New York

26 June 2017

Secretary-General's message on the International Day against Drug Abuse and Illicit Trafficking [scroll down for French version]

Last year, at the UN General Assembly Special Session on the World Drug Problem (UNGASS), the international community took steps to mobilize a multifaceted, collective response to the full range of issues related to drug abuse and illicit trafficking. Governments came together to chart a new path forward that is more effective and humane, and leaves no one behind.    
UNGASS was a ground-breaking moment that provided a detailed and forward-looking blueprint for action. Together, we must honour the unanimous commitments made to reduce drug abuse, illicit trafficking and the harm that drugs cause, and to ensure that our approach promotes equality, human rights, sustainable development, and greater peace and security.  
I know from personal experience how an approach based on prevention and treatment can yield positive results. As Prime Minister of Portugal, I used the flexibility afforded by the three international drug control conventions to introduce non-criminal responses to the possession of drugs for personal use. Greater resources were allocated to prevention, treatment, and social reintegration programs, including harm reduction measures. 
Portugal now has one of the lowest death rates for drug use in Europe. In 2001, Portugal had the highest rate of HIV amongst injecting drug users in the region; since the introduction of the new policy, this rate, and rates of all sexually transmitted diseases, have decreased dramatically. Overall drug use rates have also fallen.  
I am proud of these results and hope this experience will contribute to the discussion and encourage Member States to continue exploring comprehensive and evidence-based solutions. 
The UNGASS follow-up process provides us with an institutional framework to learn from each other and share best practices. It is vital that we examine the effectiveness of the War on Drugs approach, and its consequences for human rights.  
Despite the risks and challenges inherent in tackling this global problem, I hope and believe we are on the right path, and that together we can implement a coordinated, balanced and comprehensive approach that leads to sustainable solutions. 
This would be the best possible way to implement the UNGASS recommendations and to have a positive impact on the lives of millions of people around the world.
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L’année dernière, à la session extraordinaire de l’Assemblée générale sur le problème mondial de la drogue, la communauté internationale a pris des mesures pour apporter une réponse collective et multidimensionnelle à l’ensemble des problèmes liés à l’abus et au trafic de drogues. Des gouvernements se sont unis en vue d’adopter une nouvelle façon, plus efficace et plus humaine, de traiter le problème, qui ne ferait pas de laissés-pour-compte. 
La session extraordinaire de l’Assemblée générale a constitué un tournant, ses travaux ayant abouti à un plan d’action détaillé et tourné vers l’avenir. Ensemble, nous devons honorer les engagements pris à l’unanimité pour réduire l’abus et le trafic de drogues ainsi que les dégâts causés par les drogues, en veillant à ce que notre démarche favorise l’égalité, les droits de l’homme, le développement durable de même que la paix et la sécurité. 
Je sais par expérience qu’une solution fondée sur la prévention et les traitements peut donner des résultats positifs. Lorsque j’étais le Premier Ministre du Portugal, j’ai tiré parti de la souplesse des trois conventions internationales relatives au contrôle des drogues pour dépénaliser la détention de drogues destinées à la consommation personnelle. Des ressources plus importantes ont été allouées à la prévention, aux traitements et aux programmes de réinsertion sociale, ainsi qu’aux mesures de réduction des risques. 
Aujourd’hui, le Portugal affiche l’un des taux de mortalité liée à la toxicomanie les plus bas d’Europe. En 2001, la prévalence du VIH parmi les usagers de drogues par injection y était la plus importante de la région; depuis l’instauration des nouvelles mesures, ce taux et l’incidence des maladies sexuellement transmissibles ont chuté de façon spectaculaire. Dans l’ensemble, les taux de consommation de drogues ont également baissé. 
Je suis fier de ces résultats et j’espère que cette expérience sera utile au débat et encouragera les États Membres à continuer de rechercher des solutions exhaustives et fondées sur l’analyse des faits. 
Le suivi de la session extraordinaire de l’Assemblée générale offre un cadre institutionnel qui nous permettra d’apprendre les uns des autres et de mettre en commun les pratiques exemplaires. La « guerre contre les drogues » est une méthode dont il nous faut examiner l’efficacité et les répercussions sur les droits de l’homme.
Malgré les risques et les difficultés liés à la lutte contre le fléau mondial des drogues, je veux croire que nous sommes sur la bonne voie et qu’ensemble, nous pouvons nous attaquer au problème de façon coordonnée, équilibrée et exhaustive et trouver ainsi des solutions durables. 
Telle serait la meilleure façon de donner suite aux recommandations formulées lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale et d’améliorer la vie de millions de personnes partout dans le monde.