Progrès

A sa 64e session, le 2 décembre 2009, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 29 août Journée internationale contre les essais nucléaires en adoptant sa résolution 64/35. Le préambule de cette résolution souligne qu’« il ne faut ménager aucun effort pour mettre fin aux essais nucléaires, afin d’éviter leurs effets dévastateurs et nocifs sur la vie et la santé des populations et sur l’environnement » et que « l’arrêt des essais nucléaires est l’un des principaux moyens d’atteindre l’objectif d’un monde sans armes nucléaires ».

Le mécanisme principal pour l’éradication des armes nucléaires est le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE), qui a été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 septembre 1996. Les États-Unis d'Amérique a été le premier pays à signer ce traité l’année de son adoption, suivis de 71 autres nations. Au final, le Traité a été signé par un total de 183 pays. Pourtant, pour qu’il entre en vigueur, il doit encore être ratifié par plusieurs des États ayant d’importantes capacités nucléaires : la Chine, l'Égypte, l'Inde, l'Iran, Israël, le Pakistan et la République démocratique populaire de Corée. À ce jour, 183 pays l’ont signé et 157 l’ont ratifié.

Si la communauté internationale s’accorde généralement à reconnaître les risques pour la vie humaine des essais d’armes nucléaires, les États s’inscrivent toujours d’une certaine manière dans une logique de surenchère et des soupçons persistent quant à la possibilité d’essais nucléaires clandestins. D’aucuns craignent également que, faute d’essais, la  fiabilité des armes nucléaires ne soit compromise. Cependant, au fil des années, la science et la technologie ont progressé de manière exponentielle, renforçant la capacité de contrôler et de vérifier les mécanismes de conformité et développant les possibilités de détection de la prolifération des armes nucléaires. Ces activités et instruments de surveillance ont été conçus et mis au point par la Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires. Malgré des ratifications au point mort, une action de plus en plus dynamique de sensibilisation du public, notamment grâce aux activités et Évènements entrepris lors de la Journée internationale contre les essais nucléaires, pousse les puissances visées à progresser dans leur adhésion au Traité afin que l’arrêt de tous les essais d’armes nucléaires devienne enfin une réalité.

Il existe des signes visibles de progrès accomplis sur divers fronts par les États Membres, agissant aux niveaux multilatéral, bilatéral et unilatéral, par les instituts scientifiques, par la société civile et par les organisations communautaires. La société civile et les organisations communautaires, encore plus motivées depuis la crise de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon en 2011, font pression sur leurs propres gouvernements et d’autres afin qu’ils réfléchissent au bien-fondé de la détention d’armes nucléaires.

L’une des contributions les plus importantes est le rapport final de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2010, qui fait part des vives inquiétudes suscitées par les conséquences humanitaires catastrophiques qu’aurait l’emploi d’armes nucléaires et  réaffirme la nécessité pour les États de respecter en tout temps le droit international applicable, notamment le droit humanitaire international.

La Commission préparatoire de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des armes nucléaires Disponible en anglais et ses 166 signataires continuent à œuvrer avec énergie en faveur de l’entrée en vigueur du Traité. Le système unique de surveillance de l’Organisation, qui couvre déjà plus de 90 % des États Membres, permet à ceux-ci d’être assurés qu’aucune explosion nucléaire n’échappera à la détection.

Cependant, aucune action n’est aussi cruciale pour éviter une guerre nucléaire ou écarter la menace nucléaire terroriste que l’élimination totale des armes nucléaires. Mettre fin de manière irréversible aux explosions nucléaires empêchera le développement ultérieur de ces armes.

Au fil des années

Depuis la proclamation de la Journée internationale contre les essais nucléaires, plusieurs avancées et initiatives se sont développées et d'importantes conférences ont eu lieu afin de tirer parti des évolutions et avancer.

2017

Du 3 au 21 avril — Après deux ans de stagnation, la Commission du désarmement de l’ONU parvient à un accord de consensus sur les recommandations de fond.

