[Le texte qui suit n'est pas une traduction officielle]

Annalena Baerbock, Présidente de l’Assemblée générale, invite tous les membres du personnel à suivre la sélection du prochain Secrétaire général. 

Pour la première en une décennie, Les Nations Unies vont nommer un nouveau Secrétaire général ou une nouvelle Secrétaire générale. Dans la foulée du 80e anniversaire de notre Organisation, cette décision intervient à un moment de changements profonds et globaux.

Les tensions géopolitiques se sont intensifiées, l’instabilité climatique s’est aggravée, les technologies numériques ont refaçonné les sociétés et les attentes envers les institutions multilatérales croissent et deviennent plus complexes.

Dans ce contexte, la désignation du prochain secrétaire général ou de la prochaine Secrétaire générale est bien plus qu'une simple étape procédurale : c'est un test pour les valeurs que l'ONU aspire à défendre.

Le monde attend du prochain Secrétaire général ou de la prochaine Secrétaire générale qu’il fasse preuve d’un leadership fondé sur des principes et tourné vers l’avenir, capable de concrétiser les trois piliers fondamentaux de l’ONU : la paix et la sécurité, les droits de l’homme et le développement, tout en préparant l’institution pour l’avenir. Ce moment incarne l’esprit du slogan « Better Together » (Mieux ensemble), qui repose sur la conviction que les défis collectifs exigent des solutions collectives, en tenant compte des voix et des points de vue de tous les États Membres tout au long de ce processus.

À partir du 21 avril, des dialogues interactifs avec les candidats et candidates offriront aux États Membres et à la société civile un aperçu unique des visions et des priorités de celles et ceux qui aspirent à diriger l'Organisation. Diffusés en direct sur UN Web TV, ces dialogues renforceront la transparence et l'inclusivité, démontrant ainsi que la sélection des dirigeants ne doit pas nécessairement se faire à huis clos.

En associant la société civile, l’ONU montre que l’avenir du multilatéralisme repose sur l’ouverture, la confiance et la participation. En tant que Présidente de l’Assemblée générale, je m’engage donc à rendre ce processus aussi transparent et inclusif que possible afin de jeter des bases solides d’unité pour le mandat du prochain secrétaire général.

Parallèlement, mon bureau adopte une nouvelle approche numérique afin de s'assurer que ce processus trouve un écho auprès d'une nouvelle génération de citoyens du monde. En présentant le processus de sélection de manière accessible et pédagogique sur les réseaux sociaux, mon bureau vise non seulement à informer, mais aussi à inspirer les futurs diplomates, défenseurs et analystes.

Pourtant, ce moment appelle également à la réflexion. Les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale, mais les instances dirigeantes mondiales ne reflètent pas cette réalité. L'égalité n'est pas seulement un objectif de développement durable. C'est aussi un gage de crédibilité pour cette institution.

Alors que l'ONU entame sa nouvelle décennie, le choix qui s'offre à nous est clair. Le leadership doit être à l'image du monde qu'il sert. Car « être meilleurs ensemble » signifie un leadership inclusif qui reflète l'humanité tout entière.

Suivez le processus de sélection du prochain Secrétaire général ou de la prochaine Secrétaire générale :