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Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines
6 février


Thème 2014 : « Préserver la culture, abandonner les pratiques néfastes »

Faits & chiffres 2014

  • Plus de 125 millions de jeunes filles et de femmes en Afrique et au Moyen-Orient ont été victimes de mutilations sexuelles.
  • Si la tendance actuelle se confirme, quelques 86 millions de jeunes filles à travers le monde risquent de subir des mutilations sexuelles d'ici à 2030.
  • Les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées le plus souvent sur des jeunes filles entre la naissance et l'âge de 15 ans.
  • Les mutilations sexuelles féminnes peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l'accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né.
  • Les mutilations sexuelles féminines sont une violation des droits des jeunes filles et des femmes.

Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.

Les mutilations sexuelles féminines sont internationalement considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes. Elles sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes. Elles sont presque toujours pratiquées sur des mineures et constituent une violation des droits de l'enfant.

Ces pratiques violent également les droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles.

Bien que la pratique soit vieille de plus de mille ans, les modèles suggèrent que les mutilations génitales féminines pourraient disparaître en l’espace d’une génération. L'UNICEF travaille actuellement dans 22 pays sur l'élimination de ces pratiques et, depuis 2008, le FNUAP et l'UNICEF ont collaboré sur le Programme conjoint sur les mutilations génitales féminines et l’excision pour accélérer le changement EN dans 15 de ces pays à en Afrique de l'ouest, de l'est et du nord.

Le 20 décembre 2012, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 67/146 « engage[ant] le système des Nations Unies, la société civile et tous les acteurs concernés à continuer de célébrer le 6 février la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines et à en saisir l’occasion pour intensifier les campagnes de sensibilisation et prendre des mesures concrètes contre les mutilations génitales féminines ».

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