Geneva, Switzerland

29 June 2016

Secretary-General's message to the UN International Conference in Support of Israeli-Palestinian Peace [delivered by Mr. Michael Moeller, Director-General of the United Nations Office at Geneva] [scroll down for French version]

I am pleased to send greetings to the participants of this International Conference in Support of Israeli-Palestinian Peace.

Your title is apt: “Peace is possible - frameworks for a way forward”. We must never give up hope of negotiating a settlement between Israel and Palestine. All that is lacking is the political will to make that happen.

The international community’s latest efforts to revitalize the peace process and seek to build international consensus towards a resumption of negotiations include the upcoming report of the Middle East Quartet, and the recent French-led Ministerial meeting.

The Arab Peace Initiative, with its vision of a comprehensive peace and an opportunity to build a regional security framework, can also be an important forum for dialogue.

I have just made my eleventh visit to Israel and Palestine. During my trip, I reminded the leadership on both sides of the imperative of taking prompt action to restore hope in a peaceful future and to preserve the two-state solution – the only way to meet the national aspirations of both peoples.
Israel’s settlement enterprise, illegal under international law, continues to expand in the West Bank including East Jerusalem, undermining trust and constituting a significant threat to a viable Palestinian state. The continued designation of land in Area C for exclusive Israeli use; the steady expansion of settlements; the legalization of outposts; and the alarming spike in demolitions in 2016 are systematically jeopardizing the viability of a future Palestinian state raise serious concerns about Israel’s commitment to the two-state vision.

Violence, and the incitement that fuels it, also present a major obstacle to rebuilding trust and restoring faith in a negotiated solution. There can be no justification for terrorism, nor for the glorification of those who commit such heinous acts. Palestinian leadership must live up to its responsibility to speak clearly and act firmly against violence and incitement. 

Israelis and Palestinians alike are entitled to live in security – free from constant fear and threats. I am encouraged by the reduction in attacks against Israelis over the past few months. Israel must calibrate its response to avoid unnecessarily harming civilians, in accordance with its obligations under international law.

Turning to Gaza: the situation there is untenable. Nine years of closures and three rounds of hostilities between Israel and militant groups operating from Gaza have exacerbated the vast humanitarian challenges. Most Palestinians in Gaza need international humanitarian aid in the face of crises in housing, electricity and water, and a lack of sustainable development.

It is critical that donors fulfill their financial pledges for the reconstruction of Gaza. Hamas must end its military build-up and the construction of tunnels, which undermine humanitarian efforts and increase the risk of renewed violence. I call again on the Israeli Government to end its closure of Gaza in line with Security Council resolution 1860 (2009).  I also urge Egypt to open the Rafah crossing on a regular basis, particularly for humanitarian cases, while respecting its legitimate security concerns.

Reuniting the West Bank and Gaza under a single, legitimate and democratic Palestinian Government based on PLO principles is critical, not only to relieving the suffering of the Palestinian people in Gaza, but to empowering Palestinian leadership to negotiate a resolution to the conflict.

The United Nations remains committed to supporting a negotiated, just, comprehensive and enduring two-state resolution for the people of Israel and Palestine.

I personally commit to working with their leaders and the international community to advance their essential goals, until the last day of my tenure as Secretary-General of the United Nations. 

In this spirit, please accept my best wishes for a successful event that looks at past peace initiatives and lessons learned, current peace initiatives, and the way forward.

