New York

02 December 2016

Secretary General's Message on the International Day for the Abolition of Slavery [scroll down for French version]

The International Day for the Abolition of Slavery calls upon us to remember victims around the world and to reflect on progress towards the elimination of all contemporary forms of slavery, such as forced labour, the worst forms of child labour, forced and servile marriage, bonded labour and human trafficking. 

This year’s observance coincides with the 90th anniversary of the 1926 Slavery Convention, and the 60th anniversary of the 1956 Supplementary Convention on the Abolition of Slavery, the Slave trade and Institutions and Practices similar to slavery.

We can draw some encouragement from decreases in the number of children engaged in the worst forms of child labour, the expansion of comprehensive legal and policy frameworks to tackle contemporary slavery and trafficking, and growing public awareness of the issue.

However, according to estimates by the International Labour Organisation, almost 21 million people are victims of forced labour, trapped in situations of extreme exploitation, abuse and violence, including sexual and gender-based violence. Those suffering multiple forms of discrimination, including women, children, indigenous peoples, minorities, people of African descent, and persons with disabilities, all too often face extreme vulnerability to exploitation and abuse.

Current increases in the criminalization of migration have heightened the vulnerabilities of millions of people fleeing conflict, persecution, crisis situations and extreme poverty, who can easily fall prey to traffickers and others who profit from their desperation.   

The 2030 Agenda for Sustainable Development calls on the global community to “take immediate and effective measures to eradicate forced labour, end modern slavery and human trafficking and secure the prohibition and elimination of the worst forms of child labour, including recruitment and use of child soldiers, and by 2025 end child labour in all its forms”.  

Achieving this goal is not only a matter of prohibiting slavery in law throughout the world but also fighting its root causes, expanding access to justice for victims  and increasing provisions for rehabilitation.   

The UN Voluntary Fund on Contemporary Forms of Slavery helps restore the human rights and dignity of thousands of victims and their families by awarding grants to projects providing rehabilitation services. I urge Member States, businesses, private foundation and other donors to increase their contributions.

Together, we can accelerate our efforts and rid the world of this heinous practice.

*****

En cette Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, rappelons le souvenir de ses victimes dans le monde entier et réfléchissons aux progrès accomplis sur le plan de l’élimination de toutes les formes contemporaines d’esclavage telles que le travail forcé, les pires formes de travail des enfants, le mariage forcé ou servile, le travail servile et la traite d’êtres humains. 

La célébration de cette année coïncide avec le quatre-vingt-dixième anniversaire de la Convention relative à l’esclavage de 1926 et le soixantième anniversaire de la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage de 1956.

Nous pouvons être quelque peu encouragés par la baisse du nombre d’enfants qui exercent les pires formes de travail des enfants, par le renforcement des cadres globaux juridiques et politiques visant à faire face à l’esclavage moderne et à la traite, et par la sensibilisation croissante de l’opinion à la question.

Néanmoins, selon les estimations de l’Organisation internationale du Travail, près de 21 millions de personnes sont encore victimes de travail forcé et se retrouvent prises au piège dans des situations d’exploitation, de sévices et de violence extrêmes, y compris la violence sexiste. Ceux qui souffrent de formes multiples de discrimination, y compris les femmes, les enfants, les peuples autochtones, les minorités et les personnes handicapées, sont trop souvent d’une vulnérabilité extrême, face aux exploitations et aux violences. 

Les migrations étant de plus en plus pénalisées de nos jours, des millions de personnes fuyant les conflits, les persécutions, les situations de crise et la pauvreté extrême connaissent une vulnérabilité grandissante et peuvent facilement être la proie des trafiquants qui exploitent leur désespoir.   

Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la communauté internationale est invitée à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite d’êtres humains, interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et, d’ici à 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes ». Pour atteindre cet objectif, il faut non seulement interdire l’esclavage en droit dans le monde mais aussi en extirper les racines profondes, aider ses victimes à accéder à la justice et prévoir davantage de dispositions en matière de réadaptation.

Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage aide à rétablir les droits de l’homme et la dignité de milliers de victimes et de leur famille en accordant des subventions à des projets destinés à fournir des services de réadaptation. J’exhorte les États Membres, les entreprises, les fondations privées et les autres donateurs à accroître leurs contributions.

Ensemble, nous pouvons accélérer nos efforts et débarrasser le monde de cette pratique ignoble!