Objectif 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

Objectif 11 : Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables2020-07-02T09:51:50-04:00

Le monde est de plus en plus urbanisé. Depuis 2007, plus de la moitié de la population mondiale vit dans des villes, et cette proportion devrait augmenter à 60 % d’ici à 2030.

Les villes et les zones métropolitaines sont des pôles de la croissance économique, contribuant à près de 60 % du produit intérieur brut mondial. Cependant, elles représentent aussi près de 70 % des émissions de carbone dans le monde et plus de 60 % des ressources utilisées.

L’urbanisation rapide se traduit par un nombre croissant de personnes vivant dans des taudis, ainsi que par des infrastructures et des services inadéquats et surchargés (tels que la collecte des déchets et les systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement, les routes et le transport), aggravant la pollution atmosphérique et l’expansion urbaine non planifiée.

L’impact de la COVID-19 se fera davantage sentir dans les zones urbaines pauvres et densément peuplées, en particulier pour le milliard de personnes dans le monde vivant dans des établissements informels et des bidonvilles, où la surpopulation rend également difficile le respect des mesures recommandées telles que la distanciation physique et l’auto-isolement.

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti que, sans des mesures adéquates visant à garantir l’accès des plus pauvres et des plus vulnérables à la nourriture, la faim et le nombre de décès pourraient augmenter considérablement dans les zones urbaines.

COVID-19 riposte

Les villes sont en première ligne pour faire face à la pandémie et à ses effets durables. Partout dans le monde, la COVID-19 menace les villes et les communautés et met en danger non seulement la santé publique, mais aussi l’économie et le tissu social.

ONU-Habitat, l’organisme des Nations Unies pour le logement et le développement urbain, travaille avec les gouvernements nationaux et les administrations locales pour les aider à prévenir la pandémie de COVID-19, à s’y préparer, à y répondre et à s’en remettre. Le Plan d’intervention d’ONU-Habitat face à la COVID-19 vise à :

  • Appuyer les administrations locales et privilégier les solutions communautaires dans les établissements informels
  • Fournir des données urbaines, une cartographie et des connaissances fondées sur des données factuelles afin de favoriser une prise de décision éclairée
  • Atténuer l’impact économique et amorcer la relance

Le Cadre directeur des politiques et des programmes d’ONU-Habitat face à la COVID-19 fournit des orientations concernant les actions à mener aux niveaux mondial, régional et national.

Par ailleurs, la Commission économique pour l’Afrique a proposé un soutien spécifique aux administrations locales afin d’atténuer les effets économiques de la COVID-19 et d’y répondre. En effet, les villes africaines représentent plus de 50 % du PIB de la région, mais elles risquent de pâtir sévèrement de l’impact économique de la COVID-19 en raison de la forte baisse de la productivité, des emplois et des revenus.

  • La moitié de l’humanité – 3,5 milliards de personnes – vit aujourd’hui dans des villes. Ce chiffre devrait atteindre 5 milliards d’ici 2030.
  • 95 % de la croissance de la population urbaine mondiale se fera dans des pays en développement dans les décennies à venir.
  • 883 millions de personnes vivent dans des bidonvilles aujourd’hui et la plupart se trouvent en Asie de l’Est et du Sud-Est.
  • Les villes n’occupent que 3 % de la masse continentale mondiale, mais produisent
    plus de 70 % de ses émissions de dioxyde de carbone et consomment entre 60 à 80% de l’énergie mondiale.
  • L’urbanisation rapide exerce une pression sur les réserves d’eau douce, les systèmes d’approvisionnement en eau et d’évacuation des déchets, le cadre de vie et la santé publique.
  • En 2016, 90 % des citadins respiraient un air insalubre, entraînant 4,2 millions de décès dus à la pollution de l’air ambiant. Plus de la moitié de la population urbaine mondiale était exposée à des niveaux de pollution atmosphérique au moins 2,5 fois plus élevés que les normes de sécurité.

11.1   D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à un logement et des services de base adéquats et sûrs, à un coût abordable, et assainir les quartiers de taudis.

11.2   D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des systèmes de transport sûrs, accessibles et viables, à un coût abordable, en améliorant la sécurité routière, notamment en développant les transports publics, une attention particulière devant être accordée aux besoins des personnes en situation vulnérable, des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées.

11.3   D’ici à 2030, renforcer l’urbanisation inclusive et durable pour tous et les capacités de planification et de gestion participatives, intégrées et durables des établissements humains dans tous les pays.

11.4   Renforcer les efforts de protection et de préservation du patrimoine culturel et naturel mondial.

11.5   D’ici à 2030, réduire considérablement le nombre de personnes tuées et le nombre de personnes touchées par les catastrophes, y compris celles d’origine hydrique, et réduire considérablement le montant des pertes économiques qui sont dues directement à ces catastrophes exprimé en proportion du produit intérieur brut mondial, l’accent étant mis sur la protection des pauvres et des personnes en situation vulnérable.

11.6   D’ici à 2030, réduire l’impact environnemental négatif des villes par habitant, en accordant une attention particulière à la qualité de l’air et à la gestion, notamment municipale, des déchets.

11.7   D’ici à 2030, assurer l’accès de tous, en particulier des femmes et des enfants, des personnes âgées et des personnes handicapées, à des espaces verts et des espaces publics sûrs.

11.a   Favoriser l’établissement de liens économiques, sociaux et environnementaux positifs entre zones urbaines, périurbaines et rurales en renforçant la planification du développement à l’échelle nationale et régionale.

11.b   D’ici 2020, accroître considérablement le nombre de villes et d’établissements humains qui adoptent et mettent en œuvre des politiques et plans d’action intégrés en faveur de l’insertion de tous, de l’utilisation rationnelle des ressources, de l’adaptation aux effets des changements climatiques et de leur atténuation et de la résilience face aux catastrophes, et élaborer et mettre en œuvre, conformément au Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030), une gestion globale des risques de catastrophe à tous les niveaux.

11.c   Aider les pays les moins avancés, y compris par une assistance financière et technique, à construire des bâtiments durables et résilients en utilisant des matériaux locaux.

Villes durables : pourquoi sont-elles importantes ? [PDF]
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