New York

09 April 2020

Secretary-General's video message on Women and COVID [scroll down for French version]

The COVID-19 pandemic affects everyone, everywhere.

But it affects different groups of people differently, deepening existing inequalities. 

Early data indicates that the mortality rates from COVID-19 may be higher for men. But the pandemic is having devastating social and economic consequences for women and girls. 

Today we are launching a report that shows how COVID-19 could reverse the limited progress that has been made on gender equality and women’s rights – and recommends ways to put women’s leadership and contributions at the heart of resilience and recovery.  

Nearly 60 per cent of women around the world work in the informal economy, earning less, saving less, and at greater risk of falling into poverty. 

As markets fall and businesses close, millions of women’s jobs have disappeared.  

At the same time as they are losing paid employment, women’s unpaid care work has increased exponentially as a result of school closures and the increased needs of older people. 

These currents are combining as never before to defeat women’s rights and deny women’s opportunities.  

Progress lost takes years to regain. Teenage girls out of school may never return. 

I urge governments to put women and girls at the centre of their efforts to recover from COVID-19.

That starts with women as leaders, with equal representation and decision-making power.

Measures to protect and stimulate the economy, from cash transfers to credits and loans, must be targeted at women. 

Social safety nets must be expanded. 

Unpaid care work must be recognized and valued as a vital contribution to the economy.

The pandemic has also led to a horrifying increase in violence against women.

Nearly one in five women worldwide has experienced violence in the past year.  Many of these women are now trapped at home with their abusers, struggling to access services that are suffering from cuts and restrictions. 

This was the basis for my appeal to governments earlier this week to take urgent steps to protect women and expand support services.  

COVID-19 is not only challenging global health systems, but testing our common humanity. 

Gender equality and women’s rights are essential to getting through this pandemic together, to recovering faster, and to building a better future for everyone.

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La pandémie de COVID-19 touche tout le monde, partout.

Mais elle touche différents groupes différemment, aggravant les inégalités existantes. 

Les premières données indiquent que les taux de mortalité liés au COVID-19 pourraient être plus élevés chez les hommes. Mais la pandémie a des conséquences sociales et économiques dévastatrices pour les femmes et les filles. 

Aujourd’hui, nous publions un rapport qui montre comment le COVID-19 pourrait remettre en cause les modestes progrès faits en matière d’égalité des genres et de droits des femmes, et qui recommande des moyens de placer le leadership et les contributions des femmes au cœur des efforts de résilience et de redressement. 

Près de 60 % des femmes dans le monde travaillent dans l’économie informelle, gagnant moins, épargnant moins et risquant davantage de basculer dans la pauvreté. 

Avec la chute des marchés et la fermeture des entreprises, des millions d’emplois occupés par des femmes disparaissent. 

Au moment où elles perdent leur emploi rémunéré, les femmes voient leur travail domestique et de soins non rémunéré augmenter prodigieusement en raison de la fermeture des écoles et de la multiplication des besoins des personnes âgées. 

Ces courants se rejoignent comme jamais auparavant pour défaire les droits des femmes et leur refuser des perspectives meilleures. 

Il faut des années pour rattraper les progrès perdus. Les adolescentes qui ne vont plus à l’école pourraient ne jamais y retourner. 

J’exhorte les gouvernements à placer les femmes et les filles au cœur de leurs efforts de relèvement du COVID-19.

Il faut que les femmes dirigent, qu’elles jouissent d’une représentation et d’un pouvoir de décision égaux à celui des hommes.

Les mesures visant à protéger et à stimuler l’économie, qu’il s’agisse de transferts en espèces, de crédits ou de prêts, doivent cibler les femmes. 

Les filets de protection sociale doivent être étendus. 

Le travail domestique non rémunéré doit être reconnu et valorisé comme une contribution vitale à l’économie.

La pandémie a également entraîné une hausse effroyable de la violence à l’égard des femmes.

Près d’une femme sur cinq dans le monde a subi des violences au cours de l’année écoulée. Beaucoup sont maintenant piégées à la maison avec leurs agresseurs ; elles ont toutes les peines du monde à accéder à des services qui subissent coupes et restrictions. 

C’est ce qui m’a poussé à lancer un appel aux gouvernements en début de semaine afin de leur demander de prendre des mesures d’urgence pour protéger les femmes et étendre les services de soutien. 

Le COVID-19 n’est pas seulement un défi pour les systèmes de santé du monde entier, c’est aussi une épreuve pour l’humanité tout entière. 

L’égalité des genres et les droits des femmes sont essentiels afin de surmonter ensemble cette pandémie, se relever plus rapidement et bâtir un avenir meilleur pour toutes et pour tous.