New York

11 October 2019

Secretary-General's message on International Day of the Girl Child [scroll down for French version]

Today, more than 1 billion girls younger than 18 are poised to take on the future. Every day, they are challenging stereotypes and breaking barriers. Girls are organizing and leading movements to tackle issues such as child marriage, education inequality, violence and the climate crisis. As the theme of this year’s observance underscores, they are proving to be unscripted and unstoppable.
 
On this International Day, we celebrate achievements by, with and for girls since the adoption of the landmark Beijing Declaration and Platform of Action – a comprehensive policy agenda for the empowerment of women and girls. Across nearly 25 years, we have seen more girls attending and completing school, fewer getting married or becoming mothers while still children themselves, and more gaining the skills they need to excel in the workplace. 
 
It is no longer acceptable for girls to have to scale-back their dreams or be made to believe they were unreachable in the first place. Yet many are still held back by harmful gender norms that influence everything they do: if, when and whom they marry, whether they attend and complete school, access health services or earn a living, and so much else.  Two hundred million girls and women are subjected to female genital mutilation.  Three of four victims of human trafficking are women and girls.  Conflicts trap millions in violence, uncertainty and despair. 

To ensure that all girls can reach their potential, we need concerted efforts and investments in their health, safety and 21st-century skills. Every year of secondary schooling a girl receives boosts her earning power by as much as 25 per cent. If all girls and boys complete secondary education, 420 million people could be lifted out of poverty.  The benefits unfold across generations.

We need to uphold the equal rights, voices and influence of girls in our families, communities and nations. Girls can be powerful agents of change, and nothing should keep them from participating fully in all areas of life. 
 
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Aujourd’hui, plus d’un milliard de filles de moins de 18 ans entendent bien redessiner l’avenir. Chaque jour, elles défient les stéréotypes et brisent des barrières. Elles organisent et dirigent des mouvements de lutte contre des problèmes tels que le mariage d’enfants, les inégalités en matière d’éducation, la violence et la crise climatique. Elles sont une force libre et inarrêtable, pour reprendre la formule qui a été retenue pour le thème de cette année.
 
En cette journée internationale, nous célébrons les victoires obtenues par, avec et pour les filles depuis l’adoption historique de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing, qui forment ensemble un plan directeur global, dans l’objectif de donner davantage de moyens d’action aux femmes et aux filles. En près de 25 ans, nous avons vu un plus grand nombre de filles fréquenter les bancs de l’école et terminer leur scolarité, elles sont désormais moins nombreuses à se marier ou devenir mères alors qu’elles sont encore des enfants, et un plus grand nombre d’entre elles acquièrent les compétences dont elles ont besoin pour réussir leur vie professionnelle.
 
Il n’est plus acceptable que les filles doivent revoir leurs ambitions à la baisse ou qu’on leur fasse croire que leurs rêves sont tout simplement irréalisables. Pourtant nombre d’entre elles sont encore bridées par des normes de genre néfastes qui influencent l’ensemble de leur vie : le fait ou non de se marier, à quel âge et avec qui, leur scolarisation et l’achèvement de leur scolarité, l’accès aux services de santé ou la possibilité de gagner leur vie, et bien plus encore. Deux cents millions de filles et de femmes sont victimes de mutilations génitales féminines. Les trois quarts des victimes de la traite sont des femmes et des filles. Des millions sont prises au piège de la violence, des incertitudes et de la détresse engendrées par les conflits.
 
Pour que toutes les filles puissent réaliser leur potentiel, il importe de mener une action concertée et de consentir des investissements pour qu’elles puissent vivre en bonne santé et dans la sécurité, en acquérant les compétences qui sont nécessaires au XXIe siècle. Chaque année d’enseignement secondaire supplémentaire se traduit par une augmentation de la capacité de gain des filles, qui peut aller jusqu’à 25 %. Si toutes les filles et tous les garçons achevaient le cycle d’enseignement secondaire, 420 millions de personnes pourraient sortir de la pauvreté. Les avantages se répercuteraient d’une génération à l’autre.
 
Nous devons défendre l’égalité des droits et donner aux filles les moyens de faire entendre leur voix et d’exercer une influence dans nos familles, nos communautés, nos pays. Les filles peuvent être de puissants agents de changement et rien ne devrait faire obstacle à leur pleine participation dans tous les domaines de la vie.