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Journée mondiale contre le travail des enfants
12 juin

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Le travail des enfants

Faits et chiffres (2014 - OIT)

  • Nombre d'enfants qui travaillent : 168 millions
  • Nombre d'enfants contraints à des activités dangereuses : 85 millions

Depuis plus de dix ans, le travail des enfants est reconnu comme une question essentielle des droits de l’homme au travail, aux côtés de la liberté syndicale, du droit à la négociation collective, de l’abolition du travail forcé, de la non-discrimination dans l’emploi et la profession. Cependant, malgré le vaste mouvement de réforme sociale qui s’est développé autour de cette question, il demeure plus de 150 millions d’enfants travailleurs dans le monde, dont au moins 85 millions, chiffre alarmant, sont soumis aux pires formes de travail.

La campagne mondiale qui vise à mettre fin au travail des enfants arrive à une étape décisive. Comme le montre le Rapport global en vertu du suivi de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et aux droits fondamentaux au travail, le travail des enfants continue de décliner à l’échelle mondiale mais à un rythme bien inférieur à ce qu’il était auparavant. Le rapport du Secrétaire général de 2010, intitulé « Intensifier la lutte contre le travail des enfants » PDF, note des signes tangibles de progrès mais également des disparités déconcertantes quant à la réponse mondiale.

Les tendances indiquent qu’un tournant majeur est intervenu dans la lutte internationale contre le travail des enfants en comparaison avec 2006. A cette époque, encouragée par les résultats positifs du deuxième rapport global, l’OIT avait fixé l’objectif de 2016 pour l’élimination des pires formes de travail des enfants. À mi-parcours de l’échéance, le rapport démontre que dans d’importantes régions du monde le combat risque d’être perdu. Il avertit: si la tendance se poursuit, l’objectif de 2016 ne sera pas atteint.

Au cours des dernières années, un certain nombre d’initiatives pionnières ont été prises et d’importantes réalisations ont eu lieu en matière de sensibilisation, de partenariats renforcés, de soutien à la responsabilité sociale des entreprises, de collecte de données et de recherche. La plus grande avancée fut sans doute l’énorme consensus mondial pour soutenir le mouvement Education pour tous. Cependant, il convient de renouveler ces engagements. Les solutions appartiennent aux gouvernements pour ce qui est des choix politiques et des arbitrages budgétaires. La crise économique mondiale actuelle ne saurait servir de prétexte pour abandonner nos priorités. Un monde sans travail des enfants est possible.

Des objectifs mondiaux

Encouragée par les résultats positifs du deuxième Rapport global sur le travail des enfants en 2006, l’OIT a fixé 2016 comme date limite pour l’éradication des pires formes de travail des enfants. Le Plan d’action mondial de l’OIT s’appuie sur trois piliers :

Le Plan d’action mondial invitait les pays à élaborer et mettre en place des mesures appropriées assorties de délai d’ici à la fin de 2008. Si l’on en juge les résultats du troisième Rapport global, un grand nombre, si ce n’est la plupart des pays ont échoué à le faire. Qui plus est, dans le contexte plus large de la progression vers les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), et en particulier en ce qui concerne l’éducation primaire universelle, les signes ne sont pas vraiment encourageants non plus.

Une action internationale

Le Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) fut créé en 1992 afin d’améliorer la réponse de l’OIT à son objectif historique de l’élimination effective du travail des enfants. Depuis lors, l’IPEC s’est développé pour devenir le plus grand programme au monde dédié au travail des enfants et le plus important programme de coopération technique au sein de l’OIT avec un budget qui dépassait les 60 millions en 2008.

D’autres repères sur l’IPEC :

En 2008, l’IPEC a établi des objectifs pour les cinq prochaines années:

La lutte contre le travail des enfants – Chronologie

L’éradication du travail des enfants est un élément essentiel dans la poursuite de l’objectif de l’OIT du « travail décent pour tous ». L’OIT n’aborde pas le travail des enfants comme une question isolée mais comme partie intégrante des efforts nationaux en vue du développement économique et social.

1919

La première Conférence internationale du Travail adopte la première convention internationale contre le travail des enfants, la convention (n°5) sur l’âge minimum (industrie).

1930

Adoption de la première convention (n° 29) sur le travail forcé.

1973

Adoption de la convention (n° 138) sur l’âge minimum.

1992

L’OIT établit le Programme international pour l’abolition du travail des enfants (IPEC).

1997

Conférences internationales d’Amsterdam et d’Oslo. Ces Évènements ont contribué à la prise de cnscience internationale du problème du travail des enfants et de la nécessité d’une stratégie à long terme.

1998

Adoption de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et aux droits fondamentaux au travail: liberté syndicale, abolition du travail forcé, fin des discriminations sur le lieu de travail et élimination du travail des enfants. Tous les Etats Membres de l’OIT s’engagent à respecter et promouvoir ces principes.

1999

Adoption de la convention de l’OIT (n° 182) sur les pires formes de travail des enfants. Elle attire l’attention du monde entier sur la nécessité d’agir immédiatement pour éradiquer les formes de travail des enfants qui sont dangereuses et nocives pour leur bien-être physique, mental ou moral. Neuf Etats Membres de l’OIT sur dix l’ont ratifiée.

2002

L’OIT publie son premier Rapport global sur le travail des enfants et institue le 12 juin comme Journée mondiale contre le travail des enfants. L’Organisation soutient plus de 80 pays pour les aider à formuler leurs propres programmes de lutte contre le travail des enfants.

2004

La première étude globale de l’OIT sur les coûts et avantages de l’élimination du travail des enfants affirme que les bénéfices sont six fois plus élevés que les coûts.

2006

Encouragée par les enseignements du deuxième Rapport global sur le travail des enfants, qui affirme qu’il recule à l’échelle mondiale, l’OIT lance une campagne mondiale pour éliminer les pires formes de travail des enfants d’ici à 2016.

2008

L’OIT adopte la Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable qui entérine la signification particulière des droits fondamentaux, notamment l’abolition effective du travail des enfants.

2009

Les 183 États Membres de l’OIT adoptent à l’unanimité le Pacte mondial pour l’emploi comme guide de sortie de la crise économique et de l’emploi. Le Pacte appelle à une vigilance accrue pour parvenir à l’élimination et la prévention d’une hausse du travail forcé, du travail des enfants ou des discriminations au travail.

2010

L’OIT lance le troisième Rapport global sur le travail des enfants, avertissant que le rythme et la nature du progrès ne sont pas suffisants pour respecter l’échéance de 2016 pour l’éradication des pires formes de travail des enfants.

2010

La Conférence mondiale de La Haye sur le travail des enfants est destinée à intensifier les progrès pour la ratification et l’application des conventions n°138 et n°182, en vue de l’objectif de 2016.

Source: Le point sur le travail des enfants, Organisation internationale du Travail, 2010