Bujumbura, Burundi

04 December 2014

Secretary-General's message to the Thirty-Ninth Ministerial Meeting of the UN Standing Advisory committee on Security Questions in Central Africa (UNSAC) [delivered by Mr. Abdoulaye Bathily, Special Representative of the Secretary-General and Head of the

I thank H. E. Mr. Pierre Nkurunziza, President of Burundi, as well as the country’s Government and people, for hosting the thirty-ninth ministerial meeting of the United Nations Standing Advisory Committee on Security Questions in Central Africa (UNSAC). This forum offers an important opportunity to confront problems and advance collective approaches for promoting stability.

While I remain concerned about the situation in the Central African Republic (CAR) and its impact on the sub-region, the Brazzaville Agreement on the cessation of hostilities, signed in July, has provided a new impetus for peace. I urge the transitional authorities to undertake, in an inclusive, consultative and consensual manner, the necessary preparations for the Bangui Forum in January 2015 and for elections to be held no later than August 2015.

Under the leadership of President Sassou Nguesso of the Republic of the Congo, Soumeylou Boubeye Maiga, the African Union Special Envoy for CAR, and Abdoulaye Bathily, my Special Representative for Central Africa, the International Mediation has contributed to increasing dialogue and keeping the political transition on track.

Armed groups in the Central Africa region, including those active in eastern Democratic Republic of the Congo as well as the Lord’s Resistance Army, constitute additional threats. Attacks by Boko Haram have increased in frequency and intensity in northern Cameroon and have expanded into the Lake Chad Basin region. Scores have been killed along the porous Cameroon-Nigeria border, and tens of thousands of refugees have fled Nigeria for Cameroon.

I am deeply concerned about the growing humanitarian and socio-economic consequences for Central African States. I encourage the affected countries to rapidly operationalize the Joint Multinational Task Force for the Lake Chad Basin Commission.

I commend the Economic Community of Central African States (ECCAS), the Economic Community of West African States (ECOWAS), the Commission of the Gulf of Guinea as well as the Governments of Cameroon and the Republic of Congo for inaugurating the Inter-regional Coordination Centre for Maritime Safety and Security in the Gulf of Guinea, and the Regional Coordination Centre for Maritime Security in Central Africa. These institutions contribute to establishing the regional information-sharing architecture for maritime security. The United Nations will continue to assist the region and mobilize the support required in this regard.

I remain concerned by continuing reports of illicit wildlife trafficking in Central Africa and its links to the financing of armed groups.  I strongly encourage Central African Governments and ECCAS, with United Nations support, to elaborate a sub-regional strategy to address this deeply troubling and destructive trend.

We have witnessed the terrible impact of the Ebola virus on States in West Africa. The potential for Ebola to affect populations in Central Africa and overwhelm the capacities of governments is real. We must remain vigilant and ensure that the sub-region is adequately prepared. In this context, I applaud the initiative of ECCAS and the relevant UN entities in the sub-region to jointly organize a workshop for the purpose of developing a harmonized and coherent response.

The majority of countries in Central Africa are scheduled to hold elections in the course of the next two years, affecting the lives of more than 100 million people. The United Nations will support Central African States to ensure peaceful and democratic electoral processes and enhance the capacities of the sub-region to consolidate peace.

I encourage all concerned to manage political differences in a manner that promotes dialogue, protects fundamental rights, fosters consensus and advances the consolidation of democracy in the sub-region.

With these goals in mind, I wish you great success.

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Je remercie Son Excellence Pierre Nkurunziza, Président du Burundi, ainsi que le Gouvernement et le peuple burundais, d’accueillir la trente-neuvième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale. Cette réunion offre une excellente occasion de s’attaquer aux problèmes qui se posent et de promouvoir des approches collectives pour promouvoir la stabilité.

Je demeure préoccupé par la situation qui règne en République centrafricaine et ses incidences sur la sous-région, mais je me félicite de la signature, en juillet dernier à Brazzaville, de l’Accord de cessation des hostilités, qui a imprimé un nouvel élan à la paix. Je demande instamment aux autorités de transition de procéder, dans un esprit d’ouverture, de concertation et de consensus, aux préparatifs du Forum de Bangui qui se tiendra en janvier 2015 et des élections prévues au plus tard en août 2015.

Sous la direction de Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, de Soumeylou Boubeye Maiga, Envoyé spécial de l’Union africaine pour la République centrafricaine, et d’Abdoulaye Bathily, mon Représentant spécial pour l’Afrique centrale, la médiation internationale a permis de renforcer le dialogue et de maintenir la transition politique sur la bonne voie.

Les groupes armés actifs en Afrique centrale, y compris dans l’est de la République démocratique du Congo ainsi que l’Armée de résistance du Seigneur, constituent des menaces supplémentaires. Les attaques de Boko Haram ont augmenté en fréquence et en intensité dans le nord du Cameroun, et atteignent désormais la région du bassin du lac Tchad. De nombreuses personnes ont été tuées le long de la frontière poreuse qui sépare le Cameroun du Nigéria et des dizaines de milliers de réfugiés ont fui le Nigéria pour le Cameroun.

Je suis profondément préoccupé par l’aggravation des conséquences humanitaires et socioéconomiques que cette situation entraîne pour les États d’Afrique centrale. J’encourage les pays touchés à rendre rapidement opérationnelle la Force spéciale mixte multinationale pour la Commission du bassin du lac Tchad.
Je salue l’inauguration, par la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), la Commission du golfe de Guinée ainsi que les Gouvernements du Cameroun et de la République du Congo, du Centre interrégional de coordination pour la sécurité maritime dans le golfe de Guinée et du Centre régional de coordination pour la sécurité maritime en Afrique centrale. Ces institutions contribuent à la mise en place d’un dispositif régional de partage de l’information aux fins de la sécurité maritime. L’ONU continuera d’aider la région et de mobiliser le soutien nécessaire à cet égard.

Je demeure préoccupé par les informations persistantes faisant état du trafic illicite d’espèces sauvages en Afrique centrale et de ses liens avec le financement de groupes armés. J’encourage vivement les gouvernements d’Afrique centrale et la Communauté économique des États de l’Afrique centrale à élaborer, avec l’appui de l’ONU, une stratégie sous-régionale de lutte contre cette tendance destructrice profondément préoccupante.

Nous avons été témoins des incidences terribles du virus Ebola sur certains États d’Afrique de l’Ouest. Il existe un risque réel que le virus contamine les populations d’Afrique centrale et dépasse les capacités des pouvoirs publics concernés. Nous devons rester vigilants et veiller à ce que la sous-région soit suffisamment préparée. Je salue à cet égard l’initiative de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et des organismes pertinents des Nations Unies d’organiser conjointement dans la sous-région un atelier en vue d’élaborer une réaction cohérente et harmonisée.

La majorité des pays d’Afrique centrale doivent tenir, dans les deux années à venir, des élections qui auront des incidences sur la vie de plus de 100 millions de personnes. L’ONU aidera les États concernés à assurer que les processus électoraux se déroulent de façon pacifique et démocratique et à renforcer les capacités de la sous-région à consolider la paix.

J’engage toutes les parties concernées à gérer les différends politiques de façon à promouvoir le dialogue, protéger les droits fondamentaux, favoriser le consensus et faire progresser la démocratie dans la sous-région.

C’est avec ces objectifs à l’esprit que je vous souhaite une réunion très fructueuse.