Du 2 au 12 mai — La première réunion du Comité préparatoire de la Conférence d’examen sur le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 2020 Disponible en anglais se tient à Vienne.

Du 5 au 9 juin — Le Groupe de travail spécial à composition non limitée consacrée au désarmement parvient à un consensus sur les recommandations faites, en vue de sa transmission à l'Assemblée générale, tout en laissant à la discrétion de l’Assemblée générale d’établir un comité préparatoire pour faciliter la poursuite des discussions sur le sujet du désarmement.

Le 7 juillet — Cent vingt-deux pays adoptent le Traité d’interdictions des armes nucléaires, premier instrument multilatéral et juridiquement contraignant pour le désarmement nucléaire à être négocié dans les vingt dernières années. Imposé par la résolution 71/258 de l’Assemblée générale, dans laquelle il est décidé « d’organiser, en 2017, une conférence des Nations Unies pour la négociation d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète », les négociations du traité ont eu lieu pendant la conférence tenue du 27 au 31 mars et du 15 juin au 7 juillet. Plus de 120 pays ont participé aux négociations.

2016

Le 6 janvier — La République populaire démocratique de Corée procède à son quatrième essai nucléaire. Les vibrations furent détectées par plus d’une trentaine de stations de surveillance sismique de l’Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). En réponse à cet essai et a un lancement faisant appel à la technologie des missiles balistiques en février 2016, le Conseil de sécurité adopte le 2 mars 2016, la résolution 2270, introduisant l’imposition d’importantes sanctions. Le 9 septembre 2016, la République populaire démocratique de Corée procède à son cinquième essai nucléaire. En réponse à ce dernier, le Conseil de sécurité adopte la résolution 2321, par laquelle il a élargit les sanctions imposées.

Le 16 janvier — Jour de la mise en place du Plan d’action global commun par l’Iran et le groupe E3/UE+3. L’application du plan est confirmé et en accord avec les termes de la résolution 2231 du Conseil de sécurité, les dispositions des résolutions antérieures ont cessé de s’appliquer et les provisions de l’annexe B de la résolution 2231 entrent en vigueur.

De février à aoûtLe Groupe de travail à composition non limitée de l’Assemblée générale chargé de faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire, tient plusieurs débats de fond structurés et approfondis à Genève, principalement pour résoudre des questions et normes juridiques, ainsi que des dispositions législatives qui résulteraient en l’obtention d’un monde exempt d’armes nucléaires. Les différentes sessions (22-26 février, 2-4 et 9-13 mai, 5, 16-17 et 19 août) mènent à l’adoption, par vote, d’un rapport final recommandant à l’Assemblée générale de tenir une conférence en 2017, pour la négociation d’un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète.

Du 31 mars au 1er avril — Le Sommet 2016 sur la sécurité nucléaire Disponible en anglais se tient à Washington D.C. durant lequel les États participant adoptent le Communiqué ainsi que le Plan d’action en faveur de l'ONU, de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), d'Interpol, de l'Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire et du Partenariat mondial contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes.

Les 10 et 11 avril — Le Sommet des ministres des affaires étrangères des pays du G7 Disponible en anglais se réunit à Hiroshima, au Japon. Le 11 avril, les ministres adoptent la Déclaration d’Hiroshima et se rendent au Musée et au Parc du mémorial pour la paix d'Hiroshima où ils déposent une gerbe de fleurs sur le cénotaphe en mémoire des victimes de la bombe atomique.

Le 8 mai — L’amendement 2005 de la Convention sur la protection physique des matières nucléaires (CPPMN) Disponible en anglais entre en vigueur.

