Objectif 10 : Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre

Objectif 10 : Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre2020-07-02T09:51:24-04:00

Réduire les inégalités et ne pas faire de laissés-pour-compte font partie intégrante des efforts visant à atteindre les objectifs de développement durable.

Or, les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre restent préoccupantes. Malgré quelques signes positifs en faveur de la réduction des inégalités dans certains domaines, tels que la réduction des inégalités de revenus dans certains pays et l’octroi d’un statut commercial préférentiel dont bénéficient les pays à faible revenu, les inégalités persistent.

La COVID-19 exacerbe les inégalités déjà existantes et frappe plus durement les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. Elle a mis en lumière les inégalités économiques et la fragilité des filets de sécurité sociale qui laissent les communautés vulnérables faire les frais de la crise. Mais les inégalités sociales, politiques et économiques ont aussi, à leur tour, amplifié les effets de la pandémie.

Sur le plan économique, la pandémie de COVID-19 a entraîné une hausse considérable du chômage mondial et a réduit le revenu des travailleurs de manière radicale.

Avec la propagation de la COVID-19, même les progrès limités en matière d’égalité des sexes et de droits des femmes réalisés au cours des dernières décennies risquent d’être réduits à néant. Dans toutes les sphères, qu’il s’agisse de la santé, de l’économie, de la sécurité ou encore de la protection sociale, les ravages causés par la COVID-19 sont encore plus graves pour les femmes, pour la seule raison que ce sont des femmes.

Les inégalités se creusent également pour les populations vulnérables qui vivent dans des pays dont les systèmes de santé sont fragiles et dans ceux confrontés à des crises humanitaires préexistantes. Les réfugiés et les migrants, ainsi que les peuples autochtones, les personnes âgées, les personnes handicapées et les enfants sont particulièrement exposés au risque d’être laissés pour compte. Enfin, on constate une augmentation des discours de haine ciblant les groupes vulnérables.

COVID-19 riposte

La COVID-19 représente certes une gageure pour les systèmes de santé partout dans le monde, mais elle met aussi à l’épreuve l’esprit humain. Le Secrétaire général de l’ONU a appelé à la solidarité envers les plus pauvres et les plus vulnérables qui nécessitent un soutien urgent pour faire face à la pire crise économique et sociale depuis des générations. « Il est temps de tenir notre engagement de ne pas faire de laissés-pour-compte », a déclaré le Secrétaire général.

Afin de garantir que partout dans le monde, les personnes puissent avoir accès aux services essentiels et à la protection sociale, l’ONU a appelé à une intensification exceptionnelle du soutien international et de l’engagement politique, notamment par le Fonds des Nations Unies pour l’action face à la COVID-19 et pour le relèvement qui vise à aider les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ainsi qu’à soutenir les personnes les plus vulnérables qui souffrent de manière disproportionnée des impacts socio-économiques de la pandémie.

Cette période de crise doit également être mise à profit pour investir dans des politiques et des institutions susceptibles de faire reculer les inégalités. Alors que les politiques et les normes sociales sont mises à mal, nous devons tirer parti de cette crise et prendre des mesures audacieuses permettant de remédier aux inégalités que cette crise a mises en évidence afin d’orienter le monde sur la voie des objectifs de développement durable.

  • En 2016, plus de 64,4% des produits exportés par les pays les moins avancés vers les marchés mondiaux étaient soumis à des droits de douane nuls, soit une augmentation de 20% par rapport à 2010.
  • Les faits relevés dans les pays en développement montrent que les enfants du quintile de richesse le plus faible sont encore jusqu’à trois fois plus susceptibles de mourir avant leur cinquième anniversaire que les enfants dans le quintile de richesse le plus élevé
  • La protection sociale a été considérablement étendue dans le monde, mais les personnes handicapées ont jusqu’à cinq fois plus de chances que la moyenne d’engager des dépenses de santé importantes
  • Malgré les diminutions globales de la mortalité maternelle enregistrées dans la plupart des pays en développement, les femmes dans les zones rurales ont encore jusqu’à trois fois plus de chances de mourir pendant l’accouchement que les femmes qui vivent dans les centres urbains.
  • Jusqu’à 30% de l’inégalité des revenus est due à l’inégalité au sein des ménages, y compris entre les femmes et les hommes. Les femmes sont également plus susceptibles que les hommes de vivre avec moins de 50% du revenu médian.
10.1   D’ici à 2030, faire en sorte, au moyen d’améliorations progressives, que les revenus des 40 pour cent les plus pauvres de la population augmentent plus rapidement que le revenu moyen national, et ce de manière durable

10.2   D’ici à 2030, autonomiser toutes les personnes et favoriser leur intégration sociale, économique et politique, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur handicap, de leur race, de leur appartenance ethnique, de leurs origines, de leur religion ou de leur statut économique ou autre

10.3   Assurer l’égalité des chances et réduire l’inégalité des résultats, notamment en éliminant les lois, politiques et pratiques discriminatoires et en promouvant l’adoption de lois, politiques et mesures adéquates en la matière

10.4   Adopter des politiques, notamment sur les plans budgétaire, salarial et dans le domaine de la protection sociale, et parvenir progressivement à une plus grande égalité

10.5   Améliorer la réglementation et la surveillance des institutions et marchés financiers mondiaux et renforcer l’application des règles

10.6   Faire en sorte que les pays en développement soient davantage représentés et entendus lors de la prise de décisions dans les institutions économiques et financières internationales, afin que celles-ci soient plus efficaces, crédibles, transparentes et légitimes

10.7   Faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sans danger, régulière et responsable, notamment par la mise en œuvre de politiques de migration planifiées et bien gérées

10.a   Mettre en œuvre le principe d’un traitement spécial et différencié pour les pays en développement, en particulier les pays les moins avancés, conformément aux accords de l’Organisation mondiale du commerce

10.b   Stimuler l’aide publique au développement et les flux financiers, y compris les investissements étrangers directs, pour les États qui en ont le plus besoin, en particulier les pays les moins avancés, les pays d’Afrique, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral, conformément à leurs plans et programmes nationaux

10.c   D’ici à 2030, faire baisser au-dessous de 3 pour cent les coûts de transaction des envois de fonds effectués par les migrants et éliminer les couloirs de transfert de fonds dont les coûts sont supérieurs à 5 pour cent

Égalité : pourquoi est-elle importante ? [PDF]

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