New York

24 September 2020

Secretary-General's message on World Maritime Day [scroll down for French version]

The theme of this year’s World Maritime Day – sustainable shipping for a sustainable planet – has gained extraordinary resonance as shipping has continued to transport more than 80 per cent of world trade, including vital medical supplies, food and other basic goods that are critical for the COVID-19 response and recovery. 
 
The COVID-19 pandemic has also highlighted the professionalism and sacrifice of the two million seafarers who serve on the world’s merchant fleet.  
 
I remain very concerned about the growing humanitarian and safety crisis facing hundreds of thousands of these indispensable workers.  Despite the unprecedented conditions brought about by the pandemic, seafarers have continued to tirelessly support the often invisible global logistics chain.  Physically and mentally exhausted, away from their families and loved ones, their time at sea has now been extended far beyond the standards stipulated in international conventions, with some tours of duty now stretching more than 17 months.  Fatigued seafarers cannot operate indefinitely, and disruptions to international shipping would have devastating consequences.
 
I renew my appeal to Governments to address their plight by formally designating seafarers and other marine personnel as “key workers”, ensuring safe crew changes and implementing the protocols developed by UN agencies, as well as the International Chamber of Shipping  and the International Transport Workers’ Federation, allowing stranded seafarers to be repatriated and others to join ships.  
 
In the longer term, a sustainable shipping industry is vital. Shipping will play a central role in achieving most, if not all, of the seventeen Sustainable Development Goals.  But shipping activities must be balanced with the long-term health and biodiversity of the oceans. The UN’s International Maritime Organization (IMO) has developed global standards which support cleaner and greener shipping. Governments and IMO must continue to work together to support the decarbonization of shipping and improved energy efficiency; the facilitation of shipping through increased digitalization, involving ports; and efforts to ensure the sustainability and protection of the workforce, including a focus on diversity. 
 
Shipping can and must continue to make its contribution to the global economy without upsetting nature’s delicate balance. The maritime sector underpins world trade and will continue to be essential for building a sustainable future for people and planet.
 
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Cette année, la Journée mondiale de la mer est consacrée au thème « Des transports maritimes durables pour une planète durable ». Ce thème revêt une importance toute particulière dans le contexte de la pandémie de COVID-19 : aujourd’hui, 80 % des marchandises échangées à l’échelle mondiale sont transportées par voie maritime, y compris des fournitures médicales vitales, des denrées alimentaires et d’autres produits de base qui sont indispensables à nos efforts de riposte et de relèvement.
 
La pandémie a également mis en lumière le professionnalisme et l’abnégation dont font preuve les deux millions de marins de la flotte marchande mondiale.
 
Je reste profondément préoccupé par la crise humanitaire et la crise de sécurité de plus en plus graves qui touchent déjà des centaines de milliers de ces travailleurs essentiels. Bravant les difficultés sans précédent créées par la pandémie, les marins travaillent sans relâche pour assurer le fonctionnement de la chaîne logistique mondiale, qui n’est pas toujours visible pour le public.

Épuisés physiquement et mentalement et séparés de leur famille et de leurs proches, ils et elles ont vu leur temps en mer prolongé bien au-delà de ce que prévoient les normes énoncées dans les conventions internationales : dans certains cas, leurs périodes de service dépassent maintenant 17 mois. Les marins ne peuvent pas travailler indéfiniment en supportant une telle fatigue ; pourtant, la perturbation du transport maritime international risquerait d’avoir des conséquences catastrophiques.
 
Encore une fois, je demande aux gouvernements d’agir pour remédier à cette situation critique en désignant les marins et le reste du personnel du secteur maritime comme travailleurs essentiels, en garantissant que les changements d’équipage soient effectués en toute sécurité et en appliquant les protocoles élaborés par les organismes des Nations Unies, la Chambre internationale de la marine marchande et la Fédération internationale des ouvriers du transport, de sorte que les marins bloqués à bord de navires soient rapatriés et que d’autres puissent rejoindre leur lieu de travail.
 
Dans une perspective à plus long terme, nous ne pouvons nous passer d’un secteur maritime durable. Les transports maritimes ont un rôle central à jouer dans la réalisation de la plupart des dix-sept objectifs de développement durable, voire de chacun d’entre eux. Mais il faut réussir à trouver un équilibre pour qu’ils ne compromettent pas la santé et la biodiversité des océans à long terme. L’Organisation maritime internationale (OMI) a élaboré des normes mondiales pour rendre le secteur plus propre et plus écologique. Les gouvernements et l’OMI doivent continuer à travailler ensemble pour décarboniser les transports maritimes et les rendre plus efficients sur le plan énergétique, faciliter les activités du secteur en continuant de les numériser, notamment dans les ports, et prendre des mesures pour protéger le personnel et garantir la pérennité des effectifs, en prêtant une attention particulière à la diversité.
 
Les transports maritimes peuvent et doivent contribuer à l’économie mondiale sans rompre l’équilibre fragile de la nature. Il serait impossible de bâtir un avenir durable pour la planète et pour sa population sans le secteur maritime, qui est au fondement du commerce mondial.