Le 27 mai — Le Président des États-Unis d'Amérique, Barack Obama, se rend à Hiroshima - le premier président des États-Unis d'Amérique en exercice à visiter cette ville japonaise anéantie par une bombe atomique en 1945. Il y a visite le Musée et le Parc du mémorial pour la paix, rend hommage aux milliers de victimes d’Hiroshima et dépose une gerbe de fleurs sur le cénotaphe érigé en mémoire des victimes de la bombe atomique.

Le 13 juinL’Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) Disponible en anglais convoque une réunion ministérielle à Vienne pour commémorer le 20eme anniversaire de l'ouverture à la signature du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Cette réunion, qui rassemblent dirigeants et décideurs politiques, à pour objectifs de débattre, d'examiner et de relancer les discussions sur le Traité et d'évaluer les besoins pour solidifier et pérénniser le moratoire sur les essais nucléaires.

Le 23 septembre — Le Conseil de sécurité adopte la résolution 2310 par un vote de 14 en faveur et une abstention (Égypte). Dans cette résolution, le Conseil de sécurité prie instamment tous les États qui n’ont pas signé ou n’ont pas ratifié le Traité à le faire sans plus tarder, et engage tous les États signataires à respecter le moratoire sur les essais nucléaire et à fournir l’appui nécessaire pour permettre à la Commission préparatoire d’achever son travail de la manière la plus efficace.

Le 24 septembre — Vingtième anniversaire de l’ouverture à la signature du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE).

2015

Du 27 avril au 22 mai — La Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2015 s'est tenue au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York. Malgré d’intenses consultations, la Conférence n’a pas été en mesure de parvenir à un accord sur la partie consacrée au fond du projet de document final.

Du 22 au 26 juin — L’Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires a organisé à Vienne, en Autriche, une Conférence sur le thème « Traité d’interdiction complète des essais nucléaires : science et technologie en 2015 ». Cinquième du nom, la Conférence avait pour objectif de renforcer les liens entre les communautés scientifiques et technologiques d’une part et l’Organisation d’autre part.

Le 20 juillet 2015 — Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution approuvant le plan d’action global commun entre la République islamique d'Iran et le groupe E3/UE+3 (Allemagne, Chine, États-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, France, Royaume-Uni et Haute Représentante de l’Union européenne). La résolution autorise la levée des sanctions de l’ONU contre la République islamique d'Iran et établit un système robuste de suivi et d’évaluation du programme nucléaire iranien.

2014

Les 24 et 25 mars — Le troisième Sommet sur la sécurité nucléaire Disponible en anglais a réuni à La Haye, aux Pays-Bas, 53 dirigeants mondiaux et faisait suite aux sommets de 2010 organisé à Washington DC et de 2012 tenu à Séoul, en République démocratique populaire de Corée. Lors du troisième Sommet, le Japon a annoncé sa décision d’éliminer 500kg d’uranium enrichi et de plutonium. Par ailleurs, 35 États ont lancé une initiative pour la mise en place du renforcement de la sécurité nucléaire, initiative qui devrait faire avancer et permettre de consolider les engagements pris en matière de sécurité nucléaire.

Les 13 et 14 février — Des délégations de 146 gouvernements se sont réunies à Nayarit, au Mexique, pour la Deuxième Conférence internationale sur les incidences humanitaires des armes nucléaires, suivi de la Conférence qui s’était tenue à Oslo, en Norvège, en 2013. Les discussions ont porté principalement sur les conséquences globales et à long terme d’une explosion nucléaire, quelle qu’en soit la cause, ainsi que sur les risques encourus du fait de l’existence-même d’armes nucléaires. Plusieurs États ont d’ailleurs appelé de leur vœu la rédaction d’un traité interdisant complètement les armes nucléaires, étape suivante selon eux dans la marche vers le désarmement nucléaire.

