New York

09 August 2016

Secretary-General's Message on the International Day of the World's Indigenous Peoples [scroll down for French version]

The 2030 Agenda for Sustainable Development, adopted by world leaders last year, is predicated on the principle of leaving no one behind in the journey to a world of peace and dignity, opportunity and prosperity.  Among those most vulnerable to being left behind are indigenous peoples.

Indigenous peoples face a wide range of challenges including systematic discrimination, denial of their land and territorial rights and inadequate access to essential services.  Indigenous peoples regularly face stigmatization of their cultural identity and lack of respect and recognition for their heritage and values, including in textbooks and other educational materials.  Their marginalization is often compounded by language barriers.  Instruction is mainly in the national language, with little or no instruction in, or recognition of, indigenous languages.  

This has grave consequences.  Around the globe, indigenous youth are graduating from high school at rates well below the national average.  In some countries, less than 40 per cent of indigenous children attend school full-time.  In many others, few indigenous children complete a full high school education.  This is unacceptable.  We will not achieve the Sustainable Development Goals if we fail to address the educational needs of indigenous peoples.

In recent decades, the world has progressed considerably in advocating for the rights of indigenous peoples.  The United Nations now has three specific mechanisms to advance their cause: the Permanent Forum on Indigenous Issues; the Special Rapporteur on the Rights of Indigenous Peoples; and the Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples.  We also have the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.  Adopted by the General Assembly on 13 September 2007, the Declaration is the definitive benchmark for the recognition, promotion and protection of the rights of indigenous peoples.

In September 2014, the first World Conference on Indigenous Peoples adopted an action oriented outcome document to achieve the ends of the Declaration on the Rights of Indigenous Peoples.  As a direct result we now have a UN System Wide Action Plan to promote awareness and action to support the implementation of the UN Declaration, particularly at the country level.

On this International Day of the World's Indigenous Peoples, I call on Governments everywhere to draw on the guidance of this international framework to improve access to education for indigenous peoples and to reflect their experiences and culture in places of learning.  Let us commit to ensuring indigenous peoples are not left behind as we pursue the vision of the Sustainable Development Goals.

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MESSAGE A L’OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE 
DES PEUPLES AUTOCHTONES
LE 9 AOUT 2016

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté l’an dernier par les dirigeants du monde, repose sur le principe visant à ne pas faire de laissés-pour-compte dans l’édification d’un monde de paix et de dignité, de chances et de prospérité.  Or, les peuples autochtones figurent parmi les groupes les plus exposés à être laissés pour compte.
Les peuples autochtones se heurtent à toute une série de problèmes, notamment une discrimination systématique, un déni de leurs droits aux terres et aux territoires et un accès lacunaire aux services essentiels.  Leur identité culturelle est régulièrement stigmatisée, tandis que leur patrimoine et leurs valeurs sont peu respectés et mal reconnus, y compris dans les manuels d’enseignement et autres outils pédagogiques.  Leur marginalisation est souvent aggravée par des barrières linguistiques : l’enseignement, qui se fait principalement dans la langue nationale, ne prévoit guère ou pas d’instruction en langues autochtones et ne reconnaît pas ces langues.  
Ce phénomène entraîne des conséquences désastreuses. Dans tous les pays du monde, le taux de jeunes autochtones diplômés de l’enseignement secondaire est bien inférieur à la moyenne nationale. Dans certains pays, ce sont moins de 40 % des enfants autochtones qui sont scolarisés à plein temps.  Dans beaucoup d’autres, rares sont les enfants autochtones qui achèvent l’enseignement secondaire.  Cette situation est inacceptable : jamais nous n’atteindrons les objectifs de développement durable si nous ne parvenons pas à répondre aux besoins des peuples autochtones en matière d’éducation.
Au cours de ces dernières décennies, le monde a accompli des progrès considérables dans la défense des droits des peuples autochtones.  Désormais, l’Organisation des Nations Unies dispose de trois mécanismes spécifiquement consacrés à leur cause – l’Instance permanente sur les questions autochtones, le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones et le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones – sans oublier la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.  Adoptée par l’Assemblée générale le 13 septembre 2007, la Déclaration est la référence absolue en matière de reconnaissance, de promotion et de protection des droits des peuples autochtones.
En septembre 2014, la première Conférence mondiale sur les peuples autochtones a adopté un document final pragmatique destiné à nous aider à atteindre les objectifs définis dans la Déclaration.  C’est ainsi que nous disposons désormais d’un plan d’action à l’échelle du système nous permettant de promouvoir la sensibilisation et l’action en faveur de la mise en œuvre de la Déclaration, en particulier au niveau des pays.
En cette Journée internationale des peuples autochtones, j’invite les gouvernements, partout dans le monde, à s’inspirer des orientations de ce cadre international pour améliorer l’accès des autochtones à l’éducation et pour prendre en compte leur vécu et leur culture dans les lieux d’apprentissage.  Engageons-nous à faire en sorte que les peuples autochtones ne soient pas les laissés-pour-compte de notre action en faveur des objectifs de développement durable.