New York

26 June 2018

Secretary-General's message on International Day against Drug Abuse and Illicit Trafficking [scroll down for French version]

Drug challenges are among the most complex problems we face, with wide-ranging impacts on health and well-being, families and communities, security and sustainable development.
 
Addressing them requires a holistic focus across many fronts, as highlighted in the outcome document unanimously adopted by the 2016 United Nations General Assembly Special Session on the world drug problem.
 
We need international cooperation and effective law enforcement responses to stop organized crime networks and drug traffickers, with full respect for human rights and in accordance with international standards and norms.
 
At the same time, we need to expand evidence-based approaches to prevention, treatment and support.
 
The UNGASS outcome document outlines concrete steps for taking such balanced action, rooted in the principle of shared responsibility. It is also flexible enough to allow countries to pursue national drug policies according to their priorities and needs – as I did when I was Prime Minister of Portugal.
 
In line with the three international drug control conventions, I introduced non-criminal responses to drug possession for personal use, while increasing resources for prevention, treatment and social reintegration, and reinforcing criminalization of drug trafficking.
 
There are no easy solutions. But my own experience reinforces my strong conviction that we can chart a better path to counter the world drug problem.
 
Building on agreed international frameworks and using the UNGASS consensus as our guide, I urge countries to advance prevention, treatment, rehabilitation and reintegration services; ensure access to controlled medicines while preventing diversion and abuse; promote alternatives to illicit drug cultivation; and stop trafficking and organized crime – all of which would make an immense contribution to our work to achieve the Sustainable Development Goals.
 
Together, we can ensure that all people can live in health, dignity and peace, with security and prosperity.
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Le problème de la drogue est l’un des plus complexes de notre temps : il affecte tous les secteurs de la société et a des conséquences néfastes sur la santé et le bien-être, les familles et les collectivités, la sécurité et le développement durable.
 
Pour trouver une solution à ce problème, il faut adopter une démarche globale, comme cela a été souligné dans le document final adopté à l’unanimité à la session extraordinaire de l’Assemblée générale sur le problème mondial de la drogue tenue en 2016.
 
La coopération internationale et des mesures de détection et de répression efficaces sont essentielles pour venir à bout des réseaux de la criminalité organisée et des trafiquants de drogue, dans le plein respect des droits de l’homme et des règles et normes internationales.
 
Dans le même temps, nous devons favoriser davantage des approches fondées sur des données factuelles en matière de prévention, de traitement et de soutien.
 
Le document final issu de la session extraordinaire de l’Assemblée générale sur le problème mondial de la drogue définit des mesures concrètes pour une action équilibrée fondée sur le principe de la responsabilité partagée. Ce document traduit une volonté de souplesse puisque les pays peuvent appliquer des politiques nationales de lutte contre la drogue qui sont adaptées à leurs priorités et à leurs besoins, comme je l’ai fait quand j’étais Premier Ministre du Portugal.
 
Conformément aux trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues, j’ai proposé que le fait de détenir de la drogue pour un usage personnel ne fasse pas l’objet de mesures de répression, que les ressources allouées à la prévention, au traitement et la réinsertion sociale soient augmentées, et que la criminalisation du trafic de drogue soit renforcée.
 
Il n’existe pas de solution simple, mais, en me fondant sur ma propre expérience, j’ai la ferme conviction que nous pouvons trouver une meilleure façon de lutter contre le problème mondial de la drogue.
 
J’engage les pays à s’appuyer sur les cadres internationaux convenus et à utiliser le consensus obtenu à la session extraordinaire de l’Assemblée générale comme guide en vue de développer les services de prévention, de traitement, de réadaptation et de réinsertion ; de garantir l’accès aux médicaments sous contrôle, tout en empêchant leur détournement et leur usage illicite ; de favoriser des solutions de remplacement à la culture illicite de plantes servant à fabriquer des drogues ; et de mettre fin au trafic et la criminalité organisée. Toutes ces initiatives apporteraient une immense contribution à l’action que nous menons en vue d’atteindre les objectifs de développement durable.
 
Ensemble, nous pouvons faire en sorte que tous les êtres humains puissent vivre en bonne santé et dans la dignité et la paix, ainsi que la sécurité et la prospérité.