Du 28 avril au 9 mai — La troisième session du Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 2015 s’est déroulée à New York, aux États-Unis d’Amérique. Les projets de recommandations du Président de la session avaient été globalement approuvés par les États Parties et ont été transmises dans le document de travail du Président à la Conférence d’examen de 2015. Ces projets de recommandations couvraient les trois piliers du Traité et appelaient, entre autres, à l’accélération des progrès pour l’élimination des arsenaux nucléaires, à l’entrée en vigueur du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires à une date rapprochée et à la tenue de la Conférence, qui aurait dû avoir lieu en 2012 mais fut reportée, sur la création au Moyen-Orient d'une zone exempte d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive.

Le 6 mai — La Chine, la France, la Fédération de Russie, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique ont signé le Protocole au Traité sur une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale lors d’une réunion du Comité préparatoire à New York, aux États-Unis d’Amérique. Le Protocole fournit des garanties juridiquement contraignantes contre l’utilisation ou la menace d’utilisation d’armes nucléaires contre les États Parties au Traité. Il interdit aussi aux cinq États d’Asie centrale – le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et l’Ouzbékistan – d’accepter l’implantation d’armes nucléaires sur leur territoire. La France a déposé son instrument de ratification du Protocole le 17 novembre 2014 et le Royaume-Uni le 30 janvier 2015. Lors de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2015, la Chine et la Fédération de Russie ont annoncé leur ratification du Protocole et les États-Unis d’Amérique ont déclaré avoir soumis le Protocole au Sénat américain pour assentiment à la ratification.

Le 29 et 30 mai 2014 — La troisième Conférence des États parties au Traité sur la Zone exempte d'armes nucléaires en Afrique, également connu sous le nom de Traité de Pelindaba, s’est tenue à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les États Parties au Traité de Pelindaba et à ses Protocoles, ainsi que les organisations régionales et internationales compétentes, y compris l'Agence internationale de l'Énergie atomique (AIEA), la Commission préparatoire de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des Essais nucléaires et le Forum des organismes de réglementation nucléaire en Afrique ont participé aux travaux de la Conférence. Le Traité de Pelindaba vise à éliminer complètement les armes nucléaires et à empêcher leur prolifération, tel que prévu dans le Traité de 1968 sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Trente-neuf États sont présentement parties au Traité de Pelindaba.

Du 3 novembre au 9 décembre — L’Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires a effectué, en Jordanie, l’inspection sur le terrain la plus sophistiquée à ce jour. L’inspection expérimentale intégrée (IFE14) a demandé la participation de 200 experts internationaux, 150 tonnes d’équipement et quatre ans de préparation.

Les 8 et 9 décembre — La Troisième Conférence internationale sur les incidences humanitaires des armes nucléaires s’est tenue à Vienne, en Autriche. Cette troisième conférence a réuni 158 États, de nombreuses organisations internationales et des représentants de la société civile. Des victimes d’explosions nucléaires y avaient été invitées pour partager leurs témoignages. Des experts de nombreux domaines ont discuté des conséquences des armes nucléaires, de l’impact des essais nucléaires, des risques liés à l’utilisation des armes nucléaires, de scénarios possibles d’utilisation de ces armes et des défis associés, ainsi que des normes de la législation internationale existante en matière d’incidences humanitaires des explosions nucléaires.

2013

Les 4 et 5 mars — La Conférence internationale sur les incidences humanitaires des armes nucléaires s'est tenue à Oslo, en Norvège. Lors de cette Conférence, des représentants des gouvernements nationaux, des agences des Nations Unies, d'organisations internationales et de la société civile se sont intéressés à trois questions spécifiques : les incidences humanitaires immédiates d’une explosion nucléaire, ses conséquences plus larges et à plus long terme, ainsi que l'état de préparation et la capacité de réponse aux niveaux national et international. Lors de la clôture, le Gouvernement mexicain a annoncé sa volonté d’accueillir une session de suivi pour continuer les discussions sur ces questions.