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C’est avec plaisir que je salue les participants à cette Conférence internationale à l’appui de la paix israélo-palestinienne.
Votre titre, « La paix est possible : définir des orientations pour aller de l’avant », est fort approprié. Nous ne devons jamais abandonner l’espoir de négocier un accord entre Israël et la Palestine. Ce qui fait défaut, c’est la volonté politique d’y parvenir.
Parmi les dernières activités menées au niveau international pour relancer le processus de paix et parvenir à un consensus en faveur de la reprise des négociations, on peut citer le rapport du Quatuor pour le Moyen-Orient, à paraître prochainement, et la récente réunion ministérielle dirigée par la France.
L’Initiative de paix arabe, qui envisage une paix globale et la possibilité d’établir un cadre régional de sécurité, pourrait également offrir un espace de dialogue important.
Je reviens tout juste de mon onzième voyage en Israël et en Palestine. Au cours de ce voyage, j’ai rappelé aux dirigeants des deux parties qu’il était impératif d’agir rapidement pour faire renaître l’espoir d’un avenir pacifique et préserver la solution des deux États, seul moyen de satisfaire les aspirations nationales des deux peuples.
L’entreprise de colonisation d’Israël, illégale au regard du droit international, se poursuit en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, minant la confiance de la population et mettant sérieusement en péril la création d’un État palestinien viable. L’affectation continue de terres de la zone C à l’usage exclusif d’Israël, l’extension régulière des colonies, la légalisation des avant-postes et le pic alarmant des démolitions en 2016 compromettent systématiquement la viabilité de tout futur État palestinien et font naître de sérieux doutes quant à l’engagement d’Israël en faveur de la solution des deux États.
La violence et les incitations à la violence constituent également un obstacle majeur au rétablissement de la confiance et de la foi en une solution négociée. Rien ne peut justifier le terrorisme ou la glorification de ceux qui commettent ces actes odieux. Les dirigeants palestiniens doivent assumer leurs responsabilités en se prononçant clairement contre la violence et les incitations à la violence et en prenant des mesures fermes à cet égard.
Les Israéliens comme les Palestiniens ont le droit de vivre en sécurité, libérés du joug constant de la peur ou des menaces. Je trouve encourageante la diminution des attaques menées contre les Israéliens ces derniers mois. Israël doit ajuster ses interventions pour éviter de porter inutilement atteinte aux civils, conformément à ses obligations découlant du droit international.
S’agissant de la bande de Gaza, la situation y est intenable. Neuf ans de bouclage et trois cycles de violences entre Israël et des groupes de militants basés dans la bande de Gaza ont exacerbé les différents problèmes humanitaires. La plupart des Palestiniens de Gaza ont besoin d’une aide humanitaire pour faire face aux crises qui touchent le logement ainsi que l’approvisionnement en eau et en électricité, et à l’absence de développement durable.
Il est essentiel que les donateurs honorent leurs engagements financiers en faveur de la reconstruction de la bande de Gaza. Le Hamas doit cesser de renforcer ses forces militaires et de construire des tunnels; ce comportement nuit aux activités humanitaires et accroît le risque de reprise des violences. Je demande encore une fois au Gouvernement israélien de mettre fin au bouclage de la bande de Gaza, en application de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité. Je presse en outre l’Égypte d’assurer l’ouverture régulière du point de passage de Rafah, en particulier pour les urgences humanitaires, dans la mesure où ses préoccupations légitimes en matière de sécurité le permettent.
Il est crucial que la Cisjordanie et la bande de Gaza soient réunies sous un seul Gouvernement palestinien légitime et démocratiquement élu, conformément aux principes de l’Organisation de libération de la Palestine, non seulement pour atténuer les souffrances des Palestiniens vivant dans la bande de Gaza, mais également pour permettre aux dirigeants palestiniens de négocier une résolution du conflit.
L’Organisation des Nations Unies reste déterminée à soutenir un règlement négocié, juste, global et durable du conflit israélo-palestinien, qui mène à la création de deux États, dans l’intérêt des peuples d’Israël et de Palestine.
Je m’engage personnellement à collaborer avec leurs dirigeants et la communauté internationale pour promouvoir leurs objectifs essentiels, jusqu’au dernier jour de mon mandat de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies.
Dans cet esprit, je vous souhaite une réunion fructueuse, qui vous permettra d’examiner les initiatives de paix antérieures et les enseignements qui en ont été tirés, les initiatives de paix actuelles et la voie à suivre.