New York

04 April 2015

Secretary-General's message on the International Day of Mine Awareness and Assistance in Mine Action [scroll down for French version]

Today we celebrate the tenth anniversary of the International Day for Mine Awareness and Assistance in Mine Action.  In the past decade, much progress has been made towards eradicating the threat of anti-personnel landmines, with 162 States now Parties to the Anti-Personnel Mine Ban Convention. 

The United Nations is playing a vital role in freeing the world from the threat of mines and explosive remnants of war, meeting the needs of victims and survivors and ensuring their human rights.  Last year alone, the United Nations destroyed more than 400,000 landmines and explosive remnants of war and more than 2,000 tons of obsolete ammunition.  It cleared and verified more than 1,500 kilometres of roadways, provided mine risk education to millions of people and trained thousands of military and police officers to handle and safely dispose of explosive hazards.

I commend all who contributed to this success.  However, women, girls, boys and men continue to fall victim to landmines laid decades ago in places such as Afghanistan and Cambodia, and I am alarmed that these indiscriminate weapons are still being used in conflicts today.  

Furthermore, civilians and communities are exposed to an increasingly wide range of explosive hazards, from mines to cluster munitions, unsafe and unsecured weapons and ammunition, and improvised explosive devices.  I am extremely concerned by the extensive use of improvised explosive devices by armed groups in Iraq, which poses a major threat to civilians.  In Syria, the widespread use of “barrel bombs” and other explosive weapons in populated areas has caused great devastation and human suffering, leaving a legacy of explosive remnants of war that will remain a threat until their removal.

The theme for this year’s Day -- “More than Mines” -- reflects the reality faced by civilians, humanitarians, peacekeepers and development agencies in war-zones and countries recovering from conflict.  When explosive hazards block the way, food is not delivered; refugees and internally displaced people cannot safely return home; children cannot go to school; trade is disrupted; development and peacebuilding efforts are hindered; peacekeeping operations cannot deploy safely.

On this International Day, I urge Member States to stay committed to the cause of mine action through financial contributions and political support, which is particularly crucial this year as the General Assembly debates assistance in mine action.  The proposed resolution will provide an opportunity to recognize that mine action is indeed “More than Mines” and to recommit ourselves to working with affected states to reduce the menace of mines and explosive hazards.

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Nous célébrons aujourd’hui la dixième Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines. De grands progrès ont été faits au cours de la décennie écoulée en vue d’éliminer le danger des mines antipersonnel, avec les 162 États qui sont désormais parties à la Convention d’Ottawa sur les mines antipersonnel.

L’ONU joue un rôle essentiel en s’employant à libérer le monde de la menace que représentent les mines et les restes explosifs de guerre, en répondant aux besoins des victimes et des survivants, dont elle s’attache à faire respecter les droits fondamentaux. Rien qu’au cours de l’année passée, elle a détruit plus de 400 000 mines terrestres et restes explosifs de guerre et plus de 2 000 tonnes de munitions périmées. Elle a déminé et vérifié plus de 1 500 kilomètres de routes, sensibilisé des millions de personnes au danger des mines et formé des milliers de militaires et de policiers à la manipulation et à la neutralisation contrôlée d’explosifs.

Je remercie tous ceux qui ont contribué à ce succès, tout en sachant que des femmes, des filles, des garçons et des hommes continuent d’être victimes de mines terrestres qui ont été déposées il y a des décennies dans des pays comme l’Afghanistan et le Cambodge. Je suis alarmé de constater que ces armes, qui frappent aveuglément, continuent jusqu’à nos jours d’être employées dans les conflits.

Les populations civiles sont exposées à tout un arsenal d’explosifs de plus en plus variés, qu’il s’agisse de mines, de munitions en grappe, d’armes et munitions dangereuses et non sécurisées ou d’engins explosifs improvisés. Je trouve extrêmement préoccupant l’usage intensif d’engins explosifs improvisés qui est fait par des groupes armés en Iraq et qui représente un grave danger pour les civils. En Syrie, l’utilisation généralisée de barils d’explosifs et d’autres armes explosives dans les zones peuplées a causé beaucoup de dégâts et de souffrances humaines, laissant partout des restes explosifs de guerre qui resteront dangereux tant qu’ils n’auront pas été enlevés.

Le thème retenu cette année pour la Journée internationale – « Au-delà des mines » – traduit la réalité à laquelle les civils, les travailleurs humanitaires, les Casques bleus et les organismes de développement font face dans les zones et les pays qui se relèvent d’un conflit. Il suffit que des engins explosifs bloquent le passage pour que les denrées alimentaires ne puissent pas être acheminées, les réfugiés et les personnes déplacées ne puissent pas retourner dans leur foyer en toute sécurité, les enfants ne puissent pas aller à l’école, les échanges commerciaux soient perturbés, les efforts de développement et de consolidation de la paix soient entravés et les opérations de maintien de la paix ne puissent pas se déployer dans de bonnes conditions de sécurité.

Je saisis l’occasion de cette journée internationale pour engager les États Membres à continuer de manifester, par leur contributions financières et leur appui politique, leur attachement à la lutte antimines, et ce, d’autant plus que l’Assemblée générale débat cette année de l’assistance apportée à cette lutte. L’établissement du projet de résolution sur lequel elle sera appelée à se prononcer doit être l’occasion de prendre acte du fait que la lutte antimines doit effectivement aller au-delà des mines et de nous engager à collaborer avec les États concernés pour réduire la menace représentée par les mines et les explosifs.