Du 22 avril au 3 mai — La deuxième session du Comité préparatoire de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 2015 s’est tenue à Genève (Suisse). Lors de cette session, les États Parties ont pu discuter des difficultés de mise en œuvre, des réformes institutionnelles et des incidences positives associées au TNP. Dans une déclaration jointe, les cinq États Parties dotés d’armes nucléaires ont réaffirmé leur engagement pour le désarmement en général et pour le désarmement nucléaire en particulier. De plus, 80 nations ont co-signé une déclaration reconnaissant leurs inquiétudes quant aux conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires.

Le 26 septembre — Tous les États Membres ont été invités à participer à une réunion de haut niveau de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le désarmement nucléaire. Une majorité d’États participant à la réunion a appelé au renforcement des progrès vers le désarmement nucléaire ainsi qu’à une meilleure application et une ratification universelle du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN). Les États ont aussi insisté sur les incidences humanitaires liées au développement, aux essais, à la maintenance et à l’utilisation d’armes nucléaires. Il fut décidé aussi de célébrer le 26 septembre de chaque année la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. Avec la Journée internationale contre les essais nucléaires, cette nouvelle journée internationale vise à promouvoir le renforcement des efforts faits pour l’avènement d’un monde sans armes nucléaires.

2012

Fin juin — Les États-Unis d'Amérique organisent la troisième Conférence des « P5 » à Washington. A cette occasion, la Chine, les États-Unis d'Amérique, la France, le Royaume-Uni et la Russie examinent les possibilités de coopération dans le domaine de la non-prolifération nucléaire et au désarmement et mettent au point un formulaire type pour l’établissement de rapports, ainsi que des mesures destinées à renforcer la transparence et la confiance mutuelle. La Conférence des « P5 » réaffirme également la détermination continue de ces pays à encourager le Traité d'interdiction complète des armes nucléaires et son universalisation.

Du 30 avril au 11 mai — Le premier Comité préparatoire pour la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires se réunit à Vienne, en Autriche. Cette réunion permets aussi aux États de revoir le fonctionnement du Traité et s'est la première occasion, depuis l’adoption en 2010 du Plan d’action, d’évaluer les activités menées par les États et de déterminer des améliorations.

Mars — Le Sommet 2012 sur la sécurité nucléaire se tient à Séoul, en République démocratique populaire de Corée, avec la participation d’un nombre accru de pays. Les dirigeants mondiaux réaffirment les engagements pris lors de la Conférence de 2010, y compris celui de continuer à utiliser le Plan d’action du Sommet de Washington comme cadre pour renforcer la sécurité nucléaire et celui de coopérer au niveau international pour mettre au point une approche cohérente afin « d’assurer des utilisations pacifiques et sûres de l’énergie nucléaire. »

Février — La Conférence marquant le 45ème anniversaire de la signature du Traité de Ttatelolco se tient à Mexico. Ce Traité est un accord entre les pays d'Amérique latine et les Caraïbes sur l'interdiction des armes nucléaires dans la région. Trente-trois pays participent désormais à cette zone exempte d'armes nucléaires; ce Traité a servi de modèle pour plusieurs autres traités dans d'autres régions du monde, notamment en Afrique, en Asie et dans le Pacifique Sud. Cent trente-trois pays appartiennent à des zones exemptes d'armes nucléaires.

2011

Du 30 juin au 1er juillet — Les cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (P5), qui sont aussi les cinq puissances nucléaires (Chine, États-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, France et Royaume-Uni) reconnues par le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) se sont réunies à Paris. Il s'agit de la première réunion de suivi destinée à examiner les progrès accomplis au regard des engagements pris à la Conférence d'examen du TNP tenue en mai 2010. Lors de cette réunion, les cinq pays avaient convenu de travailler ensemble sur de nouvelles initiatives de désarmement destinées à renforcer la confiance, ainsi que la convocation d'un groupe de travail sur la terminologie relative aux armes nucléaires. Il a également été décidé que le Royaume-Uni accueillerait une réunion d'experts des P5 chargée d'examiner les enseignements tirés de la collaboration entre le Royaume-Uni et la Norvège sur la vérification du démantèlement des ogives nucléaires. La réunion de 2011 se situe dans le prolongement de la première Conférence des P5 tenue à Londres en 2009. Par la suite, les cinq pays concernés ont publié une Déclaration Disponible en anglais qui, entre autres, réaffirmait les recommandations énoncées dans le Plan d'action adopté dans le rapport final de la Conférence d'examen de 2010. Cette Déclaration demandait également à tous les États Parties au TNP de faire avancer son application.

