New York

26 June 2015

Secretary-General's message on the International Day in Support of Victims of Torture [scroll down for French version]

The rise of violent extremism and unprecedented levels of forced displacement in our world demand a comprehensive response – and no aspect is more urgent than assisting the many victims of rising levels of torture that these and related trends generate.

The world is rightly shocked and horrified by the treatment of innocent civilians, especially women, at the hands of violent extremists. At the same time, record numbers of people fleeing their homes risk a perilous journey that is often marred by grave violations of human rights, including torture.

On this International Day in Support of Victims of Torture, the United Nations calls on the world to stand in solidarity with all affected people as well as their families and communities. We join our voices in a resounding cry against such abhorrent and inhumane practices.

In armed conflict, torture constitutes a war crime. When it is used in a systematic or widespread manner, it also amounts to a crime against humanity. There is an absolute prohibition on the use of torture at any time and under any circumstances under international law.

As States grapple with their response to violent extremism, it is essential to stress that torture can never be used to fight terror; in fact torture terrorizes. The use of torture is wrong from a moral point of view and wrongheaded from a strategic standpoint. Practicing torture hurts the very cause of democracy, justice and human rights that the terrorists seek to undermine, and it gives them fuel to gain new recruits.

I am committed to leading the United Nations in denouncing torture and defending human rights everywhere. The Office of the High Commissioner for Human Rights is actively engaged with partners in this effort.

Victims of torture have the right to compensation and rehabilitation. They also deserve and have the right to know the truth. That is why it is so critical to investigate instances of torture, identify the perpetrators and bring them to justice.

On this Day, we urge special protection for the courageous human rights defenders who put themselves at grave risk in order to shine a light on the practice of torture. And we pay tribute to the many doctors, lawyers, psychiatrists and social workers who provide hope and help to enable victims to heal and integrate back into society.

This Day is also a chance to remind States of their obligation under international law to provide redress to victims.

The United Nations Voluntary Fund for Victims of Torture channels vital funding to rehabilitation centres, tribunals, hospitals, refugee sites and other places assisting victims worldwide.

I thank States and private donors supporting the Fund, and I urge others to consider making a contribution at http://donatenow.ohchr.org/torture/.

I also call on States that are not party to the Convention against Torture and its Optional Protocol to ratify those instruments without delay.

Let us use this International Day in Support of Victims of Torture to mobilize help for them and action to prevent future cases. Assisting the affected individuals and stopping this crime will benefit whole societies and our collective future.


La montée de l’extrémisme violent et le nombre sans précédent de personnes déplacées de force exigent une réponse globale, et rien n’est plus urgent à cet égard que d’aider les victimes de la torture, à laquelle ces phénomènes exposent de plus en plus de personnes.
Le monde entier est, à juste titre, choqué et horrifié par le traitement que les extrémistes violents réservent à des civils innocents, et en particulier aux femmes. Ceux, toujours plus nombreux, qui fuient de chez eux s’exposent à un voyage périlleux au cours duquel ils sont dans bien des cas victimes de violations des droits de l’homme, et notamment d’actes de torture.
En cette Journée internationale, je demande à chacun de se montrer solidaire envers les victimes de la torture, leurs familles et leurs communautés. Tous ensemble, dressons nous contre cette pratique odieuse et inhumaine.
En temps de conflit armé, la torture constitue un crime de guerre. Commise de manière systématique ou généralisée, elle est aussi un crime contre l’humanité. Le recours à la torture est absolument interdit – en temps et en toutes circonstances – par le droit international.
À l’heure où les États cherchent une réponse à l’extrémise violent, il importe d’insister sur le fait que la torture ne peut être utilisée pour combattre la terreur. De fait, la torture sème la terreur. C’est une pratique injustifiable, tant moralement que stratégiquement. En portant atteinte à la démocratie, à la justice et au respect des droits de l’homme, qui sont les principes mêmes que les terroristes cherchent à ébranler, son utilisation donne à ceux-ci des arguments pour faire de nouvelles recrues.
Je suis déterminé à faire en sorte que l’Organisation des Nations Unies dénonce la torture et défende les droits de l’homme partout dans le monde. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme œuvre activement à cette fin, en collaboration avec ses partenaires.
Les victimes de la torture ont droit à compensation et à réinsertion. De surcroît, elles méritent de connaître la vérité. C’est pourquoi il est indispensable d’enquêter sur les cas de torture afin d’identifier leurs auteurs et de les traduire en justice.
En cette Journée internationale, je demande instamment qu’une protection spéciale soit accordée aux défenseurs des droits de l’homme, qui s’exposent courageusement à de graves dangers pour mettre en évidence les cas de torture, et je rends hommage aux nombreux médecins, avocats, psychiatres et travailleurs sociaux qui donnent espoir aux victimes et les aident à guérir et à se réinsérer dans la société.
Je saisis en outre cette occasion pour rappeler aux États que le droit international leur fait obligation de fournir réparation aux victimes.
Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture fournit aux centres de réinsertion, aux tribunaux, aux hôpitaux, aux camps de réfugiés et aux autres structures d’aide aux victimes les fonds nécessaires pour remplir leur mission partout dans le monde.
Je remercie les États et les donateurs du secteur privé qui soutiennent déjà le Fonds et j’invite instamment les autres à contribuer à son financement en versant une contribution depuis la page Web http://donatenow.ohchr.org/torture/.
J’engage par ailleurs les États qui ne sont pas encore parties à la Convention contre la torture et au Protocole facultatif y afférent à ratifier ces instruments sans tarder.
Mettons à profit cette Journée internationale pour mobiliser un appui en faveur des victimes et prendre des mesures de prévention de la torture. Aider les victimes et mettre fin à cette pratique criminelle est dans l’intérêt de la société tout entière et de notre avenir à tous.