New York

25 May 2017

Secretary-General's message on Africa Day 2017 [scroll down for French version]

Africa Day 2017 comes at an important moment in the continent’s endeavours towards peace, inclusive economic growth and sustainable development.
The international community has entered the second year of implementing the 2030 Agenda for Sustainable Development, an all-out effort to tackle global poverty, inequality, instability and injustice.  Africa has adopted its own complementary and ambitious plan: Agenda 2063. 
For the people of Africa to fully benefit from these important efforts, these two agendas need to be strategically aligned. 
Just last month, we held the first-ever United Nations – African Union Annual Conference, a unique opportunity to strengthen our partnership and establish a higher platform of cooperation.  Our work is based on four driving principles:  mutual respect, solidarity, complementarity and interdependence.
The UN partnership with Africa is also rooted in a deep sense of gratitude.  Africa provides the majority of United Nations peacekeepers around the world.  African nations are among the world’s largest and most generous hosts of refugees.  Africa includes some of the world’s fastest growing economies. 
All of humanity will benefit by listening, learning and working with the people of Africa.
It starts with prevention.  Our world needs to move from managing crises to preventing them in the first place.  We need to break the cycle of responding too late and too little. 
Most of today’s conflicts are internal, triggered by competition for power and resources, inequality, marginalization, disrespect for human rights and sectarian divides.  Often, they are inflamed by violent extremism or provide the fuel for it. 
But prevention goes far beyond focusing solely on conflict.  The best means of prevention and the surest path to durable peace is inclusive and sustainable development.   It is critical to continue building more effective and accountable institutions to address governance challenges, advance the rule of law and promote civil, political, economic, social and cultural rights.
We can speed progress by doing more to provide opportunities and hope to young people.  More than three out of five Africans are under 35 years of age.  Making the most of this tremendous asset means more investment in education, training, decent work, and engaging young people in shaping their future.
We must also do our utmost to empower women so they can play a full role in sustainable development and sustainable peace.  I am pleased that the African Union has consistently placed a special focus on gender equality and women’s empowerment. 
On this Africa Day, I reaffirm my commitment as a partner, friend and committed advocate for changing the narrative about this diverse and vital continent. 
Crises represent at best a partial view.  But from a higher platform of cooperation, we can see the whole picture – one that recognizes the enormous potential and remarkable success stories throughout the African continent. 
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Cette année, la Journée de l’Afrique intervient à un moment où le continent consent des efforts importants en faveur de la paix, de la croissance économique sans laissés-pour-compte et du développement durable.
La communauté internationale entre dans sa deuxième année de mise en oeuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, action majeure engagée en faveur de la lutte contre la pauvreté, les inégalités, l’instabilité et l’injustice dans le monde. L’Afrique a adopté son propre plan ambitieux et complémentaire : l’Agenda 2063.
Pour que les peuples d’Afrique en tirent pleinement parti, ces deux grands programmes doivent être stratégiquement alignés.
Le mois dernier, nous avons organisé la première conférence annuelle ONU‑Union africaine, une occasion unique de resserrer notre partenariat et relever notre cadre de coopération. Notre oeuvre repose sur quatre principes majeurs : le respect mutuel, la solidarité, la complémentarité et l’interdépendance.
Le partenariat de l’ONU avec l’Afrique est également arrimé à un profond sentiment de gratitude. L’Afrique fournit la majorité des soldats de la paix partout dans le monde. Les nations africaines sont parmi celles qui accueillent le plus de réfugiés et qui font preuve de plus de générosité à cet égard. L’Afrique abrite certaines des économies dont la croissance est la plus rapide au monde.
L’ensemble de l’humanité gagnerait à être à l’écoute des peuples d’Afrique, à apprendre d’eux et à travailler avec eux.
Je commencerai par la prévention. Notre monde doit passer de la gestion des crises à la prévention. Nous devons briser le cycle des interventions trop timorées et trop tardives.
La plupart des conflits actuels sont internes, déclenchés par la lutte pour le pouvoir et les ressources, l’inégalité, la marginalisation, le mépris des droits de l’homme et les divisions confessionnelles. Souvent, ils sont exacerbés par l’extrémisme violent ou l’alimentent.
Toutefois, la prévention va bien au-delà des seuls conflits. Un développement durable et sans exclusive est la meilleure façon de prévenir les conflits et d’assurer une paix durable. Il est essentiel de continuer à édifier des institutions plus efficaces et transparentes pour régler les problèmes de gouvernance et promouvoir l’état de droit ainsi que les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels.
Nous pouvons accélérer les progrès en redoublant d’efforts pour offrir des perspectives et de l’espoir aux jeunes. Plus de trois Africains sur cinq ont moins de 35 ans. Pour tirer le meilleur parti de cet atout considérable, il faut investir davantage dans l’éducation, la formation, le travail décent, et faire participer les jeunes à la définition de leur avenir.
Nous devons également faire de notre mieux pour autonomiser les femmes afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans le développement et la paix durables. Je me réjouis de voir que l’Union africaine a toujours privilégié l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.
En cette Journée de l’Afrique, je réaffirme mon engagement, en tant que partenaire, ami et fervent défenseur de ce continent diversifié et incontournable, à contribuer à une autre histoire de l’Afrique.
Les crises, au mieux, ne sont qu’une partie de l’histoire. En relevant le cadre de coopération, nous pourrons mieux cerner la situation, reconnaître l’énorme potentiel et les succès remarquables du continent africain.