Du 20 au 24 juin — L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) tient une conférence ministérielle de cinq jours sur la sûreté nucléaire afin de tirer les leçons de l'accident nucléaire survenu à la centrale de Fukushima Daiichi, au Japon. À l'ouverture de la Conférence, Haut-Représentant des Nations Unies pour les affaires de désarmement, a donne lecture d'un message Disponible en anglais du Secrétaire général de l'ONU, dans lequel celui-ci déclare que la sûreté nucléaire est un processus en évolution constante, impliquant « des innovations techniques, des améliorations de la formation et des mécanismes de contrôle ainsi qu’une meilleure préparation aux catastrophes ». La Conférence a adopté une Déclaration ministérielle qui appelle des améliorations de la sûreté nucléaire mondiale. Les ministres ont invité le Directeur général de l'AIEA à élaborer un projet de plan d'action destiné à faire face aux problèmes liés à la sûreté nucléaire, à la préparation et aux interventions en cas d'urgence et à la protection des populations et de l'environnement contre les rayonnements, ainsi qu'un cadre juridique international dans ce domaine.

Du 8 au 10 juin — L'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE) tient une conférence Disponible en anglais à Vienne sur la science et la technologie. Plus de 400 scientifiques représentant 70 pays y examinent des applications civiles et scientifiques en vue d'améliorer la capacité du régime de vérification à détecter des essais nucléaires clandestins. En outre, les scientifiques traitent de la surveillance, par cette organisation, du séisme survenu le 11 mars au Japon et des émissions consécutives de rayonnements par la centrale nucléaire de Fukushima.

Le 31 mai — Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est l'un des orateurs principaux de la Conférence sur la promotion des instruments mondiaux en matière de non-prolifération et de désarmement consacrée sur le thème « Les Nations Unies et le défi nucléaire »; elle est organisée à New York par les Missions permanentes du Japon, de la Turquie et de la Pologne avec l'assistance du Stimson Center.

Le 19 avril — Le Secrétaire général assiste à la réunion au sommet sur les utilisations sûres et novatrices de l'énergie nucléaire tenue à Kiev, en Ukraine. Dans son allocution, il a fait observer que l'accident survenu récemment au Japon exigeait – comme la catastrophe de Tchernobyl – que l'on réfléchisse de manière approfondie à l'avenir de l'énergie nucléaire.

Le 5 février — Le Traité sur de nouvelles réductions et limitations des armements stratégiques offensifs (Nouveau START) Disponible en anglais entre en vigueur. Signé par les Présidents Medvedev et Obama le 8 avril 2010 et ratifié le 22 décembre 2010 par les États-Unis d'Amérique et le 26 janvier 2011 par la Fédération de Russie, cet instrument de réduction des armements renforce la transparence, la prévisibilité et la coopération.

2010

Le 23 septembre — A l'occasion de ce quatorzième anniversaire de l'ouverture à la signature du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) Disponible en anglais, les Ministres des affaires étrangères de l'Australie, du Canada, de la Finlande, du Japon, du Maroc et des Pays-Bas publient une Déclaration ministérielle conjointe Disponible en anglais qui souligne l'importance du Traité en tant que principal instrument pour faire cesser les essais d'armes nucléaires et réaliser le désarmement et la non-prolifération nucléaires.

