer des lendemains meilleurs !

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