New York

25 November 2018

Secretary-General's message on International Day for the Elimination of Violence against Women [scroll down for French version]

Violence against women and girls is a global pandemic.  It is a moral affront to all women and girls, a mark of shame on all our societies and a major obstacle to inclusive, equitable and sustainable development.  At its core, violence against women and girls is the manifestation of a profound lack of respect – a failure by men to recognize the inherent equality and dignity of women.  It is an issue of fundamental human rights.
 
Violence can take many forms -- from domestic attacks to trafficking, from sexual violence in conflict to child marriage, genital mutilation and femicide.  It harms the individual and has far-reaching consequences for families and society.  This is also a deeply political issue.  Violence against women is tied to broader issues of power and control in our societies.  We live in a male-dominated society.  Women are made vulnerable to violence through the multiple ways in which we keep them unequal. 
 
In the past year we have seen growing attention to one manifestation of this violence.  Sexual harassment is experienced by most women at some point in their lives.  Increasing public disclosure by women from all regions and all walks of life is bringing the magnitude of the problem to light and demonstrating the galvanizing power of women’s movements to drive the action and awareness needed to eliminate harassment and violence everywhere.
 
This year, the global United Nations UNiTE campaign to end violence against women and girls is highlighting our support for survivors and advocates under the theme ‘Orange the World: #HearMeToo’.  With orange as the unifying colour of solidarity, the #HearMeToo hashtag is designed to send a clear message: violence against women and girls must end now, and we all have a role to play.
 
The same message resonates through the EU-UN Spotlight Initiative.  This 500-million-euro programme will empower survivors and advocates to become agents of change in their homes, communities and countries.  But while this initial investment is significant, it is small given the scale of need.  It should be seen as seed funding for a global movement.  Not until the half of our population represented by women and girls can live free from fear, violence and everyday insecurity, can we truly say we live in a fair and equal world.
 
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La violence à l’égard des femmes et des filles est une pandémie mondiale. C’est un affront moral fait à toutes les femmes et les filles, une marque d’infamie pour nos sociétés et un obstacle majeur à un développement inclusif, équitable et durable. Elle a pour origine et manifeste un profond manque de respect – l’incapacité des hommes à admettre que les femmes sont leurs égales et à reconnaître leur dignité intrinsèque. C’est une question cruciale qui touche aux droits de la personne.
 
Cette violence prend de nombreuses formes : violences domestiques, traite des femmes et des filles, violences sexuelles en temps de conflit, mariages d’enfants, mutilations génitales, féminicides.… Elle fait des victimes et a de lourdes conséquences pour les familles et la collectivité. Elle a également une forte dimension politique, car elle pose la question générale de savoir qui, dans nos sociétés, exerce le pouvoir et contrôle l’autre. Nous vivons dans un monde dominé par les hommes. Les femmes sont exposées à la violence parce que nous les maintenons, par toutes sortes de moyens, dans un état d’infériorité.
 
Une forme particulière de cette violence a reçu l’année passée une attention croissante : le harcèlement sexuel, que la plupart des femmes subissent à un moment ou à un autre de leur vie. Les nombreux témoignages publics de femmes de toutes les régions et de toutes les conditions ont mis en lumière l’ampleur du phénomène et montré le pouvoir galvanisant des mouvements de femmes, à même de susciter l’action et la prise de conscience nécessaires pour éliminer le harcèlement et la violence partout dans le monde.
 
Cette année, dans le cadre de la campagne mondiale de l’ONU « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles », nous avons voulu mettre en avant notre soutien aux rescapées et à celles et ceux qui combattent les violences faites aux femmes sous le thème « Peindre le monde en orange : #HearMeToo ». La couleur orange exprime notre solidarité, tandis que le hashtag #HearMeToo vise à faire passer un message clair : la violence à l’égard des femmes et des filles doit cesser immédiatement et nous avons tous un rôle à jouer.

C’est le même message que veut faire entendre l’Initiative Spotlight. Ce programme conjoint de l’Union européenne et de l’ONU, doté de 500 millions d’euros, vise à donner aux rescapées et à celles et ceux qui combattent les violences faites aux femmes les moyens d’être les agents du changement dans leurs foyers, leurs communautés et leurs pays. Les sommes allouées au programme sont certes importantes, mais encore insuffisantes au regard des besoins : voyons-les comme l’investissement initial d’un mouvement mondial. Tant que les femmes et les filles, qui forment la moitié de la population de la planète, ne vivront pas à l’abri de la peur, de la violence et de l’insécurité quotidienne, il nous sera impossible de prétendre vivre dans un monde juste et égal.