New York

20 November 2015

Secretary-General's message on Universal Children's Day [scroll down for French version]

The Universal Children’s Day is dedicated to promoting the well-being and human rights of the world’s children, especially those suffering the impacts of poverty, armed conflict, discrimination and exploitation.  The date of the observance -- 20 November -- marks the day on which, in 1989, the United Nations General Assembly adopted the Convention on the Rights of the Child. Today, we reaffirm our obligation to do everything in our power to enable all children to survive and thrive, learn and grow, have their voices heard and reach their full potential.

This year, I wish to emphasize the importance of ensuring that the commitments made by the international community to the world’s children are extended to a group of children who are often forgotten or overlooked: those deprived of their liberty.

Far too many children languish in jail, mental health facilities or through other forms of detention.  Some children are vulnerable because they are migrants, asylum seekers, homeless or preyed on by organized criminals.  Whatever the circumstances, the Convention dictates that the deprivation of liberty must be a measure of last resort, and for the shortest time. Our aim must be to pursue the best interests of the child, prevent the deprivation of liberty and promote alternatives to detention.

With that in mind, and further to a request by the General Assembly, the United Nations is preparing a Global Study that aims to shine a light on the scale and conditions of children deprived of their liberty and secure the protection of their rights. The study will gather relevant data, identify good practices and help countries grasp the worrisome magnitude of the phenomenon and design measures to address it.  A coalition of UN actors has come together to assemble resources and expertise to take the study forward. 
I strongly support this effort and urge Member States to do so as well.

This year’s observance falls at a time when 60 million people have been forcibly displaced from their homes – more than at any time since the Second World War.  Almost half of them are children fleeing oppression, terrorism, violence and other violations of their human rights.  This observance also comes following the landmark adoption of the 2030 Agenda for Sustainable Development, which can point the way towards peaceful, prosperous and inclusive societies for all.  Achieving the Sustainable Development Goals will depend crucially on reaching the most vulnerable children.

On Universal Children’s Day, let us reaffirm our commitment to a future in which
no child is left behind, including those deprived of their liberty.

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La Journée mondiale de l’enfance vise à promouvoir le bien-être et les droits fondamentaux des enfants de la planète, en particulier ceux qui sont exposés à la pauvreté, aux conflits armés, à la discrimination et à l’exploitation.  La date retenue pour cette célébration, le 20 novembre, commémore le jour où l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Convention relative aux droits de l’enfant en 1989. Aujourd’hui, nous réaffirmons notre obligation de faire tout ce qui en notre pouvoir pour que tous les enfants du monde puissent survivre et se développer, s’instruire et grandir, se faire entendre et réaliser pleinement leur potentiel.
Cette année, je voudrais insister sur l’importance de veiller à ce que les engagements pris par la communauté internationale à l’égard des enfants s’étendent à un groupe d’enfants qui est trop souvent oublié ou négligé : ceux qui sont privés de leur liberté.
Bien trop d’enfants sont détenus dans des prisons, des institutions psychiatriques ou d’autres lieux de détention. Certains enfants sont vulnérables parce qu’ils sont migrants, demandeurs d’asile, sans domicile fixe ou exploités par des organisations criminelles. Quelles que soient les circonstances, la Convention est formelle : la privation de liberté doit être une mesure de dernier ressort et durer le moins longtemps possible. Nous devons faire en sorte que  l’intérêt supérieur de l’enfant soit privilégié, en prévenant la privation de liberté et en promouvant des solutions de substitution.
Compte tenu de ce qui précède, et en réponse à une demande de l’Assemblée générale, l’ONU prépare actuellement une étude mondiale qui vise à faire la lumière sur l’étendue du problème, sur les conditions de détention des enfants privés de liberté, ainsi que sur les moyens de protéger les droits de ce groupe de population. L’étude recueillera les informations nécessaires, recensera les bonnes pratiques et aidera les pays à prendre conscience de l’ampleur préoccupante du phénomène et à élaborer des mesures pour y remédier. Une coalition d’intervenants relevant du système des Nations Unies a décidé de mutualiser ressources et expertise pour mener l’étude à bien. Je souscris pleinement à cet effort et engage les États Membres à faire de même.
Cette année, la Journée mondiale de l’enfance est célébrée alors que, nombre sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale, 60 millions de personnes ont dû prendre la route de l’exode. Près de la moitié de ces déplacés fuyant l’oppression, le terrorisme, la violence et d’autres atteintes aux droits de l’homme sont des enfants. La célébration de la Journée mondiale intervient aussi au lendemain de l’adoption historique du programme de développement durable, dont l’objectif est de mettre en place d’ici à 2030 des sociétés pacifiques, prospères et inclusives. La réalisation des objectifs de développement durable dépendra fortement de notre capacité de venir en aide aux enfants les plus vulnérables.
En cette Journée mondiale de l’enfance, réaffirmons notre engagement envers un avenir où les enfants ne sont pas laissés pour compte, en particulier ceux qui sont privés de liberté.