New York

09 December 2019

Secretary-General's message on the International Day of Commemoration and Dignity of the Victims of the Crime of Genocide [scroll down for French version]

On this day we remember and pay tribute to the victims of the horrendous crime of genocide. We also reflect on what more we can do to uphold the responsibilities set out in the Genocide Convention.

Too often, the world has failed the populations under threat of genocide, crimes against humanity, war crimes and ethnic cleansing. The examples are many, and we know them well, but they remain a scourge, even today, causing great suffering. And the devastating impact on the victims, communities and society as a whole can take generations to overcome and heal.
 
Acting quickly to early warning signs and investing in early prevention can save lives and prevent attempts to destroy vulnerable groups, in whole or in part. Where we see people facing systematic discrimination or becoming targets of violence simply because of who they are, because of their identity, we must act – both to defend those at immediate risk and those who could be in jeopardy in the future.  By promoting a culture of peace and non-violence that includes respect for diversity and non-discrimination, we can build societies that are resilient to the risk of genocide.
 
The imperative to prevent genocide is not only moral; it is a legal obligation set out in Article I of the Convention.  Indeed, the primary obligation to prevent genocide rests with States. I congratulate Turkmenistan, Dominica and Mauritius for responding to my appeal last year for the universal ratification of the Genocide Convention. I urge the 42 States that have yet to ratify the Convention to do so as a matter of priority.
 
Civil society, religious leaders, media outlets and teachers play an important role. This year, I launched two initiatives, the United Nations Strategy and Plan of Action on Hate Speech and the Action Plan for the Protection of Religious Sites, which aim to galvanize our work and to encourage contributions from these partners, working hand in hand with states.
 
Investing in prevention is especially urgent today. Across the world, we are seeing an alarming surge in xenophobia, racism, anti-Semitism, anti-Muslim hatred and attacks against Christians, often fed by nationalist and populist ideologies. It is important on this day to recognize that the Holocaust did not start with the gas chambers, nor did the genocides in Rwanda, Srebrenica or Cambodia start with mass killings. They were all preceded by discrimination, hate speech, incitement to violence and the dehumanization of “the other”.
 
Let us pay tribute to the victims of this egregious crime by remembering their suffering and by recommitting to equality and prevention, not only in our words but in our actions.
 
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En cette journée, nous saluons la mémoire des victimes du crime de génocide et leur rendons hommage. Cette journée est également pour nous l’occasion de réfléchir à ce que nous pouvons faire de plus pour que les obligations énoncées dans la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide soient respectées.
 
Trop souvent, le monde a manqué à son devoir envers les populations menacées de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de nettoyage ethnique. Les exemples sont nombreux, et nous les connaissons bien. Aujourd’hui encore, les blessures infligées par ce crime infâme causent de grandes souffrances. Le traumatisme subi par les victimes, les communautés et les sociétés dans leur ensemble peut prendre des générations à guérir.
 
En intervenant dès les premiers signaux d’alarme et en investissant dans la prévention rapide, il est possible de sauver des vies et d’enrayer, voire de mettre en échec, les tentatives d’élimination de groupes vulnérables. Lorsque nous voyons des populations subir des discriminations systématiques ou devenir la cible d’actes de violence simplement en raison de leur identité, nous devons agir – pour défendre aussi bien les personnes qui courent un risque immédiat que celles qui pourraient être menacées à l’avenir. En promouvant une culture de la paix et de non-violence qui garantisse le respect de la diversité et la non-discrimination, nous pouvons bâtir des sociétés résilientes face au risque de génocide.
 
La prévention du génocide n’est pas seulement un impératif moral, c’est une obligation juridique aux termes de l’article premier de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide. La responsabilité de prévenir ce crime incombe au premier chef aux États. Je félicite le Turkménistan, la Dominique et Maurice d’avoir répondu à l’appel que j’avais lancé l’an dernier en faveur de la ratification universelle de la Convention. J’exhorte les 42 États qui ne l’ont pas encore ratifiée à le faire à titre prioritaire.
 
La société civile, les responsables religieux, les médias et les enseignants jouent un rôle important. Cette année, j’ai lancé deux initiatives : la Stratégie et le Plan d’action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine et le Plan d’action pour la protection des sites religieux, qui visent à dynamiser notre action et à y associer ces partenaires, en collaboration étroite avec les pouvoirs publics.
 
Aujourd’hui, il est particulièrement urgent d’investir dans la prévention. Partout dans le monde, nous assistons à une montée inquiétante de la xénophobie, du racisme, de l’antisémitisme, de l’islamophobie et des attaques contre les chrétiens, souvent alimentés par des idéologies nationalistes et populistes. En ce jour, il est important de prendre conscience du fait que l’Holocauste n’a pas commencé par les chambres à gaz, pas plus que les génocides perpétrés au Rwanda, à Srebrenica ou au Cambodge n’ont commencé par des massacres. Ils ont tous été précédés d’actes de discrimination, de discours haineux, d’incitation à la violence et de déshumanisation de « l’autre ».
 
Rendons hommage aux victimes de ce crime odieux en nous souvenant de leurs souffrances et en nous engageant de nouveau en faveur de l’égalité et de la prévention, non seulement dans nos discours mais aussi dans nos actes.