New York

08 March 2017

Secretary-General's written message on International Women’s Day

Women’s rights are human rights. But in these troubled times, as our world becomes more unpredictable and chaotic, the rights of women and girls are being reduced, restricted and reversed. 
Empowering women and girls is the only way to protect their rights and make sure they can realize their full potential. 
Historic imbalances in power relations between men and women, exacerbated by growing inequalities within and between societies and countries, are leading to greater discrimination against women and girls. Around the world, tradition, cultural values and religion are being misused to curtail women’s rights, to entrench sexism and defend misogynistic practices. 
Women’s legal rights, which have never been equal to men’s on any continent, are being eroded further. Women’s rights over their own bodies are questioned and undermined.  Women are routinely targeted for intimidation and harassment in cyberspace and in real life. In the worst cases, extremists and terrorists build their ideologies around the subjugation of women and girls and single them out for sexual and gender-based violence, forced marriage and virtual enslavement. 
Despite some improvements, leadership positions across the board are still held by men, and the economic gender gap is widening, thanks to outdated attitudes and entrenched male chauvinism. We must change this, by empowering women at all levels, enabling their voices to be heard and giving them control over their own lives and over the future of our world. 
Denying the rights of women and girls is not only wrong in itself; it has a serious social and economic impact that holds us all back. Gender equality has a transformative effect that is essential to fully functioning communities, societies and economies.   
Women’s access to education and health services has benefits for their families and communities that extend to future generations. An extra year in school can add up to 25 per cent to a girl’s future income. 
When women participate fully in the labour force, it creates opportunities and generates growth. Closing the gender gap in employment could add $12 trillion to global GDP by 2025. Increasing the proportion of women in public institutions makes them more representative, increases innovation, improves decision-making and benefits whole societies. 
Gender equality is central to the 2030 Agenda for Sustainable Development, the global plan agreed by leaders of all countries to meet the challenges we face. Sustainable Development Goal 5 calls specifically for gender equality and the empowerment of all women and girls, and this is central to the achievement of all the 17 SDGs.  
I am committed to increasing women’s participation in our peace and security work. Women negotiators increase the chances of sustainable peace, and women peacekeepers decrease the chances of sexual exploitation and abuse. 
Within the UN, I am establishing a clear road map with benchmarks to achieve gender parity across the system, so that our Organization truly represents the people we serve.  Previous targets have not been met. Now we must move from ambition to action. 
On International Women’s Day, let us all pledge to do everything we can to overcome entrenched prejudice, support engagement and activism, and promote gender equality and women’s empowerment. 
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Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme. Mais en ces temps troublés, alors que le monde devient plus imprévisible et chaotique, les femmes et les filles voient leurs droits remis en question, limités ou réduits.
Le seul moyen de protéger les droits des femmes et des filles et de leur permettre de s’épanouir pleinement, c’est de les autonomiser. 
Les déséquilibres qui caractérisent depuis toujours les relations de pouvoir entre hommes et femmes, encore aggravés par l’accroissement des inégalités au sein de la société et entre pays, exposent les femmes et les filles à davantage de discrimination. Dans le monde entier, les traditions, les valeurs culturelles et les religions sont utilisées comme des prétextes pour s’attaquer aux droits des femmes, institutionnaliser le sexisme et défendre des pratiques misogynes. 
Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. Ainsi, leur droit de décision concernant leur propre corps est remis en question et attaqué. Les femmes sont par ailleurs souvent la cible de tentatives d’intimidation et de harcèlement aussi bien dans le cyberespace que dans la vie réelle. Dans les cas les plus graves, des extrémistes et des terroristes édifient leurs idéologies sur l’idée de la domination des femmes et des filles, qu’ils vouent aux violences sexuelles et sexistes, au mariage forcé et au quasi-esclavage.
Malgré quelques progrès, ce sont les hommes qui occupent presque toutes les positions de pouvoir, et l’écart économique entre hommes et femmes est en train de se creuser, sur fond de mentalités arriérées et de machisme ambiant. Cela ne peut plus durer et nous devons donner aux femmes les moyens d’agir à tous les niveaux et leur permettre de faire entendre leur voix et de maîtriser leurs propres vies et l’avenir de la planète. 
En plus d’être répréhensible sur le plan moral, le fait de ne pas respecter les droits des femmes et des filles a de graves répercussions sur les plans économique et social, qui sont contraires à l’intérêt commun. L’égalité des sexes est porteuse de changements essentiels au bon fonctionnement des collectivités, des sociétés et des économies. 
L’accès des femmes à l’éducation et aux services de santé a sur leur famille et les communautés dans lesquelles elles vivent des retombées positives qui s’étendront aux générations futures. Une année de scolarisation supplémentaire peut se traduire par une augmentation allant jusqu’à 25 % du revenu qu’une fille pourra toucher quand elle aura atteint l’âge adulte. 
La pleine participation des femmes à la population active offre des occasions sans précédent et est porteuse de croissance. Si l’on parvenait à combler l’écart existant entre hommes et femmes en matière d’emploi, on pourrait augmenter le PIB mondial de 12 milliards de dollars d’ici à 2025. De même, si l’on accroît la proportion de femmes dans les institutions publiques, on aura l’assurance que celles-ci seront plus représentatives, mais ce sera aussi un gage d’innovation et d’amélioration de la prise de décisions dans l’intérêt de la société dans son ensemble. 
L’égalité des sexes est d’une importance cruciale pour le Programme de développement durable à l’horizon 2030, le plan mondial que les dirigeants de tous les pays ont accepté d’appliquer pour relever les défis du monde contemporain. L’objectif de développement durable no 5 a trait spécifiquement à la réalisation de l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles, qui revêtent une importance fondamentale pour que puissent être atteints les 17 objectifs de développement durable dans leur intégralité. 
Je compte faire en sorte que davantage de femmes participent à notre action dans les domaines de la paix et de la sécurité. Le travail des négociatrices augmente les chances de parvenir à une paix durable et la présence de femmes parmi les soldats de la paix vient limiter les risques d’exploitation et d’atteintes sexuelles. 
Pour ce qui est de l’Organisation des Nations Unies, je suis en train de donner des orientations claires assorties d’objectifs précis pour que la parité devienne réalité dans tout le système et pour faire en sorte que l’Organisation représente véritablement ceux qu’elle sert. Les cibles fixées par le passé n’ont pas été atteintes. Il est temps de joindre les actes à la parole. 
En cette Journée internationale de la femme, nous devons nous engager à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour en finir avec les préjugés éculés, encourager la mobilisation et le militantisme et promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.