En mai — Tous les États parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) s'engagent à « œuvrer en faveur de la réalisation de la paix et de la sécurité d'un monde sans armes nucléaires », qualifiant de « vitale » l'interdiction des essais nucléaires.

2009

Le 24 septembre — Une Conférence de haut niveau Disponible en anglais de deux jours est organisée pour promouvoir l'entrée en vigueur du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE). Le même jour, le Conseil de sécurité de l'ONU examine la question du désarmement et de la non-prolifération nucléaires au niveau des chefs d'État et, à l'unanimité adopte une résolution qui appelle le renforcement des efforts destinés à mettre fin à la prolifération des armes nucléaires.

Le 17 juin — Le Parlement japonais adopte à l’unanimité un appel qui demande au Gouvernement d'intensifier ses efforts en faveur de la mise en place d'un système d'inspection international efficace aux fins de prévenir la prolifération des armes nucléaires.

Le 1er avril — Les Présidents des États-Unis d'Amérique et de la Fédération de Russie s'engagent à promouvoir un monde sans armes nucléaires et à honorer leurs obligations au titre de l'article VI du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) PDF. Leur promesse d'opérer de nouvelles réductions et de limiter plus avant leurs armes offensives stratégiques est saluée comme un nouveau commencement.

Le 5 avril — Le Président des États-Unis d'Amérique déclare à Prague, en République tchèque que les États-Unis d'Amérique poursuivraient l'objectif d'un monde sans armes nucléaires, a frappé vivement l'imagination de tous à travers le monde.

Faits intervenus antérieurement

Le 24 octobre 2008 — Le Secrétaire général de l'ONU appuit dans sa proposition en cinq points sur le désarmement nucléaire  Disponible en anglais, une convention ou un cadre d'instruments juridiques conformément auxquels le monde entier deviendrait une zone exempte d'armes nucléaires.

En 2007 — Le désarmement nucléaire suscite un intérêt renouvelé quand d'éminents hommes d'État américains (Henry Kissinger, Sam Nunn, William Perry et George Shultz) publient dans le quotidien Wall Street Journal un article Disponible en anglais sur un monde idéal sans armes nucléaires et le moyen d'y parvenir.

Leurs inquiétudes provoquent un nouveau dialogue international — d'éminentes personnalités en Allemagne, en France, en Italie, au Royaume-Uni et en Pologne y font écho dans une série d'articles publiés dans les quotidiens Le Monde, International Herald Tribune, Frankfurter Allgemeine Zeitung, NRC Handelsblad, Aftenposten et Gazeta Wyborcza. La Norvège lance un dialogue au niveau intergouvernemental qui aide à maintenir l'élan sur la question. La France et le Royaume-Uni annoncent des réductions dans leurs arsenaux et ce dernier s'engage à commencer une étude scientifique sur le type de vérification nécessaire pour parvenir à un monde sans armes nucléaires. L'établissement de la Commission internationale sur la non-prolifération et le désarmement nucléaires par l'Australie et le Japon vise l'examen, par des experts internationaux faisant autorité, des propositions et recommandations formulées en la matière aux fins de la prise de futures mesures.

Zone exemptes d'armes nucléaires

Depuis lors, l'hémisphère Sud de la planète devient presque entièrement une zone exempte d'armes nucléaires Disponible en anglais en vertu de traités régionaux : le Traité de Rarotonga Disponible en anglais qui couvre le Pacifique Sud, le Traité de Pelindaba Disponible en anglais qui couvre l'Afrique, le Traité de Bangkok Disponible en anglais, qui couvre l'Asie du Sud-Est, le Traité de Tlatelolco Disponible en anglais, qui couvre l'Amérique latine et les Caraïbes et le Traité sur l'Antarctique Disponible en anglais.

Le dernier traité entré en vigueur (21 mars 2009) est le Traité sur une zone exempte d'armes nucléaires en Asie centrale Disponible en anglais, le premier de ces instruments qui couvre un territoire situé entièrement au nord de l'équateur.