New York

02 December 2020

Secretary-General's message on the International Day for the Abolition of Slavery [scroll down for French version]

This year’s global protests against systemic racism have brought renewed attention to a legacy of injustices all over the world whose roots lie in the dark history of colonialism and slavery.

But slavery is not simply a matter of history.

Today, more than 40 million people are still victims of contemporary slavery.  

Women and girls account for over 71 per cent.  

Slavery manifests itself today through descent-based servitude, forced labour, child labour, domestic servitude, forced marriage, debt bondage, trafficking in persons for the purpose of exploitation, including sexual exploitation, and the forced recruitment of children in armed conflict.

Poor and marginalized groups, in particular racial and ethnic minorities, indigenous peoples and migrants, are disproportionally affected by contemporary forms of slavery.

Gender inequality further reinforces patterns of discrimination.

Today, I call on Member States, civil society and the private sector to strengthen their collective efforts to end these abhorrent practices.

I also call for support to identify, protect and empower victims and survivors, including by contributing to the United Nations Voluntary Trust Fund on Contemporary Forms of Slavery.

Next year is the 20th Anniversary of the Durban Declaration and Programme of Action adopted by the World Conference against Racism and Racial Discrimination.

This milestone document defines slavery and slavery-like practices as flagrant violations of human rights.

We cannot accept these violations in the 21st century.

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Les manifestations mondiales contre le racisme systémique qui ont eu lieu cette année sont venues rappeler à notre attention les injustices commises dans le monde entier, qui sont de sombres vestiges du colonialisme et de l’esclavage.

Mais l’esclavage n’appartient pas au passé.

À l’heure actuelle, plus de 40 millions de personnes sont encore victimes de formes contemporaines d’esclavage.

Les femmes et les filles représentent plus de 71 % de ces victimes.

De nos jours, l’esclavage prend différentes formes : esclavage par ascendance, travail forcé, travail des enfants, servitude domestique, mariage forcé, servitude pour dettes, traite des personnes à des fins d’exploitation, sexuelle notamment, et recrutement forcé et utilisation d’enfants dans des conflits armés.

Les groupes pauvres et marginalisés, en particulier les minorités raciales et ethniques, les peuples autochtones et les migrants, sont touchés de manière disproportionnée par les formes contemporaines d’esclavage.

L’inégalité de genre aggrave encore les tendances actuelles en matière de discrimination.

Aujourd’hui, je demande aux États Membres, à la société civile et au secteur privé de renforcer leur action collective pour mettre fin à ces pratiques abominables.

Je demande qu’un soutien soit apporté pour identifier et protéger les victimes et les survivants et leur donner des moyens d’action, notamment sous forme de contributions au fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage.

L’année prochaine marquera le vingtième anniversaire de l’adoption, par la Conférence mondiale contre le racisme et la discrimination raciale, de la Déclaration et du Programme d’action de Durban.

Ce document historique qualifie l’esclavage et les pratiques analogues à l’esclavage de violations flagrantes des droits de l’homme.

Nous ne pouvons souscrire à ces violations au XXIe siècle.