New York

22 March 2020

Secretary-General's message on World Water Day [scroll down for French version]

The world’s water resources are under unprecedented threat.  Today, some 2.2 billion people lack safe drinking water and 4.2 billion people live without access to adequate sanitation.  Unless we act with urgency, the impacts of climate change are projected to exacerbate these figures.  By 2050, between 3.5 and 4.4 billion people will live with limited access to water, with more than 1 billion of them living in cities. 

This year’s World Water Day focuses on water and climate change. With 2020 a make-or-break year for climate action, this focus is timely.  Water is the primary medium through which we perceive the effects of climate disruption, from extreme weather events, such as droughts and floods, to glacial melting, saltwater intrusion and sea level rise.  

Global heating and unsustainable use will create unprecedented competition for water resources, leading to the displacement of millions of people.  This will negatively affect health and productivity and act as a threat multiplier for instability and conflict.  The solution is clear.  We must urgently scale up investments in healthy watersheds and water infrastructure, with dramatic improvements in the efficiency of water use.  We must anticipate and respond to climate risks at every level of water management.  We need to urgently step up efforts to strengthen resilience and adaptation for people affected by climate disruption.  And, above all, we must use this year and COP26 in Glasgow to bend the emissions curve and create a secure foundation for water sustainability.   

On World Water Day, everyone has a role to play.  I call on all stakeholders to increase climate action and invest in robust adaptation measures for water sustainability. By limiting global heating to 1.5 degrees Celsius, the world will be in a much better position to manage and solve the water crisis that we all face.   

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Les ressources en eau dans le monde sont sous le coup d’une menace sans précédent. Aujourd’hui, quelque 2,2 milliards de personnes manquent d’eau potable et 4,2 milliards de personnes vivent sans accès à des installations sanitaires adéquates. Si nous n’agissons pas de toute urgence, les effets des changements climatiques feront augmenter ces chiffres. D’ici 2050, entre 3,5 et 4,4 milliards de personnes vivront avec un accès limité à l’eau, dont plus d’un milliard dans les villes. 

Cette année, la Journée mondiale de l’eau est axée sur l’eau et les changements climatiques. L’année 2020 étant une année décisive pour l’action climatique, cette priorité arrive à point nommé. L’eau est la principale matière par laquelle nous percevons les effets du dérèglement climatique, depuis les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les sécheresses et les inondations, jusqu’à la fonte des glaciers, l’intrusion d’eau salée et l’élévation du niveau de la mer. 

Le réchauffement de la planète et son exploitation non durable vont créer une concurrence sans précédent pour les ressources en eau et entraîner le déplacement de millions de personnes. Cela aura un effet négatif sur la santé et la productivité et démultipliera les risques d’instabilité et de conflit. La solution est claire. Nous devons de toute urgence augmenter les investissements dans des bassins versants et des infrastructures hydrauliques saines, en améliorant considérablement l’efficience de l’utilisation de l’eau. Nous devons anticiper les risques climatiques à tous les niveaux de la gestion de l’eau et y faire face. Nous devons de toute urgence intensifier l’action pour renforcer la résilience et l’adaptation des personnes touchées par les perturbations climatiques. Et, surtout, nous devons profiter de cette année et de la COP26 à Glasgow pour infléchir la courbe des émissions et créer une base solide pour la durabilité de l’eau. 

En cette Journée mondiale de l’eau, chacun a un rôle à jouer. J’appelle toutes les parties prenantes à intensifier l’action climatique et à investir dans de robustes mesures d’adaptation pour assurer la durabilité de l’eau. En limitant le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius, le monde sera en bien meilleure position pour gérer et surmonter la crise de l’eau à laquelle nous sommes tous et toutes confrontés.