New York

22 March 2016

Statement attributable to the Spokesperson of the Secretary-General on judgment of the International Criminal Court regarding Jean-Pierre Bemba (scroll down for French)

The Secretary-General welcomes the judgment issued yesterday by the International Criminal Court in the case of Jean-Pierre Bemba (Democratic Republic of the Congo). Jean-Pierre Bemba was the commander-in-chief of the former Congolese rebel group, the Movement for the Liberation of Congo, as well as a vice president of the country during the 2003-2006 transition. He was found guilty of crimes against humanity and war crimes, including rape, murder and pillage, committed in 2002-2003 in the Central African Republic.

The judgment of the Court reaffirms that impunity will not be tolerated and sends a strong signal that commanders will be held responsible for international crimes committed by those under their authority. It also highlights the critical need to eradicate sexual- and gender-based violence by addressing their widespread and systematic use as a weapon of war.

The Secretary-General notes that the judgment is a significant step towards bringing justice to the victims of these horrendous crimes in the Central African Republic. He underlines in this regard the importance of addressing impunity for past crimes in both the Central African Republic and the Democratic Republic of the Congo, including to ensure lasting and sustainable peace.

New York, 22 March 2015

Déclaration attribuable au porte-parole du Secrétaire général sur le jugement de la Cour pénale internationale concernant Jean-Pierre Bemba

Le Secrétaire général se félicite du jugement rendu hier par la Cour pénale internationale dans l’Affaire Jean-Pierre Bemba (République démocratique du Congo). Jean-Pierre Bemba était le commandant en chef de l'ex groupe rebelle congolais, le Mouvement de Libération du Congo, et vice-président du pays pendant la transition de 2003-2006. Il a été reconnu coupable de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, notamment au titre de viols, meurtres et pillages, commis en 2002-2003 en République centrafricaine.

Tout en réaffirmant que l’impunité ne sera pas tolérée, le jugement de la Cour envoie un signal fort selon lequel les chefs militaires seront tenus pour responsables des crimes internationaux commis par ceux sous leur autorité. Il souligne également le besoin critique d’éradiquer les violences à caractère sexuel ou sexiste en s’attaquant à leur recours généralisé et systématique comme arme de guerre.

Le Secrétaire général note que le jugement est une étape significative vers la justice pour les victimes de ces crimes odieux en République centrafricaine. Il souligne à cet égard l’importance de lutter contre l’impunité pour les crimes passés, que ce soit en République centrafricaine ou en République démocratique du Congo, notamment pour assurer une paix durable et viable.